04 février 2011

Les chiens de Jean-Claude Brialy

 

 

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Le teckel est un animal fétiche pour Jean-Claude Brialy depuis 1959 , l’année de son opération du dos. Alors qu’il a déjà des problèmes lombaires, un voyage de deux mille kilomètres en Alfa Roméo a raison de sa colonne vertébrale et Jean-Claude est opéré à Garches. A vingt-cinq ans, un début de paralysie et des risques d’infirmité sont des nouvelles difficiles à digérer. Après une excellente chirurgie, Jean-Claude est en convalescence, allongé pendant cinq mois. « J’ai eu une admiratrice, une dame un peu folle mais sympathique, qui est venue me voir avec un tout petit chien, un teckel, Isis, la déesse des médecins et me l’a posé sur le lit. Elle m’a dit « Voilà, c’est mon cadeau !  et moi de répondre  - je ne peux pas sortir, comment voulez-vous que je la garde ? » Heureusement, j’avais une femme de chambre adorable et cette petite chienne est restée collée contre moi, se blottissant et me gratouillant avec sa patte pour me signaler le moment des sorties. J’ai toujours eu des teckel depuis. » Actuellement, la teckel de Jean-Claude s’appelle Garance en hommage à Arletty. Elle partage le château de Monthyon que Marie-José Nat avait déniché pour sa convalescence avec sept autres chiens. « Un petit carlin, Julie, un gros chien loup, que j’ai nommé Marina car c’est une chienne provenant d’une portée de Marina Vlady. Elle est énorme, parle, s’exprime, est très gentille mais il ne faut pas l’embêter. J’ai également un malinois Puppele, parce que c’est comme cela que j’appelais Romy Schneider. Elle a du diabète et nous lui faisons une piqûre d’insuline tous les jours. Et mon seul garçon de la famille c’est D’Artagnan, un berger des pyrénées. Je les aime tous. Une vraie compagnie et grâce au ciel, lorsque j’en perds un, je peux reporter mon amour sur les autres. »

 

Interview Frantz Cappé - 2003

Photo collection particulière Jean-Claude Brialy

31 janvier 2011

DOGS-GODS par TIM FLACH

 

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Londonien, né en 1958, fasciné par les animaux, Tim Flach publie aux Editions de la Martinière un livre - réellement - magnifique. Connu pour son travail sur les comportements animaux, Tim Flach accompagne ses sublimes photos de commentaires bien choisis et passionants.

Des spécimens exquis présentés dans les expositions canines de Crufts et du Westminster Kennel Club aux chiens abandonnés recueillis par les bénévoles des associations de protection des animaux en passant par les greyhounds de course, les lévriers afghans, les komondors hongrois, les chiens chinois à crête ou nos plus humbles compagnons domestiques, Tim Flach ne cesse de nous émerveiller.

 

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Et ne manquez pas le site du photographe : Tim Flach

 

15 janvier 2011

Le cynodécalogue alimentaire de Roger Wolter

En 1985, Roger Wolter, un de mes professeurs d'alimentation de l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort édictait les 10 commandements alimentaires canins suivants :

1- En quantité suffisante ton chien tu abreuveras, à hauteur de 10% par kilogramme du poids corporel en moyenne tu compteras.

2- L'habitude ne briseras. Progressivement tu agiras. Pendant une semaine de régime tu ne changeras.

3. A heure fixe tu nourriras ton chien et autant de fois que son poids le demande.

4. Besoin énergétique et calorique tu calculeras et la quantité tu déduiras.

5. Tu prendras en compte sa taille, son âge et sa santé. Et de ces trois critères tu tendras vers l'équilibre.

6. Tu choisiras les aliments en fonction de l'âge, de l'activité et du format du chien.

7. Tu ne nourriras pas ton chien comme toi-même et tu réserveras les déchets à la poubelle.

8. La gamelle tous les jours tu nettoieras et les aliments périmés tu jetteras.

9. Son poids, son poil, ses exctréments tu surveilleras et de son comportement tu t'inquièteras.

10. Au vétérinaire, médecin et maître diététicien des chiens, tu demanderas conseil au moins deux fois l'an et quand carence ou excès tu constateras.

08 décembre 2010

Jimmy et Ines de la Fressange

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L’élégance c’est le reflet de mes pensées. Cette phrase d’Ines de la Fressange s’adapte à toute sa vie. Mannequin star devenue icône pour Chanel, elle dirige désormais la maison Roger Vivier. Beaucoup de raffinement dans le discours, quelques clins d’œil humoristiques ou pimentés de ci de la, des remarques pointues sur des sujets graves : Ines incarne la femme parisienne préférée des Français.

Son chien Jimmy, elle l’a trouvé en solde sur le quai de la Mégisserie, alors qu’elle était top model chez Chanel. « ll y avait une caisse avec les chiens soldés. Cela n’existe plus aujourd’hui. Ils étaient les uns sur les autres et sous le tas, il y avait une chose jaune avec de grandes pattes. » Jimmy le croisé Labrador s’installe avec Ines dans le premier arrondissement. « Un serveur de café m’avait donné la clé des jardins du Palais Royal. Jimmy avait un parc entier pour lui toutes les nuits. Le jour il ne comprenait pas qu’un gros monsieur que j’appelais le Sergent Garcia nous siffle dessus ! ».

Ines s’installe ensuite dans un hôtel et le concierge qui connaissait parfaitement son chien le laissait aller et venir. « Un jour, le chien est revenu en taxi, grâce à un chauffeur qui l’avait ramassé et avait lu son adresse sur sa médaille. »

Chez Chanel, Karl Lagerfeld éprouve un véritable coup de foudre pour le titi parisien. « Petit, il faisait toutes les bêtises possibles mais personne ne disait rien puisque Lagerfeld l’adorait. Il montait l’escalier, alors Karl a suggéré de le faire défiler avec moi. Il lui avait fait un collier matelassé comme les bandoulières des sacs Chanel assortis à mes tenues. C’était un paradoxe absolu.: ce chien bâtard défilant chez Chanel. À saison suivante, Jimmy avait eu un tel triomphe que Karl avait décidé de lui faire un manteau avec une poche pour mettre son os. Jim avait eu la couverture du Matin de Paris alors qu’au même moment une guerre se déclarait. Il était impensable de préférer mon chien à la Une. »

 

Photo : Collection particulière Ines de la Fressange

Propos recueillis en 2004 par Frantz Cappé 

 

Songe à relire : Ines - La Parisienne

 

30 novembre 2010

Eddy et Jean-Hugues Anglade

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Jean-Hugues ANGLADE est fils de vétérinaire. De son père, il a appris l’amour des animaux, l’attachement des maîtres à leurs compagnons ; mais aussi la place de l’animal dans la société, d’une façon très saine, laissant l’animal de rente être élevé pour nourrir les humains et l’animal de compagnie nous apporter sa chaleur et sa complicité.

Jean-Hugues adore les labradors ou les bergers. C’est donc tout naturellement pour Eddy le chihuahua que son cœur a chaviré. A l’origine Eddy et Jean-Hugues partageaient la vie d’une actrice. La (très) belle est partie mais Eddy est resté. Elle portait Chanel N°19, il est resté fidèle à son parfum et devenait fou s’il le sentait – même au milieu d’un aéroport.  Tout petit, Eddy accompagne Jean-Hugues partout. «Sur La Reine Margot, il m’attendait patiemment sur ma chaise pendant toutes les prises. A Los Angeles, il restait passif alors que les coups de feu du tournage de Killing Zoé fusaient de partout. » Eddy a perdu la vue brutalement, suite à une cataracte que même un spécialiste en ophtalmologie canine n’a pas réussi à guérir. « Je me suis retrouvé avec un petit chien aveugle et je n’ai plus eu la possibilité d’apprécier le regard d’amour que ce petit chien me donnait. La nature me donnait une leçon face à un tel handicap.  Il avait bon pied – plus bon œil – mais il s’adaptait et a été heureux toute sa vie même sur ses dernières années où le cœur a fini par le lâcher. »

 

Propos recueillis par Frantz Cappé en 2004

Photo : collection particulière de Jean-Hugues Anglade.

24 mai 2013

Dora et Jane Birkin

 

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Betty fut le premier bouledogue de Jane Birkin, un cadeau de Jacques Doillon. « Je me souviens de mon anniversaire où Jacques était parti dans l’Est pour chercher Betty et il me l’a présentée à l’Hôtel Nikko. Je n’aurai jamais pensé Bouledogue, plutôt Bull Terrier et elle est devenue une partie de notre famille". Un bouledogue anglais c’est un cochon chinois associé à des masques du Nô ou plus simplement un chien de Tex Avery qui aurait embrassé une porte de plein fouet. Il faut une bonne dose d’autodérision et de sensibilité associées pour accepter cet animal chez soi. Sans parler des flatulences et autres éructations.  "Un jour, en train, on m’a demandé si je n’avais pas honte et j’ai dit « oui,oui… j’ai honte » et j’ai fini dans le couloir. Là où il y a un petit siège et où les odeurs seraient moins néfastes pour les voyageurs.  Mais Betty c’était avant tout un modèle de gentillesse. Une compagne pour Lou qui apaisait ses angoisses et devenait sa confidente.  Elle a vécu quatorze ans et j’ai trouvé que c’était la chose la plus réconfortante qui soi pour mes enfants. Leur respiration était même plus calme en sa présence. Lou se réfugiait souvent dans le panier de Betty. Elle était une sorte de confidente. Plus tard, je lui ai acheté Spike. Betty a été enterrée avec Nana, la chienne Bull Terrier de Serge Gainsbourg."

"Lou était adolescente quand elle a eu Spike en cadeau." Il a parfaitement accepté l’arrivée du bébé de Lou et lorsque sa maîtresse partait en tournage, il rejoignait Jane. « Je lui disais tout le temps : « T’es pas aussi joli que Betty  mais lorsque Lou viendra te reprendre, je m’arrangeais pour te garder une nuit de plus. »

Jusqu’au jour où Jane a décidé de se rendre à Metz pour adopter un autre bouledogue.  ‘"J'ai pris cette peste de Dora qui a un caractère tout à fait différent. Une chienne dominante, je l'adore, mais il faut la connaître. Le plus fâché de son arrivée reste Marmelade, mon vieux matou rouquin. Dora ne demande pas pourquoi elle dort seule la nuit. Elle arrive, me dit bonjour et bondit sur le lit. Mais ma Dora, je l'aime comme une vieille bagnole. Comme une Jaguar par exemple. On sait qu'elle tombe en panne souvent mais elle vaut le coup de courir chez son vétérinaire et de prendre une assurance. Les bouledogues sont arrivés par coquetterie. C'est une race de caprice : ils respirent mal, ont des problèmes aux yeux, à la peau... mais ce sont des animaux qui font rigoler les gens dans la rue, qui amusent les enfants dans les parcs et juste cela, c'est déjà énorme."

Propos recueillis en 2004 par Frantz Cappé