25 novembre 2009

Nick and Norah's infinite playlists

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Une petite merveille qui n'a pas trouvé son plublic probablement à cause du
titre particulièrement mal choisi en France.

Alors qu'il vient de se faire plaquer par sa petite amie, Nick se lance à la recherche du happening d'un groupe dans New-York accompagné de Norah, une jeune fille qui a la chance de voir toutes portes s'ouvrir sur son passage.

C'est tendre, bien vu, bien joué, attachant, plein de seconds rôles excellents (la copine bourrée qui vomit sur son portable et reprend son chewing-gum, le groupe d'ami gays qui se cherchent un nom...)

et surtout... c'est une bande-son incontournable. Peut-être une des meilleures depuis très longtemps.
podcast
Last World - The Real Tuesday Weld

30 octobre 2009

This is it... mais on en était loin !

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Photo Allocine.fr

Mauvaise idée... mauvaises idées !

Des répétitions ne sont pas faites pour être montrées. Comment faire rêver lorsque les chorégraphies ne sont pas en place, lorsque les images sont mal cadrées, mal éclairées et lorsque le chanteur n'est plus que le squelette de ce qu'il a été.

Les danseurs, chanteurs, musicos peuvent être magnifiques et répeter à longeurs de film qu'ils chantaient du MJ dans leurs couches culottes, la star c'est (c'était ?) Michael Jackson.

Durant tout le film (et on imagine que Kenny Ortega ne nous montre que le meilleur) MJ apparaît comme un personnage de Tim Burton : irréellement maigre, décharné, sans voix et s'économisant pour le jour... qui ne viendra jamais. Dans des costumes qui le rendent encore plus instable, le King of Pop ne parvient jamais a nous émouvoir. Pire... on pense parfois qu'il n'est pas à sa place ou au niveau de son entourage. (A l'exception de Kenny Ortega dont les choix douteux de mise en scène et chorégraphie laissent perplexe).

Pourquoi avoir voulu moderniser Thriller en le transformant en attraction pour Disneyland ? Quelle idée de mettre une cape et des
frous-frous sur Beat it ?

This is it ! Comment ne pas penser que toute cette mascarade n'était qu'un moyen de faire de l'argent sur un immense artiste du... passé.

17 octobre 2009

The September Issue

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Pendant 8 mois, R.J. Cutler a suivi la rédaction  de VOGUE et plus particulièrement la rédactrice en chef Anna Devil's wears Prada Wintour.
Passée la suspicion d'un film propagande, on ne peut être que passionné par la réalisation d'un magazine (qu'il soit de mode ou sur un autre sujet). Le choix des photos, les équipes qui travaillent, la présence de grands photographes...

Mais surtout, on apprécie le sens critique du réalisateur, révélant au grand public la rédactrice en chef adjointe Grace Coddington qui use de son influence, de ses connaissances, de son expérience et de pas mal de diplomatie pour tenir tête à une Anna Wintour moins diabolique que l'on aurait pu le penser et arrive à imposer ses choix.

La réalisation des séances photos dans les années 20 et surtout la dernière séance par Demarchelier quelques jours avant la sortie du magazine sont extraordinaires. Grace Coddington (systématiquement en noir alors que Wintour déteste le noir), au visage naturel (sans botox ou maquillages superflus) oppose un savoir-faire magique (le choix d'imposer un cameraman au physique imparfait sur une photo en opposition au modèle pour rappeler que personne n'est parfait ou à l'image des mannequins dans la vraie vie en dit long sur sa façon de concevoir le magazine.

Il est agréable de croiser la fille d'Anna Wintour (en noir elle aussi) qui rappelle que la mode ne devrait être qu'un amusement alors que sa mère est l'icône au pouvoir le plus marqué dans le panier de crabes des modeux.  Et que celle-ci choisira un métier de juge plutôt que de rédaction.

Avec 40 ans de Vogue, Wintour et Coddington sont impressionnantes de volonté : celle de renouveller chaque mois le magazine le plus puissant au monde.


Une mention particulière pour les lecteurs photographes : le film est un régal.

12 octobre 2009

Mères et Filles de Julie Lopes-Curval

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Trois femmes de différentes générations : la première (Marie-Josée Croze) dans les années 50 abandonne toute sa famille et part parce qu'elle ne trouve pas sa place auprès d'un mari aimant mais macho et étouffant. La seconde, Martine (Catherine Deneuve), médecin, incapable de quitter son village natal (celui que sa mère a abandonné), ne prenant jamais de photos (alors que sa mère se passionnait pour les premiers clichés réalisables à la maison), ayant du mal à communiquer avec sa fille tout en manifestant maldroitement des marques de tendresse. Et la dernière, Audrey (Marina Hands), une jeune ingénieur brillante ayant décidé de travailler au Canada (loin de ses parents) qui revient enceinte s'installer dans la maison de son grand père à la recherche du passé de sa grand mère. Elle découvre un livre de recettes (de bonne petite femme maîtresse de maison) parsemé de remarques intimes prouvant que "la femme sans coeur qui a abandonné ses enfants" n'était peut-être pas si froide que cela.

Sur l'émancipation de la femme des années 50, nous pensions avoir tout vu, tout lu. Et pourtant, Julie Lopes-Curval nous livre un film en miroirs très bien écrit, magnifiquement interprété et riche en subtilités jouissives. Les seconds rôles ne sont pas en reste avec un Michel Duchaussoy excellent ("les pères, c'est bien connu, ne servent à rien."). On regrettera peut-être l'absence d'émotion lors des scènes entre Audrey et sa grand'mère largement compensée par la finesse et l'intensité du duo Deneuve-Hands.

07 octobre 2009

Catherine Deneuve sur "Vivre " de Yvon Marciano

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"Vivre" que j'ai découvert au hasard d'une projection, tourné avec une grande liberté et de jeunes acteurs inconnus magnifiques. Un ton, une fraicheur, une belle énergie. Je pense que François Truffaut aurait beaucoup aimé ce film.

Catherine Deneuve

A découvrir tout de suite... car un film joue son avenir sur ses cinq premiers jours

12 septembre 2009

Non ma fille tu n'iras pas danser

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Alors qu'elle vient de divorcer de Nigel, Lena se retrouve avec deux enfants qu'elle surprotège et sa famille qui l'étouffe.
Jusqu'où peut-on aimer ?
Un film très juste, magnifiquement interprété, qui pose de nombreuses questions sans en donner les réponses.
Evidemment... si nous avions toutes les clés pour aimer et élever ses enfants, la vie serait trop facile.

04 septembre 2009

Signe extérieurs de richesse

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1983... Balasko en contrôleur du FISC débarque chez Brasseur, un vétérinaire flambeur à la comptabilité plus que fantaisiste.
Evidemment... on ne peut pas croire à l'histoire. Mais si on remonte aux "grandes années des vétérinaires" (en gros les années 70), on retrouve en caricature certains vétérnaires assez connus.

J'avais 15 ans. Je savais déjà depuis longtemps le métier que je voulais exercer. Le bagout de Marielle, l'humour de Brasseur et l'art de Balasko avaient rendu ce "petit" film sympathique plus qu'attachant.

Et éventuellement pourrait me réconcilier avec Johnny qui hurlait la b.o.



06 juillet 2009

Very Bad Trip : Very Bonne Surprise

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Un enterrement de vie de garçon qui commence par... la disparition du futur marié en plein désert.
Une bande de quatre potes (2 bombes, 2 boulets), l'usage de substances imprévues, une gueule de bois et...
les dents de la mer de la comédie.

Toute la subtilité de faire une comédie bien grasse et lourdingue sans ne jamais (ou juste à la fin) révéler la véritable histoire.

Drôle, très drôle.

25 mai 2009

Cannes 2009... que retiendrons-nous ?

 

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© AFP



Que retenir du 62ème festival de Cannes ?

La froideur d'Isabelle Huppert ? Une actrice habituellement si merveilleuse distribuée, ici, dans un rôle de duègne trop sévère.
Le dernier Lars Von Trier ? Avec toute l'admiration que je porte à Charlotte Gainsbourg (magnifique, ici) et la réserve d'écrire sur un film que je n'ai pas vu ; on peut tout de même se questionner sur l'intérêt d'ajouter des doublures pornos pour quelques scènes bien hard dans un long métrage classique. Pas pour jouer les vierges effarouchées. Simplement, soit les acteurs se lancent et... soit les acteurs ne se lancent pas et...
(A vous de finir les phrases).

L'hommage à Alain Resnais. Déjà récompensé. Pourquoi ne pas l'avoir programmé, tout simplement, cet hommage plutôt que de lui refiler un demi prix qui dévalorise son dernier film.

Sophie et Monica ? oui... 200 fois oui.

Isabelle Adjani ? oui. Aussi. Isabelle, je vous aime et vous n'avez jamais été plus belle que depuis votre retour.

 

13 mai 2009

17 ans... du côté du père.

 

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Un homme de 37 ans qui a raté sa vie (Matthew Perry croisé avec Jabba le Hutt)  a l'opportunité de tout recommencer. Ses 17 ans, sa jeunesse, ses abdos, ses pustules d'acné, redécouvrir sa femme.

Et... c'est tout.

Après Dieu créa la femme, Hollywood invente le film sans scénario.

Zac Efron est furieusement mauvais, Mathhew Perry ressemble à une baleine, seule Leslie Mann (rien à voir avec son nom) tire son épingle du jeu. Le pire étant ce discours méga catho en vogue aux Etats-Unis, où les jeunes doivent rester "purs" et vierges jusqu'au mariage.
Alors que Coppola nous étourdissait avec Peggy Sue, Burr Steers nous livre un nanar bien raté, lorgnant sur Cyprien, avec plus de moyens mais moins d'autodérision.

Après m'être décroché la machoire à force de bailler, il était assez interessant d'analyser la réaction de ma fille de 12 ans se pavanant devant Zac Efron.

Soyons clair... les années à venir ne vont pas être faciles et les jeunes coqs qui vont se présenter à la maison devront sérieusement montrer patte blanche !


 

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