07 février 2011

L'Antiquité rêvée au Louvre

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Jospeh Wright : Penelope

Composition parfaite. La nuit symbolisée par Télémaque, Pénélope défaisant son ouvrage avec le chien fidèle qui reconnaitra son maître et la statue d'Ulysse présent permanent.

 

 

Dans les années 1720 1730, les merveilles archéologiques découvertes font naître un courant stylistique inspiré de l'Antiquité. Les sujets sont déclinés en dessins, peintures, statues de marbre, de plomb... Les plus fortunés commandent leurs propres portraits sous les traits d'empereurs romains ou se mettent en scène dans des contes mythologiques.

Le Louvre dans son exposition présentent 150 oeuvres du monde entier sur cette période.

Florilège :

 

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Lambert-Sigisbert Adam : Neptune calmant la tempête.

Inutile de représenter les vagues, on les devine.

 

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Pierre Julien - Le Gladiateur mourant

 

 

 

 

06 novembre 2010

Patrice Chéreau invité du Musée du Louvre

LES VISAGES ET LES CORPS

 

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Une quarantaine d’oeuvres, au total, issues des collections du musée du Louvre, du musée national
d’art moderne‐Centre Georges‐Pompidou, du musée d’Orsay, du musée de l’Orangerie, du musée
des Beaux‐Arts de Tours et du musée Fabre à Montpellier. Des chefs‐d’oeuvre comme L’Homme au
gant de Titien, le Christ mort de Philippe de Champaigne, L’Origine du monde de Courbet, le Portrait
de Michel Leiris de Francis Bacon voisinent avec des oeuvres moins connues et des photographies de
l’artiste américaine Nan Goldin.


Dans chaque oeuvre « qui lui parle », c’est une tranche d’humanité que Patrice Chéreau découvre,
une archéologie du sentiment qu’il met au jour. Derrière l’œuvre, derrière le sujet représenté, banal
apparemment parce que le visiteur ou l’historien s’y sont trop vite habitués, c’est l’homme, la vie
qu’il traque, dans sa beauté et sa faiblesse. Il ne s’agit pas d’ériger sur les ruines du Musée (avec un
M majuscule) ainsi démantelé, les contingences d’un musée imaginaire, formel et intellectuel, de
substituer un ordre à une autre, mais, avec « les visages et les corps » – et il insiste pour l’article
défini –, de ranimer la part de vie enfermée, figée pour l’éternité dans l’oeuvre d’art muséifiée.
Il s’établit un dialogue des œuvres, qui se découvrent l’une à l’autre dans des correspondances
poétiques, dont le metteur‐en‐scène est le révélateur.


Au final, il s’élève de tous ces visages et de ces corps, rassemblés comme dans un grand opéra, un
long chant mélancolique et plaintif, cruel quelquefois, avec ses moments de grâce et de désespoir,
une quête de la beauté, à tout instant menacée par le temps, par le travail, par le désir, par le regard
du spectateur. Que reste‐t‐il, au terme de ce tri ? La beauté éternelle et immuable, celle qui regarde
du côté de l’idéal, a disparu : peu de corps d’hommes exaltés dans la force de l’âge, ou alors
seulement soumis à une contrainte, des Christ morts, des dépositions, des saints anémiés ou des
philosophes au bord du suicide… quand ils ne sont pas disséqués, débités en morceaux comme dans
ces Fragments anatomiques de Géricault.


Car, dans ce monde imaginaire que reconstitue Patrice Chéreau, comme un reflet du nôtre, les
hommes et les femmes luttent pour avoir, ne serait‐ce qu’un instant encore, leur part de beauté.
Sébastien Allard (extrait du livre : Patrice Chéreau, Les visages et les corps, musée du Louvre)

20 août 2008

Le temple de Zeus

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Quitte à prolonger notre visite à Olympie, autant passer par le Louvre qui détient bon nombre d'originaux dont les métopes du Temple de Zeus représentants les douze travaux d'Heracles.

Une magnifique maquette qui illustre simplement et visuellement ce que notre guide n'a jamais réussi à nous faire comprendre sur place.

Photo Lexilogos.com

08:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louvre, temple, zeus, olympie |  Facebook |

07 janvier 2008

GRANDE GALERIE - Le journal du Louvre

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GRANDE GALERIE - Le journal du Louvre N°2 en kiosque. 6,90 €

Je le découvre...

C'est un magazine passionnant, comme on peut s'y attendre avec un tel sujet.

Les dossiers :

L'Egypte du Nouvel Empire avec la négation de toutes les idées pittoresques et irréelles historiquement.

Les nouvelles oeuvres présentées.

L'exposition temporelle (L'Iran Safavide 1531-706)  

Mais aussi, l'art contemporain, quelques clins d'oeil aux Musées voisins (L'article sur les amis de Delacroix est captivant)...

Une revue de qualité, à conseiller. (Vu le prix... autant choisir l'abonnement à 15€ les quatre numéros) 

 

11:56 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : GRANDE, GALERIE, MAGAZINE, LOUVRE |  Facebook |

23 avril 2007

Phryné affole le XIXème siècle

Phryné était l'histoire en vogue au XIXème. A Thèbes, la belle réussit à séduire le sculpteur Praxitèle et à poser pour lui. Elle aurait ainsi prèté ses traits à l'Aphrodite de Cnide.

Accusée d'impiété, Phryné ne devra son salut qu'à son cul qu'à sa plastique parfaite. Son avocat, Hypéride, dévoilera ses charmes auprès des juges qui ne pourront que conclure au caractère quasi divin de la belle.

 

Au Salon de 1861, Jean-Léon Gérôme propose une Phryné au visage masquée qui fait bander baver une horde de juges. :-P  Scandale assuré. Le corps de la belle est ingrois et l'anatomie peu réaliste.

 

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En 1845, Pradier sculpte dans du marbre de Paros une Phryné lumineusement divine. Hommage au maître et à l'amant, elle respecte les caractéristiques des oeuvres de Praxitèle.

 

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22 avril 2007

PRAXITELE AU LOUVRE

 

medium_Aphrodite.jpgQuatre inscriptions sont véritablement attribuées au sculpteur grec Praxitèle. Athénien, vivant au IVème siècle avant JC, ce grec est resté célèbre pour sa première représentation statuaire d'une femme entièrement nue dans l'Antiquité  : Aphrodite de Cnide. A l'origine, cette statue fut représentée dans deux versions : une vêtue qui fut adoptée par la ville de Cos et une nue qui fit la célébrité de la ville de Cnide. Les caratéristiques de la sculpture de Praxitèle sont déjà là : une silhouette juvénile, un déhanché consolidé par un vase ou un arbre et une finesse dans les mouvements.

 Deux autres statues sont attribuées au sculpteur : Apollon Sauroctone (tueur de lézard) et le Satyre au repos. L'Apollon Sauroctone est un adolescent prêt à tuer un lézard grimpant sur une branche d'arbre. Son visage est androgyne, son corps complètement déhanché.

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Le Satyre au repos est un jeune homme identifiable à ses oreilles pointues et sa peau de panthère qu'il porte en écharpe. Il s'acoude à un tronc d'arbre, toujours en position déhanchée. 

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A partir de ces trois statues, le Louvre expose les copies et les oeuvres inspirées de Praxitèle du IVème siècle avant JC à nos jours. L'exposition magnifiquement mise en lumière (statues de marbre ou de plâtre sur fonds noirs) permet de retrouver les mythes de l'Antiquité et de croiser des oeuvres qui ont traversé les siècles. Il s'agit de la plus importante rétrospective consacrée à la sculpture grecque jamais organisée en France.

En clin d'oeil, Praxitèle se trouve également à l'entrée de la Galerie Véro-Dodat dans le 1er arrondissement à Paris sous les traits de son Satyre au repos. 

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00:45 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : PRAXITELE, LOUVRE |  Facebook |