14 octobre 2010

Certains l’aiment chaud et Marilyn de Tony Curtis et Mark A. Vieira

 

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Une lecture de l’été qui prend un tout autre sens maintenant que Tony Curtis  s’en est allé. Certains l’aiment chaud et Marilyn  nous livre ses souvenirs du tournage de Some Like it Hot de Billy Wilder où il partageait pour la première fois le haut de l’affiche à égalité avec deux stars du moment Jack Lemmon et Marilyn Monroe.

Au début du récit, je craignais que Tony Curtis ne sombre dans des excès de suffisance et d’autosatisfaction ayant eu une liaison furtive avec Marilyn alors qu’ils n’étaient ni l’un ni l’autre connus. Et au final, ce « détail » explique parfaitement leur relation durant le tournage. Le texte n’est pas racoleur et surtout très révérencieux envers Marilyn. Celle-ci n’est pas présentée comme une blonde écervelée, mais plutôt comme une formidable actrice perpétuellement  torturée par son manque de confiance en elle-même. Un personnage complexe, jouant de sa séduction mais  sur la défensive. Un passage de sa vie qui annonce sa fin tragique quelques années plus tard.

Billy Wilder en eût quand même plein le dos à tous les sens du terme. La construction du film – écrit pendant le tournage – nous  passionne et nous fait revivre la genèse de scènes désormais cultes.

L’occasion de revoir le film.

 

 

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Captures Maan

 

 

 

 

11 octobre 2006

Marilyn, dernières séances de Michel SCHNEIDER

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Marilyn et son psy Ralph Greenson.

C'est le thème de ce roman de Michel Schneider qui se fondant sur un lourd travail de recherches, nous propose sa version des trente derniers mois de l'actrice.

Je ne vous écrirais pas que ce livre est facile à lire. Le poids de la détresse de Marilyn Monroe est pesant. L'univers malsain de la mafia d'hollywood associée à l'utilisation massive des barbituriques nous amène tranquillement vers la question : pourquoi ? Pourquoi ce gâchis ? Comment une femme aussi belle et magique peut elle se détruire à ce point ?

Alors il y a le plaisir de croiser Anna Freud, les Kennedy, Sinatra, Truman Capote, Montand dans les méandres de la relation analyste-patient. Marilyn avait besoin de son psy pour aller travailler, faire face à sa peur du regard des autres. Greenson avait décidé de la soutenir... jusqu'à la fin. Comme témoin de sa mort, certains se sont même demandés s'il n’avait pas participé à son départ.

Certaines scènes sont particulièrement marquantes : l'anniversaire de Kennedy ou le tournage de son dernier film.  Là où certains ne voient que glamour et starification de l'image, Schneider nous dévoile l'autre côté du miroir. L'angoisse, les excès de médicaments, la mort.

Marilyn est morte à 36 ans. Pourquoi ai-je cette image d'une géante indétrônable, alors qu'elle n'était qu'une petite fille en manque d'amour ?