13 juillet 2011
Rencontre avec Jean-Laurent Cochet : l'art du comédien
Une rencontre avec Jean-Laurent Cochet, après une rerésentation de Tu m’as sauvé la vie de Sacha Guitry à la Pépinière, c’est un moment unique, où dans le calme d’un repas en terrasse place du Marché Saint Honoré, alors que la nuit commence à tomber, nous pouvons échanger : lui me faire profiter de son (immense) culture et moi grandir en buvant ses mots.
Jean-Laurent est actuellement le maître Yoda du théâtre. Il a la Force et sait la transmettre. L’image pourrait vous faire rire, voire vous choquer de mêler un blockbuster de science-fiction américain avec les classiques du théâtre français, mais elle est de lui. Jean-Laurent passionne par son analyse précise et réaliste de l’art théâtral comme du cinéma. Inutile de louvoyer ou d’essayer de le tromper. Un véritable comédien sera encensé au premier regard, un faiseur de passage sera immédiatement démystifié.
Quels sujets avons-nous abordés ? Les principaux de son dernier livre (incontournable pour les acteurs). Sa relecture des classiques qui vous donne envie de les sortir de votre bibliothèque et de vous plonger dans Molière, Musset, Corneille avec une précision et une passion qu’aucun professeur de français ne vous aura jamais apportées ; puis enchainer sur la distinction acteur / comédien qui ne vous fera plus jamais regarder un Belmondo comme un Caubère tout en appréciant les deux ; vous promener en sa compagnie dans les mémoires de Cocteau ; vous apprendre à respirer, rire, pleurer, simplement en écoutant votre corps.
Vouloir arrêter la nuit…
Le laisser partir et entendre Pascale Bordet crier au chauffeur de taxi : à Deauville !
11:28 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES du temps retrouvé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-laurent, cochet, comédien, art, pygmalion, théâtre, guitry, cocteau |
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14 janvier 2011
Anny Duperey par Pascale Bordet dans RAPPELS
RAPPELS, le magazine des Théâtres inaugure dans son numéro de Janvier-Février une nouvelle rubrique : les bêtes de scènes.
Des artistes croqués par l'incontournable créatrice de costumes Pascale Bordet sous les traits d'animaux.
Anny Duperey ouvre le bal, se parant d'un costume de poule de luxe, clin d'oeil à son prochain livre en préparation sur... les poules.
Comme toujours avec Pascale Bordet, le trait est précis, fin, drôle mais plein de tendresse. Nous adorons.
Et comme j'ai la chance (et l'honneur) d'avoir été imaginé en renard-dandy, c'est l'occasion ou jamais de vous présenter sa vision du véto :
10:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle, SONGES humoristiques, SONGES imaginatifs, SONGES parisiens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pascale, bordet, rappels, anny, duperey, aquarelle, costumes, théâtre |
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21 décembre 2010
My Fair Lady au théâtre du Châtelet
Pour la première fois en France, My Fair Lady le musical arrive au théâtre du Châtelet (Merci Messieurs Choplin et Brégy).
George Bernard Shaw n'était pas chaud (facile celui là...) de son vivant de voir adapter son Pygmalion en comédie musicale. Alan Jay Lerner l'adapta en 1950 et offrit un triomphe à la sublime Julie Andrews avant qu'Audrey Hepburn ne l'immortalise au cinéma.
Tout le monde connait les chansons de My Fair Lady consciemment ou non. Entendre ces classiques les uns après les autres rivalise avec la playlist des plus grandes stars actuelles. Faire revivre la petite marchande de fleurs dans le Londres de l'avant guerre est un pari risqué et gagné par la production du Châtelet. Le style edwardien est particulièrement bien rendu par une scène très mobile, alternant les décors intimistes (la maison de Higgins) et les grands tableaux spectaculaires (l'Opéra, Ascot, Covent garden). Les moments comiques - même s'ils sont devenus des classiques - sont très bien rendus et doivent beaucoup à l'interprétation toute en finesse d'Eliza.
Entre Lady Gaga à Bercy et Lady Eliza au Châtelet... nous dirons avec un bel accent cockney :
Little monsters... move your godammit ass !
09:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : my fair lady, théâtre, châtelet, paris |
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06 novembre 2010
Patrice Chéreau invité du Musée du Louvre
LES VISAGES ET LES CORPS
Une quarantaine d’oeuvres, au total, issues des collections du musée du Louvre, du musée national
d’art moderne‐Centre Georges‐Pompidou, du musée d’Orsay, du musée de l’Orangerie, du musée
des Beaux‐Arts de Tours et du musée Fabre à Montpellier. Des chefs‐d’oeuvre comme L’Homme au
gant de Titien, le Christ mort de Philippe de Champaigne, L’Origine du monde de Courbet, le Portrait
de Michel Leiris de Francis Bacon voisinent avec des oeuvres moins connues et des photographies de
l’artiste américaine Nan Goldin.
Dans chaque oeuvre « qui lui parle », c’est une tranche d’humanité que Patrice Chéreau découvre,
une archéologie du sentiment qu’il met au jour. Derrière l’œuvre, derrière le sujet représenté, banal
apparemment parce que le visiteur ou l’historien s’y sont trop vite habitués, c’est l’homme, la vie
qu’il traque, dans sa beauté et sa faiblesse. Il ne s’agit pas d’ériger sur les ruines du Musée (avec un
M majuscule) ainsi démantelé, les contingences d’un musée imaginaire, formel et intellectuel, de
substituer un ordre à une autre, mais, avec « les visages et les corps » – et il insiste pour l’article
défini –, de ranimer la part de vie enfermée, figée pour l’éternité dans l’oeuvre d’art muséifiée.
Il s’établit un dialogue des œuvres, qui se découvrent l’une à l’autre dans des correspondances
poétiques, dont le metteur‐en‐scène est le révélateur.
Au final, il s’élève de tous ces visages et de ces corps, rassemblés comme dans un grand opéra, un
long chant mélancolique et plaintif, cruel quelquefois, avec ses moments de grâce et de désespoir,
une quête de la beauté, à tout instant menacée par le temps, par le travail, par le désir, par le regard
du spectateur. Que reste‐t‐il, au terme de ce tri ? La beauté éternelle et immuable, celle qui regarde
du côté de l’idéal, a disparu : peu de corps d’hommes exaltés dans la force de l’âge, ou alors
seulement soumis à une contrainte, des Christ morts, des dépositions, des saints anémiés ou des
philosophes au bord du suicide… quand ils ne sont pas disséqués, débités en morceaux comme dans
ces Fragments anatomiques de Géricault.
Car, dans ce monde imaginaire que reconstitue Patrice Chéreau, comme un reflet du nôtre, les
hommes et les femmes luttent pour avoir, ne serait‐ce qu’un instant encore, leur part de beauté.
Sébastien Allard (extrait du livre : Patrice Chéreau, Les visages et les corps, musée du Louvre)
11:30 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES d'expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louvre, chereau, peinture, theatre, cinema, photographie, danse |
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21 octobre 2010
Bidules trucs de Pierre Notte

Le passage de l'adolescence à l'âge adulte au travers de dix petites pièces de théâtre.
Beaucoup de tendresse, d'humour mais aussi de l'amertume, un soupçon de cruauté... Pierre Notte ou la vision poétique de la vie par un homme de théâtre.
Les illustrations de Pascale Bordet qui à force d'ajouter des cordes à son arc le transforme en lyre épousent parfaitement le ton de Pierre Notte.
11:54 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES à lire, SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre, notte, avant, scène, théâtre, bidules, trucs, pascale, bordet |
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18 juin 2009
Alexandre Tharaud joue Ravel au TCE
Alexandre Tharaud seul, face à son piano à queue ("long isn't it ?" comme disait le loup de Tex Avery).
Un régal, mélange de subtilité, de finesse et d'émotion, le pianiste a interprété l'intégrale de la musique pour piano de Ravel.
Si vous ne l'avez jamais écouté, laissez-vous tenter par ses Valses de Chopin (plus accessibles).
On ne peut qu'apprécier la dextérité et la subtilité de ses mains magiques.
Saviez-vous qu'il ne possède pas de piano chez lui de peur de ne plus le quitter ?
Et sa date de naissance ? Très bonne date. Je vous le confirme.
09:38 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle, SONGES musicaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : akexandre, tharaud, piano, pianiste, musique, concert, theatre, champs, elysees |
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14 janvier 2009
Théâtre à Londres
Un bon plan à saisir pour les amateurs de théâtre bilingues : les planches de Londres.
Alors que les prix des places à Paris ne cessent de monter et la qualité des affiches de s'effriter, Londres rivalise de programmes alléchants. Qui a vraiment envie de voir Bernard Tapie, Steeve Boulay, Bernard Menez, Chevalier et Laspales pour ne citer que les plus grands ,alors que Londres nous offre Judi Dench, Kenneth Brannagh ou Jude Law dans les feux de la rampe pour des prix de places autour des 30 euros.
Jude Law dans Hamlet en Août pour nous... c'est mieux que Véronique Genest dans Mme Butterfly, non ?
09:44 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : londres, london, theatre, spectacle |
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13 janvier 2009
Le clan des divorcées
Le Clan des divorcées est une pièce de théâtre de Alil Vardar.
L'histoire met en scène Humily de Malanpry, une bourge très Versailles qui quitte son mari et se trouve obligée de sous louer un appartement avec Mary Bybowl, une bombe anatomique décérébrée et Brigitte une rurale plus taillée comme un rugbyman version ante calendrier des Dieux du Stade. Trois femmes divorcées que tout oppose.
Nous sommes arrivés sur invitation avec la grande crainte de se faire avoir une Nième fois avec un mauvais boulevard. (J'ai juré de ne plus me faire prendre à ces pièces insupportables qui ne font rire que les fans de Jean Roucas ou autre Bernard Menez). Les sueurs froides ont commencé à surgir lorsque je me suis rendu compte que Brigitte était interprétée par un homme et que nous allions vivre un succédané de Ma femme s'appelle Maurice ou autre pièce homophobe.
Le résultat est tordant de rire.
Brigitte est réellement une femme, un peu rustre mais ultra comique, il faut la voir déçue de ne pouvoir rencontrer Zobman et interprétant le super héros à la recherche de la femme de ses rêves le braquemard au vent. Nous avons retrouvé l'humour du Splendid à la grande époque de Le père Noël est une ordure. Un bon moment de détente interprété magistralement par Eric Collado.
09:08 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : theatre, clan, divorcees, collado, legitimus |
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02 janvier 2009
Pascale Bordet - La magie du costume
09:37 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES à lire, SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pascale, bordet, magie, costume, livre, theatre, acte |
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12 mars 2008
LA MEGERE APPRIVOISEE à la Comédie Française

14:34 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : megere, apprivoisee, shakespeare, comedie, francaise, theatre, korsunovas |
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14 février 2008
CROQUE MONSIEUR au théâtre des Variétés
Coco de Marseille... quatre maris, quatre fois veuve ! Le dernier en date n'est pas encore froid, il vient de se suicider pour cause de banqueroute. Un problème pour Coco, oisive et habituée au luxe.
Attention : Boulevard. La pièce de Marcel Mithois ne donne pas dans la finesse (ce n'est pas le genre) mais malheureusement ne provoque pas les éclats de rire attendus. Isabelle Mergault a beau apporté son chien et son bagout à Coco la veuve vite consolée, il manque une poussière d'étoile à cette comédie à gros moyens. Le décor, véritable personnage à lui tout seul est exceptionnel et évoque l'ambiance des films de Tati (sièges électriques, tapis roulants...), les costumes de Pascale Bordet sont sublimes (de la véritable création sur mesures) mais la mise en scène ne relève pas un texte assez pauvre et parfois mal dit. En résumé, c'est long, pas toujours bien joué, pas très drôle et on regrette de ne pas avoir vu Jacqueline Maillan dans le rôle il y a quarante ans.

10:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CROQUE, MONSIEUR, MERGAULT, THEATRE, VARIETES |
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09 octobre 2007
Tout le monde devrait courir voir ce fou de Metayer
Fascinant, drôle, impressionnant, émouvant, grandiose, intime, super production, un casting sur mesure, félicitations...
Tout cela pour le dernier show gigantesque de la capitale : Un Monde fou au théâtre la Bruyère
avec ... Eric Métayer et ...
Non. C'est tout. Tout seul, pas d'accessoire. Un décor classique. Mais 32 personnages que vous connaîtrez parfaitement en sortant et les coulisses d'un grand restaurant parisien.
Le plan de table, les rendez-vous, c'est Sam, le réceptionniste qui tient tout cela. Et tout le monde l'appelle sur ses deux lignes disponibles : le tout-Paris (les de... qui veulent la table 31, le boy à tout faire de Naomi Campbell), le tout-province, la connaissance d'enfance, le père tout récemment veuf qu'il ne faut pas laisser tomber, les japonais de passage, ... et la vocation de Sam qui rêve de décrocher un rôle au théâtre (ses "amis" comédiens qui se foutent de lui, son agent, le secrétaire qui fait barrage...)
32 pour le prix d'une place et une soirée rythmée drôle et émouvante. Allez, ça ne se manque pas.
14:30 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : METAYER, ERIC, MONDE, FOU, BRUYERE, THEATRE |
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01 octobre 2007
PUZZLE de Woody Allen
« La vie est faite de chemins que l’on a pas pris »Au début des années 50, à Brooklyn, Alma entre en scène. Jeune écrivain refusant les codes et les clichés de la société, elle nous invite à découvrir l’histoire de sa famille.
Tout d’abord ses parents : Lou et Fay deux bijoutiers ruinés, obligés de vendre leur maison pour éviter la faillite de leur entreprise et condamnés à vivre dans un trou à rat si la chance de change pas de main. Eddie, le frère d’Alma vit désormais à Hollywood et n’a d’yeux que pour la secrétaire de son oncle Phil :Diane.
Pourquoi Fay et Lou ont-ils rejeté leur fille Alma ?
Pourquoi Lou ne supporte t’il pas son beau-frère Phil ?
Eddie choisira t’il entre son bonheur personnel et le redressement de l’affaire paternelle ?
Pourquoi Lou pardonne t’il tout au nom de l’amour ?
Diane préférera t’elle l’amour à l’argent ?
Beaucoup de pièces dans ce Puzzle (A second hand memory) de Woody Allen subtilement adapté par Sébastien Azzopardi.
Mise en scène et écrite comme un film, cette comédie psychanalytique ne cesse de jongler entre les flash-back et les accélérations temporelles. Brillamment interprétée (tous les rôles sonnent justes), on se laisse transporter dans cette famille et n’acceptons de quitter la salle qu’au prix d’une terrible claque finale : « Si un homme construit son propre piège, il n’y a que lui pour savoir comment en sortir. » Mais à quel prix ?
Michel AUMONT, Geneviève FONTANEL
Gérard LARTIGAU,
Sébastien AZZOPARDI, Anne LOIRET,
Julie de BONA & Marie LE CAM
21:35 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : PUZZLE, WOODY, ALLEN, AZZOPARDI, THEATRE, AUMONT, FONTANEL |
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07 février 2007
Le jubilé jubilant de Catherine Samie
Catherine Samie vient de s’installer pour quelques jours au SONGE D’UNE NUIT D’ETE PALACE. Le 3 janvier dernier, la Doyenne de la Comédie Française a laissé sa place à Christine Fersen. Elle devient donc Sociétaire Honoraire de la maison de Molière.
Sociétaire depuis 1962, Doyenne depuis 1989, la Comédie Française se devait d’honorer sa fidèle et dévouée pensionnaire entrée en 1956. Un immense portrait de Catherine a été dressé au dessus du premier balcon de la place Colette et toute la troupe s’est réunie pour honorer leur amie. C’est Céline Samie, sa fille, qui nous a accueilli sur scène auprès du buste de Molière : « Maman, je ne te vois pas, mais je sais que tu es là, dans la salle… » et nous avons vu défiler les comédiens, des plus jeunes admis sur les planches de la salle Richelieu au plus anciens. Des plus drôles aux plus émouvants avec une mention particulière pour le savoureux duo Guillaume Gallienne et Denis Podalydès jouant respectivement la Samie et la Fersen dans une impayable passation de pouvoir.
Catherine Samie, c’est avant tout une voix, un visage et une présence. Cette comédienne qui a su se rider, se marquer, laisser la vie lui modeler son magnifique visage. Elle a incarné les personnages de Molière, Marivaux, Labiche, Feydeau, Beaumarchais, Brecht, Strindberg, Tchekhov, Shakespeare, Beckett, Duras…
Pendant que les drilles de la soirée s’en donnaient à cœur joie, une artiste peaufinait une sculpture de Catherine Samie. A la fin de la représentation, le buste a été déposé sur scène, en tête à tête avec celui de Molière pour l’éternité.
Mais que fait Catherine dans notre hôtel aujourd’hui ? Ne le répétez pas… elle rencontre dans le salon d'hiver quelqu’un qui lui a toujours été très cher… un certain Jean Baptiste Poquelin.




14:10 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SAMIE, COMEDIE FRANCAISE, THEATRE, JUBILE, JUBILANT |
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09 septembre 2006
The Adjani Show : Première de Marie Stuart, hier soir à Marigny
Rendez-vous avec la mort pour Marie Stuart.
Le décor est sobre. Des dalles murales rouges éclaboussées de sang, emmurent Marie Stuart. Un passage s’ouvre vers les nuages : Eden ou couloir de la mort ?
Elle erre seule dans le château et rencontre son bourreau qui la décapitera dans deux heures.
Marie Stuart est catholique. Parce qu'elle s'est opposée à Elisabeth I, elle est enfermée depuis 20 ans et attend sa mort. La cérémonie est programmée. Huit cents personnes sont attendues. Pour ses deux dernières heures, elle est entourée de son médecin, de son apothicaire de deux valets et deux servantes. Le bourreau ne devrait pas avoir de contact avec elle, mais Marie Stuart a décidé de se faire habiller dans la salle de son exécution. Il ne fait pas bon être croyant à cette époque : catholiques contre protestants, protestants contre catholiques. La mort est au rendez-vous.
Le retour d’Isabelle Adjani depuis sa magnifique prestation dans La Dame au Camélia est un tour de force, une performance. Elle apparaît en scène dans une chemise de nuit souillée, les cheveux gras, les racines grises. Marie Stuart est à bout. Elle va mourir. Petit à petit, son entourage lui apporte un corset, une chemise, ses bijoux, sa perruque, son manteau… la Reine revient pour tirer une ultime révérence. Adjani nous envoûte de la première seconde à la fin des rappels. Elle donne vie à un texte déjà recouvert d’un linceul et nous donne envie de connaître la vraie Marie Stuart. Celle qui se passionnait pour le Pape mais aussi pour ses nombreux maris (les a-t-elle réellement empoisonnés ?) et pour cette vie futile.
Un quart d’heure de rappel en standing ovation. Welcome back Madame, votre public était comblé.
00:05 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : Adjani, Marigny, Théâtre, Songe d'une nuit d'été |
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08 septembre 2006
TEASER
07:40 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Adjani, théâtre, Songe d'une nuit d'été, Marigny |
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