24 janvier 2009

Lagerfeld confidentiel

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Un film de Rodolphe Marconi avec Karl Lagerfeld et Karl Lagerfeld sur Karl Lagerfeld.

Il est de bon ton dans le milieu de la mode de cracher sur ses collègues. Tout le monde se connaît, tout le monde se déteste. Un seul mot règne : le mépris.

Pour ce film, nous n'avons pas échappé à la critique acerbe du milieu : nul, nombriliste, égocentrique.

Egocentrique, c'est le moins que puisse faire Rodolphe Marconi, puisque son "documentaire" est consacré à un de nos plus grands couturiers : Karl HerMajesty Lagerfeld.

Le film est rapide, plein d'humour et d'autodérision. Lagerfeld un solitaire qui s'ennuie ? Je ne crois pas. Un homme caché derrière ses lunettes, il les retirera pour vous. Un parvenu qui a tout ? Sa réponse : " Je n’ai plus besoin d’ être physiquement propriétaire des choses. Maintenant, je préfère tout posséder dans la tête. C’est mieux, on peut l’emporter partout."

Peu importe que Karl réécrive l'histoire. Peu importe que tout soit vrai, ou que nous soyons manipulé, il ne reste qu'un moment agréable passé en compagnie d'un génie de la communication.

 

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On aurait pu l'appeler In bed with Karl, mais Madonna n'est pas pote avec lui, et il n'ouvre pas son lit...


30 juin 2008

Le Lieu du Crime - André Téchiné

techine,lieu,du,crime,film,deneuve,stanczakLe lieu du crime est un film d'André Téchiné qui date de 1986. L'ayant vu à sa sortie et en vhs, un an plus tard, j'attendais avec impatience une bonne édition dvd : c'est chose faite.

Que dire d'un film que l'on a découvert il y a 22 ans... Bien sûr, les costumes, les musiques, les voitures, tout a changé, tout a vieilli sauf l'histoire, l'interprétation, la lumière, la direction : attention, chef d'oeuvre.

Dans ce film matriochka, Téchiné montre l'emprisonnement des enfants par leurs parents. Du plus jeune (Thomas, 13 ans) qui veut à la fois que le monde entier disparaisse tout en ayant peur pour ses parents divorcés (Deneuve, Lanoux). La mère (Deneuve) étouffée par la bourgeoisie de province qui ne peut se résoudre à vivre tant le jugement de ses parents l'impressionne (Darrieux). Et au milieu de tout ce joli monde, un taulard (Stanczak), échappé malgré lui apparaît, sauve la vie du fils et de la mère tout en causant leur perte.

Quel plaisir de revoir cette scène de repas de communion où tout un chacun, dans un instant parfait, rêve d'un monde meilleur, voudrait l'immortaliser dans une photo que personne ne prendra de peur de briser le charme de cet équilibre instable qu'est la vie.

Difficile de ne pas avoir de sentiments pour Darrieux. C'est si compliqué d'élever un enfant ! Elle avait certainement choisi le mari de sa fille "pour son bien".

Difficile d'en vouloir à Deneuve de renoncer à son enfant pour vivre enfin quelques instants (uniquement quelques heures) d'amour. Renoncer à toute une vie ? Ou sauver son enfant pour ne pas lui imposer des choix qu'il lui reprochera plus tard ?

Et ce fantôme déjà mort, qui fait revivre tous ces morts vivants... jusqu'aux dernières images du film sur un vélo lumineux.

Je vous avais prévenu, attention, chef d'oeuvre. 

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08:29 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES de ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : techine, lieu, du, crime, film, deneuve, stanczak |  Facebook |

05 octobre 2006

WONDER MAN : MIRANDA PRIESTLEY

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Vous avez bien lu... elle est couillue la Miranda.

Je ne vais pas vous faire une enième critique de The Devil Wears Prada,

la blogosphère en regorge (une bonne,là ou une mauvaise, là... par exemple) 

 

Je vais me laisser aller à déclarer ma flamme.

Non, Miranda n'est pas une nouvelle Cruella de la fringue. Non, cette femme n'est pas un monstre.

Miranda est avant tout une femme qui a réussi. Donc une salope. N'ayons pas peur des mots. Comme Lauren Weisberger l'a si bien écrit, un homme à sa place passerait pour un killer.

Le monde de la mode n'est pas un monde surfait. C'est avant tout un milieu artistique et ... commercial.

Ne nous leurrons pas, les grands couturiers ne sont suivis par les investisseurs que si leurs créations sont capables de rapporter des billets. Une directrice de magazine aussi prestigieux que Vogue (Runway ?) fait ou défait une carrière en fonction de sa perception du moment et de son sens inné de la mode. Arriver au niveau d'une Miranda Priestley c'est, avant tout, avoir réussi aussi bien qu'un Yves Saint Laurent ou un Givenchy. Et pour réussir, peut on rester humain ?

Vaste débat. J'ai ma petite idée... Sincèrement, tous les couturier  humbles et gentils que j'ai rencontrés ce sont faits bouffés littéralement par leurs investisseurs. Ceux qui sont encore là sont... des requins. Sont-ils pour autant désagréables avec leur entourage(le mot est peut être mal choisi... bitch vous convient mieux ?) Pas forcément. Mais Miranda se comporte t'elle réellement mal ? ou plus simplement... comment la jugez-vous ?

J'adore le jeu de Meryl Streep. Tout en finesse. Elle n'a sourit qu'une fois à un couturier (Tom Ford) et pourtant... on sait parfaitement dans le film ce qu'elle pense d'Andrea.

J'adore Andrea. Parce qu'elle n'est pas une pinbêche anorexique écervelée. Elle fonce et fait le boulot demandé tout en sachant se préserver et choisir sa véritable vocation.

Un monde cruel la Mode ? Etes vous sûr que ce tableau ne s'applique pas à d'autres métiers ?

Le Diable s'habille en Prada ? et Dieu... qui est son couturier ?