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06 octobre 2009
Cinquante ans dans la peau de Michael Jackson de Yann Moix

© Grasset
Quand Mickael Jackson était noir, il était blanc.
Quand Mickael Jackson était vieux, il était jeune.
Maintenant qu'il est mort, le voici vivant.
Quand Mickael Jackson était vieux, il était jeune.
Maintenant qu'il est mort, le voici vivant.
Yann Moix s'est lancé dans ce texte quelques jours après l'annonce du décès de Michael Jackson, en plein milieu de la fureur (overdose ?) médiatique. L'envie de dresser un portrait hommage peut-être louable la nécéssité de le sortir en librairie très vite certainement moins.
La commande a donc nécéssité que le livre soit rédigé très vite et peut-être trop sous le paroxysme de l'émotion pour son auteur. Même si je suis fan du chanteur disparu, je n'en suis pas pour autant inconditionnel comme peut l'être Yann Moix.
Commençons par les analyses bien senties et parfaitement choisies :
- Le Moonwalk serait le résumé de la vie de Michael Jackson : une marche vers l'avant qui le tirerait vers l'arrière. Un homme qui ne vieillit plus mais rajeunit.
- Les analyses des paroles des chansons et des pochettes de disques très fines et psychologiquement fouillées.
- La maitrise du réel dans ses moindres détails : rendre beau un monde laid, vivre à Neverland le pays qui n'existera jamais.
Mais on peut également s'agacer du trop plein de pages sur l'immense star, incontournable, inimaginable, incomparable. Lennon c'est de la gnognotte à côté. Personne n'a jamais suscité autant d'émotions aux quatre coins de la planète (mais peut-être que la mort de MJ est la première a avoir été autant médiatisée et aussi lourdement car reconnaissons que la cérémonie du Stapple Center fut un modèle de ringardise plombée). Passons sur les petites piques ridicules (Elisabeth Taylor n'est connue que pour son rôle dans Cléopâtre et son nez c'est pour cela que MJ l'aimais bien).
Mais là où je trouve que Yann Moix se plante le plus c'est en pseudo démontrant que MJ ne pouvait pas être pédophile point barre. Je ne me permettrais jamais de juger qui que ce soit, notamment dans des affaires aussi compliquées où l'appât du gain peut toujours être à l'origine de scandales interessés mais où la justice se rend également en contre-partie de sommes versées pour que les gens se taisent... Laissons aux juges leurs rôles de juges et rendons à Michael ce qui nous interesse et le rendait si brillant : sa musique.
08:06 Publié dans SONGES à lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinquante, ans, peau, michael, jackson, yann, moix
















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