09 mars 2009

Le code a changé

 

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Tout le monde a déjà vécu ces situations de dîners où les regards complices ou amicaux peuvent croiser des yeux de tueurs, où les mots d'affection peuvent être prononcés par des langues de putes, où les bonnes manières explosent une fois la table quittée. N'êtes-vous jamais revenus à la maison en vous disant "Plus jamais avec ces cons !" ou "Je me suis encore fait avoir ! Pourquoi se sent-elle obligée d'inviter des gens en plus... nous serions si bien simplement avec elle !"

Le savoir-faire Thompson and Thompson repose sur le film choral, la mise en opposition de sons discordants, l'application à la lettre de la recette de la comédie : rien de mieux que la rencontre des extrêmes. Le Code a changé nous propose donc, deux avocats (Viard boudinée en Furstemberg et Thompson aux effets de manches de baveux), un chômeur (Dany Boon d'une sobriété exemplaire), un petit (dans tous les sens du terme) entrepreneur (Laurent Stocker, de la Comédie Française, toujours excellent), un cancérologue lassé de voir les gens mourir (Bruel, trop mielleux) cocufié par sa gynéco de femme (Marina Foïs qui ne cesse de me surprendre) auxquels s'ajoutent la soeur de Karin Viard (Marina Hands entre la glace et le feu), son mec (Patrick Chesnais halluciné)  et leur père (Arditi, déchaîné). J'ai probablement oublié quelqu'un !

Le film pourrait être adapté au théâtre et transformé en mauvaise comédie de boulevard (imaginez la distribution avec Laspales, ou Georges Beller...) si la finesse ne l'emportait sur l'histoire. Danielle Thompson ne tombe pas dans les pièges classiquement tendus. Non, nous ne sommes pas dans une Nième comédie bourgeoise décrivant les "grands" malheurs des éminents membres du Lion's Club de Paris. L'opposition profession libérale, artisans, intermittents du spectacle est bien choisie, bien sentie et bien menée. Un zest de famille pour se balancer quelques vérités à la gueule, un abattage et une direction d'acteurs parfaits nous font passer un bon moment. L'émotion des deux Marina (Hands et Foïs) est réelle et touchante. Un peu de méchanceté aurait peut-être transformé ce bon film en grand film si l'histoire ne s'étouffait pas sous ses bons sentiments.

06 mars 2008

LE DINER DE CONS au théâtre des Variétés

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Ahhhhh, la boulette !

La pièce de Francis Veber créée en 1993 au théâtre par Jacques Villeret et Claude Brasseur dans une mise en scène de Pierre Mondy n'a pas besoin de présentation. Pierre Brochant (Arthur) organise chaque mardi un "dîner de cons" : la présentation d'un con à ses meilleurs amis pour se moquer de lui avec tout ce que la notion de con peut avoir de subjectif. Le "nouveau con" c'est Dany Boon.

Commençons par le superficiel : difficile d'entrer dans ce décor en toc. Un vrai Modigliani, encadré clinquant, cohabiterait avec une table basse Conforama ? Passons... Un richissime éditeur (bah,oui, il a aussi un vrai Renoir au mur) n'a pas les moyens de remplacer ses chaussures rapées ... Passons.

 Venons-en au plus profond et sincèrement, avec Arthur nous avons atteint des abysses. Il ne joue pas, il surjoue. Même le mal de dos, il ne sait pas le faire. Son rôle est peut être encore plus dur à interpréter que celui du con. Faire le vrai sale con :  le méchant qui en une heure va se faire plaquer par sa femme, sa maîtresse et se taper un contrôle fiscal. Le type dont on se demande comment il est encore vivant et qui doit supporter, en face de lui, un alien qui enchaine boulettes sur boulettes.Mais Arthur rigole. Du début à la fin, sans aucune nuance. Il doit passer un bon moment mais passe à mille lieux de son rôle.

Alors bien sûr, il y a Dany Boon, qui nous a donné envie de venir le voir depuis les Ch'tis. Un travail d'orfèvre, pro, répété, ciselé.. du grand art mais sans répondant en face de lui et sur 2H30... on rit très peu. 

Le cinéma nous avait offert une version sublime avec un casting irréprochable. Le théâtre nous donne envie de revoir Thierry Lhermitte et son Brochant impeccable (il doit savoir, lui, ce que sait que d'avoir mal au dos...), le Prévost en contrôleur fiscal sadique et le Villeret en con de première.

 

Une boulette ? Non, un boulet nommé Arthur. Comme quoi, ce n'est pas parce qu'un animateur a un fort capital "sympathie" que cela fait de lui un acteur.

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Photos DocDarkSide

 

10:04 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : diner, de, cons, dany, boon, arthur, francis |  Facebook |

27 février 2008

Bienvenue chez les ch'tis

 

 

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Philippe Abrams passe de la Poste de Salon de Provence à celle de Bergues parce qu'il a essayé d'assurer sa mutation en se faisant passer pour un handicapé. Après les clichés et les idées toutes faites, l'arrivée d'un "sudiste" dans ch'nord ne se fait pas sans peine.

Le scénario ? Pas besoin !  Le comique de situation est ici à son apogée avec une grande tendresse pour le Nord et ses habitants. (On voit que Dany Boon sait de quoi il parle). Un peu de mauvaise fois aussi : l'alcool et les fêtes bien grasses ne sont pas toujours aussi drôles. Mais on passe un très bon moment avec ces joyeux compères que l'on semble connaître depuis des années. Alors ... c'est parti pour une initiation gratos heinnnn !

Les CH à la place des S, les O à la place des A... un coeur qui déborde et sonnez les cloches ! 

 

Photo allocine.com

17:47 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES de ciné | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dany, boon, ch'tis, kad, merard, renaud |  Facebook |