14 janvier 2011

Anny Duperey par Pascale Bordet dans RAPPELS

Rappel Nathalie Baye.jpgRAPPELS, le magazine des Théâtres inaugure dans son numéro de Janvier-Février une nouvelle rubrique : les bêtes de scènes.

Des artistes croqués par l'incontournable créatrice de costumes Pascale Bordet sous les traits d'animaux.

Anny Duperey ouvre le bal, se parant d'un costume de poule de luxe, clin d'oeil à son prochain livre en préparation sur... les poules.

Comme toujours avec Pascale Bordet, le trait est précis, fin, drôle mais plein de tendresse. Nous adorons.

 

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Et comme j'ai la chance (et l'honneur) d'avoir été imaginé en renard-dandy, c'est l'occasion ou jamais de vous présenter sa vision du véto :

FRANTZ CAPPE.gif

 

 

 

10 mars 2008

COSMICBIRD

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Une nouvelle constellation ?
La fée clochette du Pays Imaginaire ?
 
 
En fait, il s'agit de deux constellations régulières associées à une troisième.
 
photo msnbc

09 février 2007

L'EFFET PAPILLON

Au premier étage du SONGE D’UNE NUIT D’ETE PALACE se trouve le salon Chronos.

Un ciel étoilé, des murs noirs aux reflets bleus et argent.

Un fauteuil très confortable vous tend ses bras.

 

 

Asseyez vous. Laissez vous tenter. Vous allez remonter le temps. Vous arrêtez à ce moment précis où vous pourrez changer votre vie…  Ce moment où :

-         Vous êtes si jeune, vous venez de voler un livre, juste pour voir, et vous vous êtes fait prendre, cette honte si violente…

-         Vous venez d’allumer votre première cigarette…

-         Vous êtes adolescent en vacances et tout vous semble si stupide, si vain, si inutile. Vous savez déjà, « je sais, je sais… » et vous ne profitez pas de ceux qui vous entourent… vous ne partagez pas ce moment qui vous manquera tant le jour où votre père fermera ses yeux…

-         Vous voulez montrer que vous êtes aussi fort que les autres et vous appuyez sur l’accélérateur de votre mobylette alors que le gravier vous fait déjà déraper et votre tête va aller heurter ce mur si tranchant…

-         Elle vient de partir et vous n’avez qu’à lui courir après… la retenir, ou simplement lui parler.

-         Vous êtes un homme et on ne vous parle pas comme cela, sauf qu’en face de vous la main serre un couteau dans sa poche

 

Le feriez vous… nous avons tous quelque chose en nous que nous aimerions changer. Et pourtant, je n’aime pas le risque de l’effet papillon. Changer une seconde de ma vie pour prendre le risque de changer toute ma vie : ne pas rencontrer celle que j’aime, ou  ne pas connaître mes enfants ?

 

A vous de choisir, le salon Chronos est à votre disposition.

14 juin 2006

Monsieur a tout bon...

medium_dsc01961.jpgLors d'un récent passage en Creuse, cette belle région de France, centrale et abandonnée de tout ce qui peut ressembler à une forme humaine cérébrée, nous sommes allés nous détendre dans un restaurant très agréable.

Terrasse magnifiquement arborée, restaurant succulent (canard à la ficelle, gigot au feu de cheminée... accompagnés de pommes de terre surgelées mais que nous apprécions tout de même tant la viande est succulente).

L'hôte des lieux nous accueille avec son noeud d'Isis autour du cou  (La fameuse Ankh que les chrétiens ont repiqués pour créer leur croix). Chaleureux, sympatoche, tutoyant à droite et à gauche, nous servant une bonne bouteille en apéro... et surtout recevant dans son antre...

L'antre de Merlin. Un crucifix par-ci... un bouddha par là ! Monsieur est magnétiseur. (J'ai bien laché rebouteux mais je me suis à moitié fait lynché tant l'aura du sieur est puissante) Il ne guérit pas tout (et non... pas le cancer, ça se saurait) mais presque tout. Une passe par-ci, un peu de fluide par là... quelques connaissances ostéo (peut être), beaucoup de fluide (ça je visualise mal et on m'a certifié que ce n'était pas sexuel). Vous arrivez clopin... vous repartirez clopant... mais HEUREUX. Nous avons un cas dans la famille. Dame L@mu qui est venue avec un tennis elbow et repartie guérie. Les autres... mystère. Mais contents.

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Vous donnez ce que vous voulez. Le mage vous remet quand même un petit prospectus pour commander quelques produits de phytothérapie ou autre homeopathie, accompagné de son code perso - bien en évidence - qui vous permettra de ne pas avoir de frais de port et surtout de lui rapporter quelques brouzoufs supplémentaires.

Avec son restau et son antre, Merlin travaille six mois par an puis part vivre six mois dans les Antilles ("une petite piaule"  que je demande à voir)

Et moi je dis : TOTAL RESPECT. Tout bon. 20/20. Tout compris.

Vous êtes contents, vous le payez, il est content... alors pourquoi se gêner !

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07:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES imaginatifs | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Journal Intime |  Facebook |

31 janvier 2006

Que voyez vous ?

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Un tableau c'est une invitation au rêve. Aujourd'hui Hopper. Voilà ce que je vois :

Le soleil se couche. La chaleur de cette fin d’été est encore étouffante. La lumière rougit les stores tandis que les pièces s’embrasent. Elle frissonne. Elle transpire. La sueur coule de sa gorge vers son décolleté. Il va venir. Elle lui a demandé, lui a écrit. Elle l’aime, si fort qu’elle en a rempli plusieurs pages. Elle se sent capable de dessiner son visage, simplement en fermant les yeux. Peut être qu’elle peut le faire apparaître, là, dans son salon, si elle continue à penser à lui. Son alliance la démange. Ses doigts gonflent. Ses mains sont moites. Elle s’est installée face à la fenêtre. La maison reste étrangement calme. La radio diffuse un air mélancolique, très mélodique, classique sans doute. Le temps s’arrête. Sa valise est prête.

Elle fixe l’horizon.  Le ciel bleu roi laisse apparaître Vénus, un croissant de Lune jouant à cache-cache avec quelques nuages violacés. Maintenant les étoiles scintillent. L’atmosphère s’alourdit. La température ne baissera donc pas ce soir ? La lumière au dessus de la porte vient de s’allumer automatiquement. Quelle heure peut-il être ? Sa chevelure tremble. Un craquement vient de se produire. Elle sent sa présence, son parfum. Ses pas sont lourds mais flottants. La peau rasée de près se colle à sa nuque blonde. Son souffle scande le rythme de l’excitation. Leurs lèvres se collent. Elle lui chuchote son  amour. Il lui barre les lèvres d’un doigt imposant le silence. Quelque chose ne va pas… ne va plus. Elle le voit bien. Il n’est pas là. Elle n’entend pas. Il l’aime mais ne veut rien changer. Ne pas partir… ne pas se mentir. Il a peur de son amour, peur d’elle. Elle voudrait tout quitter pour lui, il ne peut pas se séparer de celle qu’il aime.

Le temps reprend. L’air se refroidit. Les nuages ont envahi la scène étoilée. La balustrade la soutient. Il parle mais ne l’entend pas. Ses oreilles bourdonnent. Sa vue se trouble en cascade.

Le temps est mort. Leur amour aussi. Ils se sont mariés trop jeunes.

07:35 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES imaginatifs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note |  Facebook |