07 février 2011

L'Antiquité rêvée au Louvre

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Jospeh Wright : Penelope

Composition parfaite. La nuit symbolisée par Télémaque, Pénélope défaisant son ouvrage avec le chien fidèle qui reconnaitra son maître et la statue d'Ulysse présent permanent.

 

 

Dans les années 1720 1730, les merveilles archéologiques découvertes font naître un courant stylistique inspiré de l'Antiquité. Les sujets sont déclinés en dessins, peintures, statues de marbre, de plomb... Les plus fortunés commandent leurs propres portraits sous les traits d'empereurs romains ou se mettent en scène dans des contes mythologiques.

Le Louvre dans son exposition présentent 150 oeuvres du monde entier sur cette période.

Florilège :

 

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Lambert-Sigisbert Adam : Neptune calmant la tempête.

Inutile de représenter les vagues, on les devine.

 

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Pierre Julien - Le Gladiateur mourant

 

 

 

 

09 novembre 2010

MURAKAMI S'INSTALLE AU CHATEAU DE VERSAILLES

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Des bouddhas dorés ou argentés façon manga s'installent dans les salons du Chateau de Versailles. Après Jeff Koons en 2008 et Xavier Veilhan en 2009, Takashi Murakami confronte la modernité de son art au classicisme du chateau.

Et pourtant...

« Pour un japonais, y compris moi, le Château de Versailles est l’un des plus grands symboles de l’histoire occidentale. C’est l’emblème d’une ambition d’élégance, de sophistication et d’art dont la plupart d’entre nous ne pouvons que rêver. Bien sûr nous comprenons que l’étincelle qui a mis le feu aux poudres de la révolution est directement partie du centre du bâtiment.

Mais, sous de nombreux aspects, tout est transmis à travers un récit fantastique venant d’un royaume très lointain. Tout comme les français peuvent avoir du mal à recréer dans leur esprit une image exacte de l’époque des Samouraïs, l’histoire de ce palais s’est étiolée pour nous dans la réalité.

Donc, il est probable que le Versailles de mon imagination corresponde à une exagération et à une transformation de mon esprit jusqu’au point d’être devenu une sorte de monde irréel à part entière. C’est ce que j’ai essayé de saisir dans cette exposition.

Je suis le chat du Cheshire qui accueille Alice au pays des merveilles avec son sourire diabolique, et bavarde pendant qu’elle se balade autour du Château. D’un sourire enjoué, je vous invite tous à découvrir le pays des merveilles de Versailles. »

Takashi Murakami

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Tongari-Kun (Mister Pointy)

Salon d'Hercule

« Tongari-kun », alias « Mister POINTY » en anglais, est la première oeuvre dans le parcours de l’exposition. Cette œuvre est sans doute l'un des personnages les plus fascinants de l’univers de Murakami. Il est fondé sur une iconographie religieuse alliant la culture Maya et le Bouddhisme Tibétain. Le personnage mesure environ 8 mètres de haut et repose sur une base constituée de fleurs de Lotus et d’une grenouille. On reconnaît dans le caractère poussé du détail la marque de fabrique de l’atelier de Takashi Murakami. Des milliers de couleurs sont utilisées, et pour cette œuvre, quatre ans de travail furent nécessaires. Comment ne pas y voir un rapport avec l’extraordinaire peinture du plafond, peinte par François Le Moine, qui surplombe cette sculpture ? Dans ce dialogue entre l’œuvre de Murakami et cet ensemble de l’art classique français du XVIIIème siècle, est dit un peu de l’esprit de cette nouvelle aventure de l’art contemporain à Versailles."

Salon d’Hercule ; 2003-2004 ; Fibre de verre, fer, résine synthétique, peinture à l’huile et acrylique 700cm (hauteur) x 3,50m

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Kaikai Kiki

Salon de Vénus

"Sous les hospices de cet extraordinaire personnage de l’amour qu’est Venus se trouve Kaikai Kiki. Ces deux personnages sont deux gardiens spirituels : l’un, Kaikai, blanc aux grandes oreilles, l’autre, Kiki, rose et aux trois yeux, plus redoutable que KaiKai. Sur les oreilles des deux personnages, sont inscrits les symboles de ces deux noms en caractères japonais, noms qui sont au centre de l’univers esthétique de Murakami. En effet, le terme Kaikai Kiki est un mot japonais qui décrit les œuvres de Kano Eitoku, peintre du XVIème siècle. Ce peintre, peu célèbre, a créé une esthétique essentielle que l’on peut résumer dans l’idée qu’il y a à la fois du bizarre et du raffiné, ou encore à la fois du grotesque et du sensible. C’est là l’occasion d’introduire un autre concept essentiel de l’univers de Murakami : l’idée du Kawaï à savoir l’idée du gentil. Il ne s’agit pas de l’idée d’un monde pacifique mais d’un monde raffiné dans lequel les personnages de Murakami évoluent. Dans le salon de Vénus, les gardiens spirituels que sont Kaikai et Kiki qui tendent leurs lances sont finalement à leur place de part et d’autre de la statue du roi Louis XIV."

Salon de Vénus ; 2000 – 2005 ; Fibre de verre, fer, résine synthétique, peinture à l’huile et acrylique 222 cm (hauteur) x 96cm (largeur) x 46cm (profondeur)

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Kawaii - Vacances et Sans titre

Salle des Gardes du Roi

"Kawaii – Vacances Summer Vacation in the Kingdom of the Golden" ; 2008 ; Peinture acrylique et feuilles d’or sur toile ; Collection privée et "Sans titre" (tapis) ; 2010 ; moquette polyamide.

Et cette moquette extraordinaire est agrémentée de lanternes aux motifs souriants.

 

Ne manquez pas à la tombée de la nuit l'illumination de l'Oval Bouddha face au parterre d'eau.

 

06 novembre 2010

Patrice Chéreau invité du Musée du Louvre

LES VISAGES ET LES CORPS

 

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Une quarantaine d’oeuvres, au total, issues des collections du musée du Louvre, du musée national
d’art moderne‐Centre Georges‐Pompidou, du musée d’Orsay, du musée de l’Orangerie, du musée
des Beaux‐Arts de Tours et du musée Fabre à Montpellier. Des chefs‐d’oeuvre comme L’Homme au
gant de Titien, le Christ mort de Philippe de Champaigne, L’Origine du monde de Courbet, le Portrait
de Michel Leiris de Francis Bacon voisinent avec des oeuvres moins connues et des photographies de
l’artiste américaine Nan Goldin.


Dans chaque oeuvre « qui lui parle », c’est une tranche d’humanité que Patrice Chéreau découvre,
une archéologie du sentiment qu’il met au jour. Derrière l’œuvre, derrière le sujet représenté, banal
apparemment parce que le visiteur ou l’historien s’y sont trop vite habitués, c’est l’homme, la vie
qu’il traque, dans sa beauté et sa faiblesse. Il ne s’agit pas d’ériger sur les ruines du Musée (avec un
M majuscule) ainsi démantelé, les contingences d’un musée imaginaire, formel et intellectuel, de
substituer un ordre à une autre, mais, avec « les visages et les corps » – et il insiste pour l’article
défini –, de ranimer la part de vie enfermée, figée pour l’éternité dans l’oeuvre d’art muséifiée.
Il s’établit un dialogue des œuvres, qui se découvrent l’une à l’autre dans des correspondances
poétiques, dont le metteur‐en‐scène est le révélateur.


Au final, il s’élève de tous ces visages et de ces corps, rassemblés comme dans un grand opéra, un
long chant mélancolique et plaintif, cruel quelquefois, avec ses moments de grâce et de désespoir,
une quête de la beauté, à tout instant menacée par le temps, par le travail, par le désir, par le regard
du spectateur. Que reste‐t‐il, au terme de ce tri ? La beauté éternelle et immuable, celle qui regarde
du côté de l’idéal, a disparu : peu de corps d’hommes exaltés dans la force de l’âge, ou alors
seulement soumis à une contrainte, des Christ morts, des dépositions, des saints anémiés ou des
philosophes au bord du suicide… quand ils ne sont pas disséqués, débités en morceaux comme dans
ces Fragments anatomiques de Géricault.


Car, dans ce monde imaginaire que reconstitue Patrice Chéreau, comme un reflet du nôtre, les
hommes et les femmes luttent pour avoir, ne serait‐ce qu’un instant encore, leur part de beauté.
Sébastien Allard (extrait du livre : Patrice Chéreau, Les visages et les corps, musée du Louvre)

11 août 2009

Le Getty Center de Los Angeles

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Le Getty Museum de Los Angeles est un batiment réalisé par l'architecte Richard Meier entre 1985 et 1997. Six pavillons se rejoignent sur un parc de 90 000 m² pour donner une image de village italien (très moderne) dans les collines.

Le musée abrite les collections personnelles de J. Paul Getty depuis l'Antiquité jusqu'au XIXème siècle. Seul art contemporain représenté, la photographie présente des oeuvres originales de Paul Outerbridge ou de Jo Ann Callis.

Les célèbres Iris de van Gogh restent incontournables.

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Une passerelle vers l'horizon de Los Angeles.

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L'oeil de Getty.


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Les jardins impressionnistes.


Photos Maan.

02 juin 2009

David LaChapelle à la Monnaie de Paris

 

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Il était temps ! Ce week-end était le dernier possible pour aller voir l’exposition des photos de David LaChapelle à la Monnaie de Paris.

25 ans de clichés exposés au travers d’environ 200 œuvres. C’est beaucoup… et pourtant peu.  Pour la première fois en Europe, on a pu découvrir « Présages d’innocence », les dernières œuvres du photographe mêlant photos classiques et associations en relief. Un effet diorama pour les conquis, PLV pour cinéma pour les réfractaires.

Le plus impressionnant – à mon avis – reste la qualité des images exposées et des tirages présentés. Sur certains clichés de plus de deux mètres de haut, il est possible d’apercevoir les pores de la peau des modèles ou la barbe naissante … La série de clichés aquatiques est celle qui m’a le plus scotché.

L’exposition (quand même assez pitoyablement présentée par la Monnaie) permet également de constater à l’aide de deux films que le travail de David LaChapelle repose essentiellement sur une mise en scène extraordinaire et une préparation digne d’un réalisateur de cinéma.

12 mars 2009

Warhol le précurseur

Quel visionnaire ce Warhol,

Il avait déjà prévu les portraits d'Arielle Dombasle vieille,

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Et d'Amanda Lear vieille (parce qu'elle a été jeune, un jour... si,si !)

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Autoportraits Andy Warhol

© Andy Warhol Foundation for the visual arts inc.

 

 

03 février 2009

La collection Bergé - Saint Laurent

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© connaissance des arts

 

 

 

700 pièces exceptionnelles de la collection Pierre Bergé - Yves Saint Laurent vont être mises en vente les 23, 24 et 25 février chez Christie's à Paris. Elles seront exposées au Grand Palais trois jours avant. Estimées entre 200 et 300 millions d'euros, le produit de la vente ira pour moitié à lla Fondation Pierre Bergé- Yves Saint Laurent et pour moitié à une nouvelle fondation créée par Pierre Bergé pour la recherche scientifique et la lutte contre le SIDA.

Les oeuvres collectionnées couvrent aussi bien l'Antiquité que l'Art Moderne, en passant par l'Art Déco, les dessins et tableaux du XIXeme siècle.

Les deux appartements des rues de Babylone et Bonaparte seront vidés de leurs merveilles.

 

La collection complète sur le site de Christie's.

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© Nicholas Mathéus

Mercure de François Duquesnoy, bronze du XIIème siècle évoquant Praxitèle.

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© Christophe Chauchat

Francisco de Goya (1791) Huile sur toile

 

20 janvier 2009

Samaritaine post partum

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Une exposition peut être aimée ou détestée, c'est le propre de l'art.
Dans le cadre de celle de Première Heure de Thierry Bouët, libre à chacun, de se faire sa propre opinion.
Pour la renaissance de la Samaritaine et l'animation du quartier en revanche, l'expo aura été un fiasco sur tous les plans avec des lendemains dignes d'une fausse couche, comme en témoigne l'image ci-dessus d'une vitrine après décrochage des photos.
Songe à lire : L'expo Première Heure.

05 janvier 2009

Expostion PREMIERE HEURE de Thierry Bouet

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© Thierry Bouët - Première heure

 

 

Pour égayer quelque peu le quartier sinistré de la Samaritaine, la mairie de Paris 1er et LVMH organisent une expo gratuite et en plein air sur les vitrines du grand magasin fermé depuis juin 2005 ayant laissé 1400 employés derrière ses rideaux de fer et entre 10 à 20 000 visiteurs aux abonnés absents.

L'exposition présente 50 bébés dans les premières minutes suivant leur naissance. Des portraits sur fonds blancs exposés dans feu-les-vitrines. Sur la qualité technique, rien à dire. Thierry Bouët maîtrise le format sans laisser place à aucune originalité. Sur le sujet... je devrais peut-être passer mon tour pour rester dans le politiquement correct, mais je dois avouer que je n'ai jamais trouvé les bébés photogéniques à la naissance (même les miens) : les têtes sont déformées, recouvertes de vernix, parfois velues, griffées, voire abîmées par les forceps. Heureusement pour eux, et pour nous, tout s'arrange dans les premiers mois.

Le résultat ? Une expo géante de bébés avec prime à l'oeil-au-beurre-noir, aux nez froncés, aux visages de carnavals.

Le symbole ? La renaissance de la Samaritaine annoncée en hôtel de luxe pour 2012.

En attendant, cette exposition râtée ne remplit pas sa fonction principale : redonner vie à un quartier moribond qui autrefois émerveillait les enfants de ses vitrines de jouets animés.

 

31 août 2008

Avedon au Jeu de Paume

 

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Dovina par Avedon.
Une photo au Cirque d'Hiver. Une robe Dior signée de son assistant de l'époque : Yves Saint-Laurent


Le musée du Jeu de Paume présente jusqu'au 28 septembre la première grande rétrospective consacrée à Richard Avedon disparu en 2004.

Photographe ayant explosé dans les années après guerre pour le magazine Harper's Bazaar, Avedon a introduit dans les photos de mode la notion de lumière naturelle. Il préfere donner à ses modèles des allures naturelles plutôt que raides et irréelles comme elles étaient présentées habituellement. (Avec un balai dans le cul)

Ses portraits de stars l'on rendu encore plus célèbre, préférant capter l'image la plus humaine, loin de toute glamorisation comme ceux de Marilyn Monroe, Stravinsky. Toujours à la recherche de l'imprégnation de la vie réelle sur ses clichés, Avedon immortalise son père à différents âges de sa vie, jusqu'à sa mort toute proche. Sa dernière approche sera beaucoup plus sociologique avec des portraits d'américains rencontrés sur tout le continent.

Les photos sont magnifiquement exposées, véritable témoignage de 40 ans d'images.

20 août 2008

Le temple de Zeus

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Quitte à prolonger notre visite à Olympie, autant passer par le Louvre qui détient bon nombre d'originaux dont les métopes du Temple de Zeus représentants les douze travaux d'Heracles.

Une magnifique maquette qui illustre simplement et visuellement ce que notre guide n'a jamais réussi à nous faire comprendre sur place.

Photo Lexilogos.com

08:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louvre, temple, zeus, olympie |  Facebook |

19 août 2008

Hermès à Olympie

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En avril 2007, nous avions découvert au Louvre l'exposition Praxitèle avec son marbre de Paros, son déhanché maintenu par un arbre... et la fameuse statue d'Hermès emportant Dionysos enfant pour être confié à ses tantes.

La statue d'Hermès a été retrouvée dans le temple d'Héra à Olympie en 1877. D'une hauteur de 2,13 mètres, il manque le bras droit qui devait porter une grappe de raisins et la main gauche dans laquelle reposait un caducée.

Véritable Joconde pour les grecques, Hermès présente deux visages : un souriant en le regardant par la droite et un plus sévère en le conturnant par la gauche.

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15 janvier 2008

Paris (4) - Le fauteuil de Molière

Le Fauteuil de Molière

 

Présenté devant la Comédie-Française deux fois plus grand que l’original.

Dans ce fauteuil en 1673, Molière, chef de troupe, metteur en scène, auteur et acteur, du Malade Imaginaire fut pris sur scène de convulsions pendant la quatrième représentation et mourut quelques heures plus tard.

« Le 17 février, malgré les instances de ses amis, par solidarité avec sa troupe et le personnel du théâtre, joua Le Malade Imaginaire … dans ce fauteuil, deux heures plus tard, il mourait dans sa maison de la rue de Richelieu. Le fauteuil resta dans le matériel de scène de la Comédie-Française et servit encore de nombreuses années. Considéré comme un siège d’honneur, il était déposé dans la salle des assemblées et réservé au comédien le plus éminent de la troupe. Dans l’inventaire des biens du théâtre à la Révolution, il apparaît avec la mention suivante :

Un fauteuil de Molière à crémaillère et couvert en peau noire. Pour mémoire, parce qu’il n’a pas de prix.

Il prend peu à peu une valeur symbolique et rejoint les collections du musée de la Comédie-Française en 1879. L’original est exposé dans la galerie des bustes.

Joel Huthwohl, conservateur archiviste de la Comédie-Française.

 

 

Et en se promenant dans le premier arrondissement, vous pouvez découvrir la maison de naissance de Molière au 31, rue du Pont-Neuf.

 

Sa dernière demeure, rue de Richelieu :

 

Sa fontaine à l’angle de la rue de Richelieu et de la rue Molière (en face de la dernière demeure de Diderot)

 

Ce soir, comme chaque année, la Comédie-Française rend hommage à Molière.

12 décembre 2007

Les Sapins des créateurs

 

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Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Hermès,Udo Edling, Anne-Valérie Hash, Isabel Marant, Marithé & François Girbaud, Cacharel, Sonia Rykiel, Paul Smith, Jérôme Dreyfuss ou encore Andrée Putman, ont créés des sapins uniques vendus aux enchères au profit de l’association « Sol en Si ».

Depuis quatorze ans, Marie-Christiane Marek fait appel aux grands noms de la mode ou du design pour l’association « Les Sapins de Noël des Créateurs ».

 

Exposés au Ministère de la Culture et de la Communication (182, rue Saint Honoré, Paris 1er)



Entrée libre du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures.

Mon préféré ?

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Le sapin UDO EDLING © Frantz Cappé

 

27 avril 2007

ATGET - Le temps retrouvé

medium_atget-berenice_abbott-1927.jpgEugène Atget (1857-1927) se lance dans la photo à 33 ans. Le concept ? Vendre des gros plans photographiques de détails architecturaux à des artisans parisiens. Puis, petit à petit, alors que le Paris Haussmanien redéfinit le paysage, le photographe commence à prendre des milliers de clichés de la capitale qu'il tire lui même dans son appartement sur papier albuminé et vendra à la Bibliothèque Nationale ; non en tant qu'oeuvres d'art mais comme témoignage de son siècle.

C'est avec Berenice Abbott, disciple et amie de Man Ray, qu'Atget entrera au pantthéon des photographes du siècle. 

L'exposition à la Bibliothèque Nationale de France (58 rue de Richelieu - Paris 2ème) met en valeur des clichés d'une rare qualité. Les tirages sont extrèmement bien fixés et révèlent un Paris vivant. Riche de ses petits métiers disparus, de ses enfants, de ses commerces. Quel plaisir de découvrir une troupe de bambins devant le Guignol du Luxembourg ; d'admirer les arbres du Palais Royal et sa galerie fermée (en lieu et place des colonnes de Buren) ou les maisons de quelques amis de votre quartier.

 

Jusqu'au 1er juillet. 

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Les jardins du Palais-Royal 1905
 
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Quai de Conti 1900
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 Les Halles en 1910
 
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Rue des Lombards - 1907
 
 
 

 

25 avril 2007

PRAXITELE CONTEMPORAIN

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Finesse de la sculpture,
déhanché caratéristique,
point d'appui,
érotisme...
 
Madonna par Steven Klein

07:50 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, MADONNA, KLEIN |  Facebook |

23 avril 2007

Phryné affole le XIXème siècle

Phryné était l'histoire en vogue au XIXème. A Thèbes, la belle réussit à séduire le sculpteur Praxitèle et à poser pour lui. Elle aurait ainsi prèté ses traits à l'Aphrodite de Cnide.

Accusée d'impiété, Phryné ne devra son salut qu'à son cul qu'à sa plastique parfaite. Son avocat, Hypéride, dévoilera ses charmes auprès des juges qui ne pourront que conclure au caractère quasi divin de la belle.

 

Au Salon de 1861, Jean-Léon Gérôme propose une Phryné au visage masquée qui fait bander baver une horde de juges. :-P  Scandale assuré. Le corps de la belle est ingrois et l'anatomie peu réaliste.

 

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En 1845, Pradier sculpte dans du marbre de Paros une Phryné lumineusement divine. Hommage au maître et à l'amant, elle respecte les caractéristiques des oeuvres de Praxitèle.

 

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22 avril 2007

PRAXITELE AU LOUVRE

 

medium_Aphrodite.jpgQuatre inscriptions sont véritablement attribuées au sculpteur grec Praxitèle. Athénien, vivant au IVème siècle avant JC, ce grec est resté célèbre pour sa première représentation statuaire d'une femme entièrement nue dans l'Antiquité  : Aphrodite de Cnide. A l'origine, cette statue fut représentée dans deux versions : une vêtue qui fut adoptée par la ville de Cos et une nue qui fit la célébrité de la ville de Cnide. Les caratéristiques de la sculpture de Praxitèle sont déjà là : une silhouette juvénile, un déhanché consolidé par un vase ou un arbre et une finesse dans les mouvements.

 Deux autres statues sont attribuées au sculpteur : Apollon Sauroctone (tueur de lézard) et le Satyre au repos. L'Apollon Sauroctone est un adolescent prêt à tuer un lézard grimpant sur une branche d'arbre. Son visage est androgyne, son corps complètement déhanché.

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Le Satyre au repos est un jeune homme identifiable à ses oreilles pointues et sa peau de panthère qu'il porte en écharpe. Il s'acoude à un tronc d'arbre, toujours en position déhanchée. 

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A partir de ces trois statues, le Louvre expose les copies et les oeuvres inspirées de Praxitèle du IVème siècle avant JC à nos jours. L'exposition magnifiquement mise en lumière (statues de marbre ou de plâtre sur fonds noirs) permet de retrouver les mythes de l'Antiquité et de croiser des oeuvres qui ont traversé les siècles. Il s'agit de la plus importante rétrospective consacrée à la sculpture grecque jamais organisée en France.

En clin d'oeil, Praxitèle se trouve également à l'entrée de la Galerie Véro-Dodat dans le 1er arrondissement à Paris sous les traits de son Satyre au repos. 

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00:45 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, LOUVRE |  Facebook |

19 février 2007

LA SUITE DE LISA

 

Une invitée prestigieuse au SONGE D’UNE NUIT D’ETE PALACE,  Lisa Gherardini vient de prendre ses quartiers dans la suite de Vinci. Son nom ne vous dit rien ? Elle est pourtant née en Italie, a suivie son maître pendant une vingtaine d’années, est arrivée en France à dos de mulet. Cette charmante dame a plus de 500 ans…

 

Elle ne quitte que rarement sa chambre. C’est donc un honneur pour nous de la recevoir. Une escapade dans les rues de Paris en 1911, un voyage à New-York en 1962, une excursion au Japon en 1974, c’est peu !

 

Qui est elle ? Une représentation énigmatique de Marie Madeleine, un homme ? Non, Lisa est une femme au sourire enchanteur. Epouse de Francesco del Giocondo, Lisa avait été présentée au monde avec un bonnet de mère… peut être un élémént de réponse de son sourire si énigmatique ?

19:55 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : JOCONDE, VINCI |  Facebook |

17 mai 2006

Vach-art : vachement bien !

New-York, Sydney, Tokyo... et Paris !

Les vaches de la Cow-Parade se sont installées dans la capitale. Elles sont en fibres de verre. Véritable sculpture de taille réelle, la vache a été choisie comme animal symbolique : sympathique, nourricier, universel et même divin !

Habillées et maquillées par des artistes connus ou en voie de l'être, ces vaches seront vendues à la fin de l'exposition chez Artcurial  dans un but carritatif : au profit d'Africa alive et du Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies

Mon troupeau :

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                  La Djeen Cow : sponsorisée par Celio et bientôt chez Sophie ! (4ème arrondissement)

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Cancan, la vache du Moulin-Rouge est au carrousel du Louvre dans le 1er.

 

 

 

 

 

medium_11457159911_photosvachart-007428.jpgLa vache ailée du collectif Anges et Damnations dans le 4ème

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Colombine (Crow Fine Art) dans le Forum des Halles

 

 

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Oh la vache ! La vache Denis ... qui s'exprime aussi ici

Certaines trouveraient bien leur place dans mon jardin... ou à la Poupelinière peut-être... ou encore à Clairefontaine ?