16 mai 2008

Sticky Bitch

195300244.jpg
 
 
Sold out en 20 minutes.
 
Serveurs explosés.
 
Elle a encore la cote Mamie. 

15 avril 2008

Rendez-vous manqué avec Danielle Darrieux

1445071942.JPGIl en sera donc ainsi. L'éternelle DaDa (Danielle Darrieux) du haut de ses twit ans, est tombée sur scène lors du dernier filage et s'est fracturée le tibia. Pas de retrouvaille dans cette pièce magnifique d'Ernest Thompson "On Golden Pond".

La distribution était pourtant parfaite.

Pendant quelques temps, nous avons espéré que les représentations pourraient être différées de quelques jours. Mais non.

Le rôle a été attribué à ... Maria Pacôme.

Je n'ai rien contre Maria, femme extravagante, pleine de peps et de charme. Mais ... elle ne colle pas du tout avec le personnage. Le problème du théâtre actuel est de présenter des personnalités comme des acteurs ou des actrices capables de tout jouer. Malheureusement... il n'en est rien. Je me suis déjà fait avoir avec Arthur et je le regrette sérieusement. Je ne pense pas que l'on m'y reprenne à nouveau avec Maria. 

Photo theatre-online.fr

12 mars 2008

LA MEGERE APPRIVOISEE à la Comédie Française

316847247.gif
   
Catharina, Desperate NonHouse NonWife, (Françoise Gillard) est un vrai dragon. Aussi belle que colérique, pétasse, têtue et bornée. Les prétendants ont jeté l'éponge. Seule sa soeurette Bianca se préoccupe encore de son aînée, parce que leur  père n'autorisera son mariage que si la mégère est casée. Petrucchio, (Loïc Corbery) gentilhomme totalement interessé veut bien la supporter du moment qu'il palpe ... son blé. 
 
J'adore Shakespeare. (Peut être un rapport avec le titre du blog... qui sait ?) Pourtant, même si la pièce a quatre cents ans, "La mégère apprivoisée " apparaît en première lecture comme un texte machiste et misogyne.
 
Oskaras Korsunovas avait déjà adapté "Le Songe d'une nuit d'été" et "Roméo et Juliette", sans se laisser enfermer dans un carcan daté par le style de l'époque. Généralement le prologue de la pièce n'est pas présenté au public : Sly, un homme fort ordinaire est retrouvé dans un fossé ivre mort. Un Lord passant, décide de l'habiller richement, de le laisser se réveiller dans son chateau à côté d'une femme magnifique et de lui faire croire qu'il est amnésique. C'est devant ses yeux que se déroule la pièce "La Mégère apprivoisée". En revenant au texte même de Shakesapeare, on comprend que les faits peuvent en cacher d'autres. Le théâtre dans le théâtre. Rien de ce que nous voyons ne doit être pris au sens propre du terme. La mise en scène est prodigieusement jeune et moderne. Les comédiens se cachent derrière des panneaux, parfois miroirs, parfois costumes d'époque, parfois trop petits, trop grands, trop riches pour leur personnages. Non, la mégère n'est pas mégère, peut-être simplement une jeune fille trop timide, apeurée ou rebutée par tous ces hommes qui veulent l'épouser.  Non... la mégère n'est pas matée. Elle tombe amoureuse... tout comme ce rustre de Petrucchio qui à défaut de briser cette femme finit par être fou d'elle. 
La révélation de la troupe du Français c'est Loïc Corbery. Très loin des interprètes balourds habituels, il virevolte en jeans noirs et blouson de cuir apportant à Petrucchio une jeunesse inhabituelle et un physique entre le jeune premier et la petite frappe.
Il faut le voir donner la réplique à une Catharina déchainée (Françoise Gillard, magnifique) dans des échanges dignes d'un tournoi de tennis, ou la sensualité et la bestialité se déchirent les premiers émois amoureux. Un extrait sur le site de Loïc Corbery.

 
Un immense coup de coeur jusqu'au mois de juillet à la Comédie Française.
 
1582212900.jpg 
Loïc Corbery
 

 
Photos Comédie Française

06 mars 2008

LE DINER DE CONS au théâtre des Variétés

294736156.gif

 

Ahhhhh, la boulette !

La pièce de Francis Veber créée en 1993 au théâtre par Jacques Villeret et Claude Brasseur dans une mise en scène de Pierre Mondy n'a pas besoin de présentation. Pierre Brochant (Arthur) organise chaque mardi un "dîner de cons" : la présentation d'un con à ses meilleurs amis pour se moquer de lui avec tout ce que la notion de con peut avoir de subjectif. Le "nouveau con" c'est Dany Boon.

Commençons par le superficiel : difficile d'entrer dans ce décor en toc. Un vrai Modigliani, encadré clinquant, cohabiterait avec une table basse Conforama ? Passons... Un richissime éditeur (bah,oui, il a aussi un vrai Renoir au mur) n'a pas les moyens de remplacer ses chaussures rapées ... Passons.

 Venons-en au plus profond et sincèrement, avec Arthur nous avons atteint des abysses. Il ne joue pas, il surjoue. Même le mal de dos, il ne sait pas le faire. Son rôle est peut être encore plus dur à interpréter que celui du con. Faire le vrai sale con :  le méchant qui en une heure va se faire plaquer par sa femme, sa maîtresse et se taper un contrôle fiscal. Le type dont on se demande comment il est encore vivant et qui doit supporter, en face de lui, un alien qui enchaine boulettes sur boulettes.Mais Arthur rigole. Du début à la fin, sans aucune nuance. Il doit passer un bon moment mais passe à mille lieux de son rôle.

Alors bien sûr, il y a Dany Boon, qui nous a donné envie de venir le voir depuis les Ch'tis. Un travail d'orfèvre, pro, répété, ciselé.. du grand art mais sans répondant en face de lui et sur 2H30... on rit très peu. 

Le cinéma nous avait offert une version sublime avec un casting irréprochable. Le théâtre nous donne envie de revoir Thierry Lhermitte et son Brochant impeccable (il doit savoir, lui, ce que sait que d'avoir mal au dos...), le Prévost en contrôleur fiscal sadique et le Villeret en con de première.

 

Une boulette ? Non, un boulet nommé Arthur. Comme quoi, ce n'est pas parce qu'un animateur a un fort capital "sympathie" que cela fait de lui un acteur.

724396211.gif

 

Photos DocDarkSide

 

16 février 2008

GOOD CANARY au théâtre Comedia

bec3b93a9c8814a130ba0845f514bb3f.jpgCristiana Reali et Vincent Elbaz dans une pièce de Zach Helm. Mise en scène de John Malkovich.

Ils s'aiment. Beaucoup ... trop peut-être. Jacques vient de sortir son premier livre, la critique est excellente, mieux qu'excellente, elle l'encense. Annie est un peu névrosée. Un peu ? C'est un simple mot. Complètement dépendante des amphétamines, elle se fait maigrir, alterne les crises de boulimie et d'anorexie, frôle l'hystérie, la parano, ajoute quelques touches d'alcoolisme. Que cache t'elle ? Un drame dans son enfance ? Un secret de son présent ?

L'interprétation de Cristiana Reali est prodigieuse. Mise en valeur par ses partenaires bien sûr qui lui donnent la réplique (sans avoir à défendre des rôles aussi impressionnants), la belle nous touche et nous émeut dans ce personnage que l'on pourrait trouver caricatural si elle ne lui apportait cette humanité. Le décor en véritable écrin (six cubes servant à projeter un appartement new yorkais, une rue, un café et les délires de la drogue) sert véritablement le propos.

Ils s'aiment. Beaucoup ... trop peut-être ? Jusqu'où peut-on aller lorsque l'on aime. Change t'on quelqu'un pour soi ou pour l'autre. Peut on changer quelqu'un ? C'est le sujet de cette pièce et nous en reparlerons.

4a725822a9af169200ba2216f5bd740b.jpg

 

15 février 2008

CHRISTOPHE WILLEM A L'OLYMPIA

CHRISTOPHE WILLEM MET LE FEU A L'OLYMPIA EN PRESENTANT INVENTAIRE EN LIVEOn l'attendait... depuis sa Nouvelle Star, Christophe Willem avait largement acquis nos suffrages par sa voix (bien-sur) mais aussi sa gentillesse, son physique atypique et sa présence. Alors sur scène ? Le pied total. Très à l'aise, il assure d'une voix magnifique les chansons de son album Inventaire en transcendant les quelques titres imparfaits. Quant aux tubes (Double Jeu, Jacques à dit, Elu produit de l'année, Kiss the Bride), ils emportent tout l'Olympia en le transformant en dance floor.

Pour la Saint Valentin, nous avons eu droit à un solo piano magnifique de I will always love you de Whitney Houston, cristallin (déjà découvert sur M6 pour les fans), malheureusement un peu plombé sur scène  par le boulet  la bonne copine  Elisabeth à guirlande électrique autour du cou qui fêtait aussi son anniveraire.

Généreux, présent,  deux heures de concert, de multiples passages dans la salle, Christophe Willem est tout frais, il aime ça et .. nous aussi. 

14 février 2008

CROQUE MONSIEUR au théâtre des Variétés

Coco de Marseille... quatre maris, quatre fois veuve ! Le dernier en date n'est pas encore froid, il vient de se suicider pour cause de banqueroute. Un problème pour Coco, oisive et habituée au luxe.

Attention : Boulevard. La pièce de Marcel Mithois ne donne pas dans la finesse (ce n'est pas le genre) mais malheureusement ne provoque pas les éclats de rire attendus. Isabelle Mergault a beau apporté son chien et son bagout à Coco la veuve vite consolée, il manque une poussière d'étoile à cette comédie à gros moyens. Le décor, véritable personnage à lui tout seul est exceptionnel et évoque l'ambiance des films de Tati (sièges électriques, tapis roulants...), les costumes de Pascale Bordet sont sublimes (de la véritable création sur mesures) mais la mise en scène ne relève pas un texte assez pauvre et parfois mal dit. En résumé, c'est long, pas toujours bien joué, pas très drôle et on regrette de ne pas avoir vu Jacqueline Maillan dans le rôle il y a quarante ans.

90924ea224b91bceb49d71aa8697ae97.jpg

 

12 février 2008

Micki, l'éléphante du Cirque d'Hiver

2ab3e6d56cbea9dcd3b5cc414f92d9c5.gifUn vrai coup de foudre de 3 tonnes 5, une éléphante d'Afrique belle et gracieuse, coquine et ... gourmande. En voyant arriver un régime de bananes au début du numéro, je pensais qu'elle en aurait pour un moment ! Mais non, la belle a tout englouti en deux secondes et sans besoin de peler quoi que ce soit ! Que pensez vous du mètre de cake ? Un cure dent ! Pas plus.

Prodigieuse, épatante et aimée. C'est le principal. Sous contrôles vétérnaires, certificats de capacité et d'ouverture, Micki nous apporte un pur moment d'émerveillement.

 

11 février 2008

HOUSCH MA HOUSCH au Cirque d'Hiver

135cad4bbe9551c5cc1d2de87077888d.jpgVERTIGE, c'est le spectacle de cette année au Cirque d'Hiver jusqu'au 9 mars. Rien que pour son clown, vous devriez courir prendre vos places. Housch ma Housch est un personnage attachant. Un mélange d'Edward aux Mains d'Argent pour le côté Famille Adams ; Charlot, pour les sentiments. Il faut le voir avec sa veste trop grande et son pantalon trop court, casser tout ce qu'il touche et lacher son "Kaput" de Droopy insatisfait. Interprété par un jeune artiste russe, Semen Shuster, Housch ma Housch - révélation théâtrale aux derniers Molières - est une petite merveille qui touchent aussi bien les grands que les petits. 

8ca9e523135fae2f8a3278722cbecd3d.gif
Kaput.

 

31 janvier 2008

Hommage à Béjart - Soirée Stravinsky

dee3358c21f1828bf97842f6efbec17d.gif
Première de l'hommage à Maurice Béjart, hier soir au Palais des Sports.
Cinq tableaux de plus en plus magnifiques sur la musique de Stravinsky.
 
Serait-ce la Mort  est une représentation de la vie d'un jeune homme qui découvre la jeunesse, l'expérience, la sophistication et la mort. Autant de pas de deux merveilleusement techniques mais pas assez émotionnels. (Une mise en bouche...)
 
Igor et Nous est un tableau en noir et blanc d'une salle de danse, avec ses joies, ses douleurs, ses chamailleries. Enlevé et passionant. Première rencontre avec Gil Roman, le nouveau directeur duBallet Béjart de Lausanne.
 
5487b1c2fa2f183ef3671355da8d4bf3.gifL'oiseau de feu : Mon tableau préféré. Attention, nous touchons au sublime. Le phénix en rouge vole au milieu des nuages bleus gris (les danseuses), se brûle et renaît de ses cendres. Un deuxième danseur apparaît, le porte et le fait voler dans un ciel qui rougit de vingt danseurs fusionnels avec les nuages.
Difficile de décrire l'émotion qui peut nous envahir devant une telle merveille.
 
L'adaggietto où Gil Roman  fait preuve de finesse, d'exception dans la réalisation des pas et de beaucoup de sensibilité.
 
Et enfin le Sacre du Printemps : "Qu'est ce que le printemps sinon cette immense force primitive longtemps endormie sous le manteau de l'hiver, qui soudain éclate et embrase le monde, que ce soit à l'échelon végétal, animal ou humain ? L'amour humain, dans son aspect physique, symbolise 'acte même par lequel la divinité crée le Cosmos et la joie qu'elle en retire. Que ce ballet soit donc dépouillé de tous les artifices du pittoresque, l'hymne à cette union de l'homme et de la femme au plus profond de leur chair, union du ciel et de la terre, danse de vie ou de mort, éternelle comme le printemps".
 
Maurice Béjart
 
43388da77eef779712700d685fc8ccd7.gif
 
 
 
 
 
 

Toutes les notes