13 juillet 2011

Rencontre avec Jean-Laurent Cochet : l'art du comédien

 

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Une rencontre avec Jean-Laurent Cochet, après une  rerésentation de Tu m’as sauvé la vie de Sacha Guitry à la Pépinière, c’est un moment unique, où dans le calme d’un repas en terrasse place du Marché Saint Honoré, alors que la nuit commence à tomber, nous pouvons échanger : lui me faire profiter de son (immense) culture et moi grandir en buvant ses mots.

 

Jean-Laurent est actuellement le maître Yoda du théâtre. Il a la Force et sait la transmettre. L’image pourrait vous faire rire, voire vous choquer de mêler un blockbuster de science-fiction américain avec les classiques du théâtre français, mais elle est de lui. Jean-Laurent passionne par son analyse précise et réaliste de l’art théâtral comme du cinéma. Inutile de louvoyer ou d’essayer de le tromper. Un véritable comédien sera encensé au premier regard, un faiseur de passage sera immédiatement démystifié.

 

Quels sujets avons-nous abordés ? Les principaux de son dernier livre (incontournable pour les acteurs). Sa relecture des classiques qui vous donne envie de les sortir de votre bibliothèque et de vous plonger dans Molière, Musset, Corneille avec une précision et une passion qu’aucun professeur de français ne vous aura jamais apportées ; puis enchainer sur la distinction acteur / comédien qui ne vous fera plus jamais regarder un Belmondo comme un Caubère tout en appréciant les deux ; vous promener en sa compagnie dans les mémoires de Cocteau ; vous apprendre à respirer, rire, pleurer, simplement en écoutant votre corps.

 

Vouloir arrêter la nuit…

 

Le laisser partir et entendre Pascale Bordet crier au chauffeur de taxi : à Deauville !

 

22 octobre 2010

Le chat de la costumière

Elle ne connaissait pas les chats.

Il est entré dans sa vie à peine sevré. Elle a posé un congé maternité pour le chouchouter.

Alors qu'elle ne quitte pas le blanc de ses vêtements, il s'est toujours habillé de roux.

Elle l'a tellement aimé qu'elle n'a pas voulu le laisser cet été, quand au bout de seize ans, il lui a avoué que sa vie était terminée. Il a pourtant essayé de rester.

Merlin venait d'être trouvé dans un champ d'une campagne improbable.

En choeur,  mouillés de leurs larmes, enlacés, sans vouloir qu'On les sépare, ils se sont dit au revoir.

Le lendemain l'appartement était parfaitement rangé, impeccable, trop carré pour y habiter.

Merlin a décidé d'y mettre son grain...

Merlin ... Un chat enchanté. Une robe immaculée aquarellée de taches orangées...

25 octobre 2009

Playmobils vétérinaires

 

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Euh... pour Noël ?

 

12 juin 2009

A la recherche de... Mika au Cirque d'Hiver

 

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© AFP

Tout commence par un dialogue dans le métro entre minidéesse et moi-même, excités d'aller écouter Mika en acoustique au Cirque d'Hiver.
"- Mini Déesse : Ma copine Clara m'a demandé un autographe souvenir, en rigolant...
- Maan : évidemment... ce n'est pas gagné. [rires]
Silence. Une station passe.
- Maan :  A moins..."

En fouillant dans mon portable, je passe un appel à Emilien Bouglione, le propriétaire du Cirque d'Hiver que je connais depuis cette Chronique page 72


Emilien nous rejoint, toujours aussi magnifique et chaleureux au bar du Cirque. Il nous ouvre le portail en fer forgé, nous faisant couper la file de tous les fans en transe ; nous présente deux magnifiques panthères noires qui ronronnent de plaisir en le voyant et nous guide, tout simplement vers la loge de Mika.

Mika. Une merveille de gentillesse, simplicité et décontraction.

Un concert fabuleux, accompagné de 16 musiciens, dans la salle - humaine - du Cirque d'Hiver finissant en discothèque géante où tous les spectateurs se regroupent autour du génial chanteur.

 

 

 

Maan sur Youtube.

Juste une idée de la fête...

11 mai 2009

A la recherche... de l'Amérique à Paris

 

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Le premier souvenir qui me revient sera celui de la statue de la Liberté, sur la Seine, découverte dans Frantic (en 1988, alors que j'avais 20 ans, mieux vaut tard que jamais...)

Celui de ce restaurant façon American Graffiti, dans le quartier latin, avec sa fresque représentant Marylin, Marlon Brando et James Dean. Ses sièges en cuir rouge, son carrelage en damier.

La Chicago Pizza Pie Factory, sur les Champs-Elysées, où les serveurs se mettaient à chanter et à danser toutes les demi-heures et où nous pouvions déguster des daïquiri au pichet. (Accessoirement accompagné d'un cafard de temps en temps, pour faire plus Chicago).

Aujourd'hui, il ne reste que Joe Allen dans les Halles. Une ambiance envoutante avec ses affiches de Broadway, ses photos en noir et blanc d'un autre temps... celui du cinéma des stars.

 

10 mars 2009

A la recherche... d'un modèle pour VOGUE

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C'était en juin 2004, Richard Buckley, le compagnon de Tom Ford et alors directeur de la rédaction de VOGUE HOMME INTERNATIONAL) me demandait de poser pour Ari Versluis et Ellie Uyttenbroek. Il recherchait des mannequins aux cheveux gris (évidemment rares).
Le photographe et la styliste hollandais sont célèbres pour leur collection de portraits par thèmes : chaque personnage dans la même pose identique, regroupés par aptitudes (les métiers), tranches d'âges, styles...

VOGUE voulait présenter ses collections automne-hiver de cette façon. Richard Buckley posait également.

Au final... la planche n'a pas été retenue. Peut-être que les mannequins gris n'étaient pas encore à la mode.

 

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© Ari Versluis

23 février 2009

A la recherche de... quelques thés.

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© Guerlain Homme



- Le premier, chez W.H. Smith, rue de Rivoli, à 15 ans, bien endimanché, qui se transforma en chocolat chaud à moitié renversé par la serveuse française qui se moquait bien des trois jeunes banlieusards émervéillés par le salon.

- le second, mais vrai premier, à l'école vétérinaire, dans une chambre de la cité, au quotient de solubilité saturé de sucre pour le faire passer... un sucre théïné en quelque sorte.

- Celui de tous les jours, qui m'accompagne partout dans ma clinique, infusé dans sa théière en fonte offerte par Anne Morikawa et qui me suit de consultations en consultations.

09:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES du temps retrouvé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thé, passé |  Facebook |

16 février 2009

A la recherche... d'un regard halluciné.

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Celui de la baby-sitter, début 2003, en pleine Star Academy 2.

Alors qu'elle entre dans notre salle de bain de l'époque et découvre nos enfants en maillots de bains et bouées, se baignant dans un jacuzzi digne d'une piscine.

Achevée par Armande sortant du salon pour diner avec nous.

08:54 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES du temps retrouvé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : armande, altai |  Facebook |

09 février 2009

A la recherche... de la rose parfaite.

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© Françoise Fabian pour Maan



La rose parfaite, ancienne, celle du jardin, dense et ferme, au parfum subtil. Je la voulais pour un bouquet original, pas de ces assemblements de fleurs de réfrigérateur... non, un présent à la hauteur de Françoise Fabian qui me recevait chez elle, en plein coeur de Paris.
Françoise Fabian, si belle, apparaissant dans le grand miroir de sa bibliothèque, laissant dans son reflet la mémoire des films de Lelouch, Buñuel, Granger, Malle, Sagan... Françoise, inséparable de Bozzuffi trop vite parti.

Son sourire énigmatique et si charmant, cette fine cigarette qu'elle ne quitte pas. (Elle a arrêté comme tout le monde, aujourd'hui).

Ce bouquet presque parfait.

02 février 2009

A la recherche ... de quelques lieux mystiques

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L'église viking de Borgund : En Norvège, du haut de mes neufs ans. Parce qu'elle offre la possibilité païenne de faire des voeux et de les voir se réaliser. Le mien ? Les voeux ne se racontent pas, même s'il y a prescription, sachez seulement qu'il était en rapport avec mon métier.

Le Temple de Philaé : en Egypte sur le Nil. A découvrir de nuit, un noeud d'Isis serré autour du cou pour mes vingt ans. Parce que les temples égyptiens sont encore plus impressionants éclairés. Même si le temple a été déplacé et sauvé par l'Unesco, il reste un des plus beaux et des mieux conservés de l'Egypte ancienne. Magique, irréel.

La ronde des fées : ou l'oeil de sorcière du parc de mes parents. Quelques sapins disposés en cercle qui magnétisent les rayons de la Lune pour vous capturer en leur centre et vous faire rêver.

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© routard.com

26 janvier 2009

A la recherche de ... quelques arbres.

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Les arbres de la Liberté : plantés en 1989 pour commémorer la révolution française. Des arbres symboliques bien au-delà de 1789 d'une idée d'abolition des privilèges. Une idée. Une simple idée. Il faudrait, peut-être, y repenser.

Les arbres d'Alsace : en Automne, alors que leur teinte évoque une vendange tardive dans un ballon de cristal au pied en talon aiguille.

L'arbre de Winnie l'Ourson : Celui où il finit toujours par se réfugier pour réfléchir. Think, think.

L'arbre de Tara : Sur l'affiche d'Autant en Emporte le Vent, bien enraciné dans la terre de Scarlett.

L'Olivier de l'Acropole : entretenu de générations en générations sur le Parthénon comme symbole d'Athéna.

Deux arbres du jardin de mes parents : "l'arbre couché", un pommier sur lequel nous attendions l'arrivée des petits neveux du vieux voisin, Nathalie et Laurent, sur un tapis vert étincelant de boutons d'or. Un arbre creux du fond du bois, où en 1979, je disposais mes personnages de Star Wars et essayais de les prendre en photo avec ma première boite à savon pelliculée.

L'arbre de mon frère : un érable, dominant une colline, majestueux, un port parfait, une ombelle idéale. Photographié depuis tant d'années, à chaque saison. Arraché, un jour, par le cultivateur du champ.

L'arbre généalogique de mon père : une liasse d'informations foisonnante, remontant jusqu'en 1556, où je découvre que mes ancêtres vivaient dans le même quartier que moi.

L'arbre de Ruth Wilcox : dans Howards End de E.M. Forster ; cet arbre entouré de dents de sanglier que Ruth voudrait revoir avant sa mort et que Margaret découvre en même temps que la maison.