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27 février 2008
Bienvenue chez les ch'tis

Philippe Abrams passe de la Poste de Salon de Provence à celle de Bergues parce qu'il a essayé d'assurer sa mutation en se faisant passer pour un handicapé. Après les clichés et les idées toutes faites, l'arrivée d'un "sudiste" dans ch'nord ne se fait pas sans peine.
Le scénario ? Pas besoin ! Le comique de situation est ici à son apogée avec une grande tendresse pour le Nord et ses habitants. (On voit que Dany Boon sait de quoi il parle). Un peu de mauvaise fois aussi : l'alcool et les fêtes bien grasses ne sont pas toujours aussi drôles. Mais on passe un très bon moment avec ces joyeux compères que l'on semble connaître depuis des années. Alors ... c'est parti pour une initiation gratos heinnnn !
Les CH à la place des S, les O à la place des A... un coeur qui déborde et sonnez les cloches !
Photo allocine.com
17:47 Publié dans SONGES de ciné | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dany, boon, ch'tis, kad, merard, renaud
26 février 2008
Paris (6) - PARIS de Cédric Klapisch
Klapisch est il un imposteur ?
PARIS, l'histoire d'un danseur dont le coeur ne veut plus battre mais qui a quand même une soeur avec un coeur plus gros que le sien.
Une ville magnifique, subtilement filmée, des rôles dans tous les coins avec, à chaque fois une scène parfaite : la boulangère (Karine Viard et sa Beurette), Luchini et Benichou (la première séance chez le psy, hilarante) et surtout Romain Duris et Juliette Binoche que je découvre comme deux diamants qui n'attendaient que d'être taillés.
Duris et Binoche sont pour moi capables du meilleur (L'Auberge espagnole - Fatale) comme du pîre (Molière ou Décalage Horaire). Klapisch les surpasse complètement. Ce qui ne surprend pas pour Duris (son acteur fétiche) est fragrant pour Juliette Binoche. Pas de pathos, rien de surjoué, pas de maquillage inutile. Juste du vrai, du réel, du naturel. Il risque de mourir ? Pas besoin de convoquer un orchestre symphonique et de lancer les violons : le plus beau merci du cinéma entre un frère et sa soeur devant l'ascenceur et je peux vous assurer que les larmes seront au rendez-vous.
Pourquoi commencer par une telle phrase si éloignée de ce que je viens de vous raconter ? Parce que peut-être que sous des airs naturels et innés, ce superbe film construit à la virgule près n'est pas si réel que cela et que dans sa manipulation du spectateur, Klapisch cache bien son jeu : celui d'être un grand cinéaste.
09:32 Publié dans SONGES de ciné | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : paris, klapisch, duris, binoche, luchini
25 février 2008
Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Après les César (photo ci-dessus) et les nominations pour les Oscar !
L'occasion de reparler de Persepolis le sublime film d'animation dessiné par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud avec les voix de Chiara Mastroianni (Marjane), Catherine Deneuve (la mère) et Danielle Darrieux (la grand'mère).
Beaucoup d'émotions dans l'évocation de l'Iran de 1978 à 1984 de Marjane, une petite (puis jeune) fille élevée par des parents modernes en plein tourbillon de la révolution et de la chute du Chah. Le port du voile obligatoire, la répression, le massacre des élites intellectuelles. Après un passage par l'Autriche (et la dernière fois qu'elle verra sa grand mère),Marjane découvre la liberté et l'adolescence.
Photo DocDarkSide
10:49 Publié dans SONGES de ciné | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : persepolis, oscar, cesar, marjane, satrapi, paronnaud, mastroianni
23 février 2008
Ma nuit des CESAR 2008
Au-delà du palmarès contestable comme chaque année (querelles de clochers, partisans, fans, absents...), on pourra saluer le choix en meilleur film et meilleur réalisateur de La Graine et le Mulet d'Abdellatif Kechiche. Les critiques à peine masquées de de Caunes à Christine Albanel, les ray ban de Jean Rochefort façon Don Salluste, l'enthousiasme de Roberto Benigni, le défilé de cabots sur scène...
Et pour vous vous faire partager quelques émotions via mon appareil photo :
Alice Taglioni parce qu'elle ne porte pas seulement des sacs à main,
Jeanne Moreau pour sa gentillesse, sa disponibilité et l'hommage au cinéma.
Isabelle Carré pour tout ce qu'elle représente de finesse, de qualité de jeu, de qualités humaines
Antoine De Caunes pour les rires et la qualité de sa prestation
Chiara Mastroianni pour sa beauté, sa voix dans Persepolis et sa lignée
Grégoire Leprine-Ringuet pour sa révélation au cinéma
12:30 Publié dans SONGES de ciné, SONGES de télé | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cesar, cesars, 2008, photos, alice, taglioni, chiara
20 février 2008
THRILLER de MICHAEL JACKSON a 25 ans

Truc de vieux. Ah la vache !
25 ans... prends-toi ça dans les dents !
L'album ressort avec quelques nouvelles versions qui ne valent pas les originales. Un must.
Alors... pour un bientôt quadra (encore quelques décennies années mois merci) ça veut dire que je l'ai découvert à 15 ans et je m'en souviens très bien. (ça rassure pour Alzheimer). Les premiers clips aux Enfants du Rock le vendredi soir qu'il fallait se faire enregistrer sur VHS ou Betamax pour le jour où moi aussi j'aurai un magnétoscope dans le salon. Le choc de découvrir Billie Jean, Thriller et ses monstres, Beat it...
On me l'a offert pour Noël, une cassette audio. Lorsque j'ai raconté ça à MiniDéesse, elle a éclaté de rire en me demandant :"Qu'est ce que c'est une cassette audio ?" et de me renvoyer au stade du microsillon 78 tours.
Aucun respect, ces petits jeunes.
21:15 Publié dans SONGES musicaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : MICHAEL, JACKSON, THRILLER, 25, ANS
18 février 2008
Changer ? Moi, jamais ! - Pascal Neveu
"Carpe diem". ("Profite du jour présent") C'est ce qu'enseigne John Keating dans le Cercle des Poètes disparus de Peter Weir. C'est ce qui ressort du livre de Pascal Neveu.
Avez-vous changé ? Changerez-vous ?
A cette question, nous répondons simplement : "Bien-sûr !" et pourtant ...
Pascal Neveu présente la psychologie du changement : Comment nous construisons notre identité depuis notre plus petite enfance, comment nos parents, notre univers proche et la société nous modèlent, puis étudie ce que nous cherchons à changer chez l'autre ou chez nous-mêmes. Autant de situations pasionnantes parce qu'illustrées d'exemples vécus et concrets à la fois dans la vie actuelle (probablement tirés de son propre cabinet d'analyse) mais aussi de la littérature (Les Contes d'Andersen), du cinéma (My Fair Lady de Cukor, Le Miroir à deux faces d'André Cayatte) ou de grands classiques (Freud, Lacan... ) mais toujours simplement et clairement.
"Aucun psy ne peut soutenir qu'il n'a pas changé. J'ai changé maintes fois dans tous les domaines. Ma route a croisé celle de nombreuses personnes. Ces échanges, ces relations, ces contacts m'ont appris à savoir qui j'étais et m'ont permis de continuer à me découvrir. Et puis, un jour d'octobre, une rencontre a transformé ma vie... Celle qui m'a confirmé que le plus beau changement est celui qu'on réalise en accord avec soi, dans un grand élan de construction et d'évolution".
Le livre n'apporte pas de solutions toutes prêtes aux éventuels changements que vous voudriez entreprendre. Il apporte des clés de réflexion et une conclusion magnifique et positive sur ce que devraient être nos vies.
Pascal Neveu - Changer ? Moi, jamais ! - Editions de l'Archipel.
Psychanalyste et psychothérapeute, Pascal Neveu intervient sur différentes questions de psychologie fondamentale auprès du personnel hospitalier et de cadres d'entreprises. Il exerce en cabinet et enseigne à Paris. Spécialiste du deuil, il anime également une cellule psychologique pour les orphelins et les veuves de sapeurs-pompiers.
10:05 Publié dans SONGES à lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PASCAL, NEVEU, CHANGER, MOI, JAMAIS, EDITIONS, ARCHIPEL
16 février 2008
GOOD CANARY au théâtre Comedia
Cristiana Reali et Vincent Elbaz dans une pièce de Zach Helm. Mise en scène de John Malkovich.
Ils s'aiment. Beaucoup ... trop peut-être. Jacques vient de sortir son premier livre, la critique est excellente, mieux qu'excellente, elle l'encense. Annie est un peu névrosée. Un peu ? C'est un simple mot. Complètement dépendante des amphétamines, elle se fait maigrir, alterne les crises de boulimie et d'anorexie, frôle l'hystérie, la parano, ajoute quelques touches d'alcoolisme. Que cache t'elle ? Un drame dans son enfance ? Un secret de son présent ?
L'interprétation de Cristiana Reali est prodigieuse. Mise en valeur par ses partenaires bien sûr qui lui donnent la réplique (sans avoir à défendre des rôles aussi impressionnants), la belle nous touche et nous émeut dans ce personnage que l'on pourrait trouver caricatural si elle ne lui apportait cette humanité. Le décor en véritable écrin (six cubes servant à projeter un appartement new yorkais, une rue, un café et les délires de la drogue) sert véritablement le propos.
Ils s'aiment. Beaucoup ... trop peut-être ? Jusqu'où peut-on aller lorsque l'on aime. Change t'on quelqu'un pour soi ou pour l'autre. Peut on changer quelqu'un ? C'est le sujet de cette pièce et nous en reparlerons.
23:55 Publié dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : GOOD, CANARY, CRISTIANA, REALI, VINCENT, ELBAZ, MALKOVICH
15 février 2008
CHRISTOPHE WILLEM A L'OLYMPIA
On l'attendait... depuis sa Nouvelle Star, Christophe Willem avait largement acquis nos suffrages par sa voix (bien-sur) mais aussi sa gentillesse, son physique atypique et sa présence. Alors sur scène ? Le pied total. Très à l'aise, il assure d'une voix magnifique les chansons de son album Inventaire en transcendant les quelques titres imparfaits. Quant aux tubes (Double Jeu, Jacques à dit, Elu produit de l'année, Kiss the Bride), ils emportent tout l'Olympia en le transformant en dance floor.
Pour la Saint Valentin, nous avons eu droit à un solo piano magnifique de I will always love you de Whitney Houston, cristallin (déjà découvert sur M6 pour les fans), malheureusement un peu plombé sur scène par le boulet la bonne copine Elisabeth à guirlande électrique autour du cou qui fêtait aussi son anniveraire.
Généreux, présent, deux heures de concert, de multiples passages dans la salle, Christophe Willem est tout frais, il aime ça et .. nous aussi.
08:40 Publié dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : CHRISTOPHE, WILLEM, OLYMPIA, FEVRIER, 2008, INVENTAIRE
14 février 2008
CROQUE MONSIEUR au théâtre des Variétés
Coco de Marseille... quatre maris, quatre fois veuve ! Le dernier en date n'est pas encore froid, il vient de se suicider pour cause de banqueroute. Un problème pour Coco, oisive et habituée au luxe.
Attention : Boulevard. La pièce de Marcel Mithois ne donne pas dans la finesse (ce n'est pas le genre) mais malheureusement ne provoque pas les éclats de rire attendus. Isabelle Mergault a beau apporté son chien et son bagout à Coco la veuve vite consolée, il manque une poussière d'étoile à cette comédie à gros moyens. Le décor, véritable personnage à lui tout seul est exceptionnel et évoque l'ambiance des films de Tati (sièges électriques, tapis roulants...), les costumes de Pascale Bordet sont sublimes (de la véritable création sur mesures) mais la mise en scène ne relève pas un texte assez pauvre et parfois mal dit. En résumé, c'est long, pas toujours bien joué, pas très drôle et on regrette de ne pas avoir vu Jacqueline Maillan dans le rôle il y a quarante ans.

10:00 Publié dans SONGES en spectacle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CROQUE, MONSIEUR, MERGAULT, THEATRE, VARIETES
13 février 2008
Toutankhamon de Christian Jacq
Un vrai pétard mouillé !
A 42 ans, un avocat brillant, Mark Wilder reçoit un message énigmatique l'invitant à découvrir qui il est vraiment... un ultime secret, bien gardé par un prêtre pas très catholique et une jeune et belle égyptienne Ateya.
Alors ? Pfouutt.
Le jeune cadra plein de fougue se saute la belle et chaude égyptienne et découvre plus ou moins des secrets de filiation liés au jeune roi mythique égyptien.
Sincèrement, le style est lourd, il n'y a aucun suspense et l'histoire ne casse pas trois pattes à Anubis.
Christian Jacq s'enlise dans des parutions de plus en plus médiatisées mais de mauvaises qualités. Il est dommage de transformer un bon auteur (La Reine du Nil - Ramses - Le Juge d'Egypte) en une pompe à fric pour XO.
09:40 Publié dans SONGES à lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TOUTANKHAMON, CHRISTIAN, JACQ, XO















