15 janvier 2008
Paris (4) - Le fauteuil de Molière
Le Fauteuil de Molière

Présenté devant la Comédie-Française deux fois plus grand que l’original.
Dans ce fauteuil en 1673, Molière, chef de troupe, metteur en scène, auteur et acteur, du Malade Imaginaire fut pris sur scène de convulsions pendant la quatrième représentation et mourut quelques heures plus tard.
« Le 17 février, malgré les instances de ses amis, par solidarité avec sa troupe et le personnel du théâtre, joua Le Malade Imaginaire … dans ce fauteuil, deux heures plus tard, il mourait dans sa maison de la rue de Richelieu. Le fauteuil resta dans le matériel de scène de la Comédie-Française et servit encore de nombreuses années. Considéré comme un siège d’honneur, il était déposé dans la salle des assemblées et réservé au comédien le plus éminent de la troupe. Dans l’inventaire des biens du théâtre à la Révolution, il apparaît avec la mention suivante :
Un fauteuil de Molière à crémaillère et couvert en peau noire. Pour mémoire, parce qu’il n’a pas de prix.
Il prend peu à peu une valeur symbolique et rejoint les collections du musée de la Comédie-Française en 1879. L’original est exposé dans la galerie des bustes.
Joel Huthwohl, conservateur archiviste de la Comédie-Française.
Et en se promenant dans le premier arrondissement, vous pouvez découvrir la maison de naissance de Molière au 31, rue du Pont-Neuf.

Sa dernière demeure, rue de Richelieu :

Sa fontaine à l’angle de la rue de Richelieu et de la rue Molière (en face de la dernière demeure de Diderot)

Ce soir, comme chaque année, la Comédie-Française rend hommage à Molière.
10:00 Publié dans SONGES de lieux, SONGES de parigot, SONGES d'expositions, SONGES d'icônes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MOLIERE, FAUTEUIL, EXPOSITION, COMEDIE, FRANCAISE, REPRODUCTION, HOMMAGE
12 décembre 2007
Les Sapins des créateurs
Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Hermès,Udo Edling, Anne-Valérie Hash, Isabel Marant, Marithé & François Girbaud, Cacharel, Sonia Rykiel, Paul Smith, Jérôme Dreyfuss ou encore Andrée Putman, ont créés des sapins uniques vendus aux enchères au profit de l’association « Sol en Si ».
Depuis quatorze ans, Marie-Christiane Marek fait appel aux grands noms de la mode ou du design pour l’association « Les Sapins de Noël des Créateurs ».
Exposés au Ministère de la Culture et de la Communication (182, rue Saint Honoré, Paris 1er)
Entrée libre du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures.
Mon préféré ?
11:35 Publié dans SONGES actuels, SONGES de luxe, SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SAPINS, CREATEURS, 2007, SOL EN SI, UDO, EDLING
27 avril 2007
ATGET - Le temps retrouvé
Eugène Atget (1857-1927) se lance dans la photo à 33 ans. Le concept ? Vendre des gros plans photographiques de détails architecturaux à des artisans parisiens. Puis, petit à petit, alors que le Paris Haussmanien redéfinit le paysage, le photographe commence à prendre des milliers de clichés de la capitale qu'il tire lui même dans son appartement sur papier albuminé et vendra à la Bibliothèque Nationale ; non en tant qu'oeuvres d'art mais comme témoignage de son siècle.
C'est avec Berenice Abbott, disciple et amie de Man Ray, qu'Atget entrera au pantthéon des photographes du siècle.
L'exposition à la Bibliothèque Nationale de France (58 rue de Richelieu - Paris 2ème) met en valeur des clichés d'une rare qualité. Les tirages sont extrèmement bien fixés et révèlent un Paris vivant. Riche de ses petits métiers disparus, de ses enfants, de ses commerces. Quel plaisir de découvrir une troupe de bambins devant le Guignol du Luxembourg ; d'admirer les arbres du Palais Royal et sa galerie fermée (en lieu et place des colonnes de Buren) ou les maisons de quelques amis de votre quartier.
Jusqu'au 1er juillet.
07:05 Publié dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ATGET, EXPOSITION, PHOTOGRAPHIE, ABBOTT, PARIS
25 avril 2007
PRAXITELE CONTEMPORAIN
07:50 Publié dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, MADONNA, KLEIN
24 avril 2007
PRAXITELE EN FAMILLE
07:30 Publié dans SONGES d'expositions, SONGES familiaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, EXPOSITION, Louvre
23 avril 2007
Phryné affole le XIXème siècle
Phryné était l'histoire en vogue au XIXème. A Thèbes, la belle réussit à séduire le sculpteur Praxitèle et à poser pour lui. Elle aurait ainsi prèté ses traits à l'Aphrodite de Cnide.
Accusée d'impiété, Phryné ne devra son salut qu'à son cul qu'à sa plastique parfaite. Son avocat, Hypéride, dévoilera ses charmes auprès des juges qui ne pourront que conclure au caractère quasi divin de la belle.
Au Salon de 1861, Jean-Léon Gérôme propose une Phryné au visage masquée qui fait bander baver une horde de juges. :-P Scandale assuré. Le corps de la belle est ingrois et l'anatomie peu réaliste.

En 1845, Pradier sculpte dans du marbre de Paros une Phryné lumineusement divine. Hommage au maître et à l'amant, elle respecte les caractéristiques des oeuvres de Praxitèle.
14:20 Publié dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, LOUVRE, EXPOSITION, PHRYNE
22 avril 2007
PRAXITELE AU LOUVRE
Quatre inscriptions sont véritablement attribuées au sculpteur grec Praxitèle. Athénien, vivant au IVème siècle avant JC, ce grec est resté célèbre pour sa première représentation statuaire d'une femme entièrement nue dans l'Antiquité : Aphrodite de Cnide. A l'origine, cette statue fut représentée dans deux versions : une vêtue qui fut adoptée par la ville de Cos et une nue qui fit la célébrité de la ville de Cnide. Les caratéristiques de la sculpture de Praxitèle sont déjà là : une silhouette juvénile, un déhanché consolidé par un vase ou un arbre et une finesse dans les mouvements.
Deux autres statues sont attribuées au sculpteur : Apollon Sauroctone (tueur de lézard) et le Satyre au repos. L'Apollon Sauroctone est un adolescent prêt à tuer un lézard grimpant sur une branche d'arbre. Son visage est androgyne, son corps complètement déhanché.

Le Satyre au repos est un jeune homme identifiable à ses oreilles pointues et sa peau de panthère qu'il porte en écharpe. Il s'acoude à un tronc d'arbre, toujours en position déhanchée.

A partir de ces trois statues, le Louvre expose les copies et les oeuvres inspirées de Praxitèle du IVème siècle avant JC à nos jours. L'exposition magnifiquement mise en lumière (statues de marbre ou de plâtre sur fonds noirs) permet de retrouver les mythes de l'Antiquité et de croiser des oeuvres qui ont traversé les siècles. Il s'agit de la plus importante rétrospective consacrée à la sculpture grecque jamais organisée en France.
En clin d'oeil, Praxitèle se trouve également à l'entrée de la Galerie Véro-Dodat dans le 1er arrondissement à Paris sous les traits de son Satyre au repos.

00:45 Publié dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, LOUVRE
19 février 2007
LA SUITE DE LISA
Une invitée prestigieuse au SONGE D’UNE NUIT D’ETE PALACE, Lisa Gherardini vient de prendre ses quartiers dans la suite de Vinci. Son nom ne vous dit rien ? Elle est pourtant née en Italie, a suivie son maître pendant une vingtaine d’années, est arrivée en France à dos de mulet. Cette charmante dame a plus de 500 ans…
Elle ne quitte que rarement sa chambre. C’est donc un honneur pour nous de la recevoir. Une escapade dans les rues de Paris en 1911, un voyage à New-York en 1962, une excursion au Japon en 1974, c’est peu !
Qui est elle ? Une représentation énigmatique de Marie Madeleine, un homme ? Non, Lisa est une femme au sourire enchanteur. Epouse de Francesco del Giocondo, Lisa avait été présentée au monde avec un bonnet de mère… peut être un élémént de réponse de son sourire si énigmatique ?
19:55 Publié dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : JOCONDE, VINCI
17 mai 2006
Vach-art : vachement bien !
New-York, Sydney, Tokyo... et Paris !
Les vaches de la Cow-Parade se sont installées dans la capitale. Elles sont en fibres de verre. Véritable sculpture de taille réelle, la vache a été choisie comme animal symbolique : sympathique, nourricier, universel et même divin !
Habillées et maquillées par des artistes connus ou en voie de l'être, ces vaches seront vendues à la fin de l'exposition chez Artcurial dans un but carritatif : au profit d'Africa alive et du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies
Mon troupeau :
La Djeen Cow : sponsorisée par Celio et bientôt chez Sophie ! (4ème arrondissement)
Cancan, la vache du Moulin-Rouge est au carrousel du Louvre dans le 1er.
La vache ailée du collectif Anges et Damnations dans le 4ème
Colombine (Crow Fine Art) dans le Forum des Halles
Oh la vache ! La vache Denis ... qui s'exprime aussi ici
Certaines trouveraient bien leur place dans mon jardin... ou à la Poupelinière peut-être... ou encore à Clairefontaine ?
08:30 Publié dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
10 mai 2006
Roy Lichtenstein
Né à New York en 1923, Lichtenstein a étudié les beaux-arts à l'Ohio State University de Columbus où il reçut son `master' en 1949. Il enseigna d'abord en cette même université, puis dans d'autres établissements. Sa carrière de peintre débuta en 1951 avec ce que l'on peut qualifier d'Americana du siècle passé. En 1957, il tente l'impressionnisme abstrait, puis s'attaque à la parodie de bandes dessinées et de `cartoons' dès 1960. Sa première grande exposition - qui le lance comme un des pionniers du pop art - date de 1962 à New York
Une des meilleures définitions du pop art a été donnée par Lichtenstein lui-même: ``Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qui est fait de ce qui est méprisé [...]. On y insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus agressifs de la publicité.''
Lichtenstein emploie des techniques analogues à celles des bandes dessinées. Et tout ce qui fait partie du matériel publicitaire est aussi utilisé. Dans ses premières productions, Mickey et Bugs Bunny furent transformés en icônes gigantesques. Dans ses parodies de la bande dessinée, il insiste sur la forme froide des visages et sur la convention affirmée de la composition. Il joue avec des effets de trame optique pour obtenir une conceptualisation de l'apparence.
Dès les années soixante, il pratique l'ironie des années quatre vingts, ce qui explique qu'il est largement considéré comme le maître quintessenciel du pop art et une figure proéminente de l'art américain avec un style immanquablement personnel.
Les `cartoons' ne constituèrent pas son seul matériau de base. Des oeuvres d'art d'autres artistes bien établis (Monet, Picasso, Mondrian, Cézanne, ...) furent aussi utilisées. Certaines facettes de l'artiste sont moins connues, comme ses sculptures auxquelles il se consacra surtout dans la période 1967-1968. Dans les années soxante dix, Lichtenstein se libéra de certaines obligations conventionnelles. Il décède en 1997.
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