23 juillet 2011

Don d'Ubiquité

Pas facile en ces temps de multiplication de réseaux de garder un blog.

 

Retrouvez-moi désormais sur

 

Facebook/CliniqueVétérinaireduDrFrantzCappé

 

 

Fin de la consultation des archives le 8 août 2011

09:00 Écrit par Frantz Cappé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

21 juillet 2011

Le Caducée d'Hermès

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Souvent confondu avec le caducée des médecins, le caducée d’Hermès présente deux serpents contrairement à celui d’Asclepios (Esculape)

Sous la voûte céleste de l’Olympe (symbolisée par deux ailes déployées), le bâton d’Hermès, offert par Apollon, sépare deux serpents (le bien et le mal) et apporte l’harmonie sur Terre.

Le plus intéressant des demi-dieux, Hermès, messager des Dieux, dieu du commerce et des voleurs, accompagnateur des âmes des défunts vers les rives du Styx est la dualité même que l’on retrouve en tout être vivant : l’équilibre entre le bien et le mal, l’harmonie entre la vie et la mort, honnêteté et la roublardise, l’incompréhension (hermétisme) et la soif de connaissance (herméneutisme).

Il a également donné son nom à un animal qui me touche particulièrement : l’Hermine.

Observez les caducées : le médecin montre le bâton d’Esculape avec son serpent simplement enroulé. Le pharmacien une coupe et un serpent, le vétérinaire… un pauvre logo VÉTÉRINAIRE et un serpent dans une croix.

L’Europe a décidé de placer les vétérinaires dans les professions de services et non de santé. Moi, c’est le caducée d’Hermès qui me convient le plus.

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10:49 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES persos | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : caducée, hermès, mythologie |  Facebook |

13 juillet 2011

Rencontre avec Jean-Laurent Cochet : l'art du comédien

 

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Une rencontre avec Jean-Laurent Cochet, après une  rerésentation de Tu m’as sauvé la vie de Sacha Guitry à la Pépinière, c’est un moment unique, où dans le calme d’un repas en terrasse place du Marché Saint Honoré, alors que la nuit commence à tomber, nous pouvons échanger : lui me faire profiter de son (immense) culture et moi grandir en buvant ses mots.

 

Jean-Laurent est actuellement le maître Yoda du théâtre. Il a la Force et sait la transmettre. L’image pourrait vous faire rire, voire vous choquer de mêler un blockbuster de science-fiction américain avec les classiques du théâtre français, mais elle est de lui. Jean-Laurent passionne par son analyse précise et réaliste de l’art théâtral comme du cinéma. Inutile de louvoyer ou d’essayer de le tromper. Un véritable comédien sera encensé au premier regard, un faiseur de passage sera immédiatement démystifié.

 

Quels sujets avons-nous abordés ? Les principaux de son dernier livre (incontournable pour les acteurs). Sa relecture des classiques qui vous donne envie de les sortir de votre bibliothèque et de vous plonger dans Molière, Musset, Corneille avec une précision et une passion qu’aucun professeur de français ne vous aura jamais apportées ; puis enchainer sur la distinction acteur / comédien qui ne vous fera plus jamais regarder un Belmondo comme un Caubère tout en appréciant les deux ; vous promener en sa compagnie dans les mémoires de Cocteau ; vous apprendre à respirer, rire, pleurer, simplement en écoutant votre corps.

 

Vouloir arrêter la nuit…

 

Le laisser partir et entendre Pascale Bordet crier au chauffeur de taxi : à Deauville !

 

14 juin 2011

HD - Happy Days Diner aux Halles à fuir

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HD comme Happy Days Diner

Un restaurant qui voudrait nous faire revivre les 50's,

HD comme Hot Dog

HD comme Hamburger Dégueu

 

De la junk food que nous voudrions éviter, alors quand vous vous faîtes extrèmement mal recevoir et qu'après 20 minutes d'attente on vous explique que votre chien n'est pas accepté. Un seul conseil : à fuir.

 

HD - Happy Days Diner : unHappy Dog

pour les amis des chiens : à boycotter.

30 mai 2011

BlackBerry vs iPhone

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photo iphone-France.fr

J'ai toujours été adict à mon téléphone. Avec une préférence marquée pour BlackBerry pendant de nombreuses années (claviers très réactifs, gestion des emails parfaite avec élimination sur le site de référence depuis le téléphone même, carte mémoire accessible et gérable à volonté).

Depuis un an et demi, je ne peux plus me passer de mon iPhone qui compense mes irrésistibles qualités défauts (pas de sens de l'orientation, tête en l'air, grand gris avec des chaussures vernies...). L'interface est pratique, le surf sur le net irréprochable, les applications très séduisantes et faciles à installer.)

Mais :

Le BlackBerry est catastrophique sur le web. Les applications sont nulles.

L'iPhone gère les emails comme une patate et sa connexion iTunes est laborieuse. Je pourrais même écrire insupportable. J'ai toujours trouvé que payer sa musique était normal. 9€ un album quand on paye 2 euros son café le matin (voire 8 ou 9 chez Starbuck) ne me dérange pas. Mais lors de la dernière mise à jour et malgré une sauvegarde d'une demi heure, iTunes a effacé les 3/4 de ma musique légalement téléchargée. (Et pas mes albums transférés) 0_0

Résultat... les nerfs. Le dernier Blackberry est une bouse sans nom et iTunes me gonfle sévèrement. J'ai trouvé des logiciels de gestion indépendants d'iTunes mais qu'adviendra-t-il de ma musique lors de la prochaine mise à jour ?

 

12:10 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES de geek | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : iphone, blackberry |  Facebook |

19 mai 2011

SWEENEY TODD au Châtelet

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Le démoniaque barbier de Fleet Street a pris ses quartiers au théâtre du Châtelet.

 

Sweeney Todd est une comédie musicale créée en 1979 par Stephen Sondheim. Un barbier recvient se venger de celui qui l'a envoyé au bagne pour mieux lui voler sa femme et sa fille.

Parolier de West Side Story, Sondheim est également l'auteur de A Little Night of music. Inspiré du mélodrame (aaaahh... la pauvre orpheline que son tuteur veut épouser après avoir violé et fait tué sa mère), Sweeney Todd est avant tout un recueil d'airs très connus repris maintes fois par Sinatra, Streisand ou autre golden voices.

Avec beaucoup d'humour (noir), Sweeney Todd met en scène Mrs Lowett, une effroyable cuisinière qui a défaut de viande de boeuf (ou de chats !) se rabat sur les cadavres de son égorgeur de barbier favori, Todd.

Comme dans toutes les dernières scénographies du Châtelet, la réalisation est parfaite. Qualité du décor, du son, de la lumière, des costumes au service -sans écraser - du livret et de la partition. Un très bon moment relançant le genre musical gore.

18 mai 2011

Juliette et Matoo sur OFFTV

 

Publiée hier, journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la rencontre entre Juliette et Matoo est un pur régal. Entre la gouaille de la chanteuse sale gosse et le blogueur qui traverse l'écran pour devenir journaliste talentueux le courant passe ! Et surtout, le contenu est excellent. Excellent.

09:56 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES musicaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

05 mai 2011

Beaujon - Sanson

J'avais adoré ses poèmes (à emporter partout) et voici le clip sur une musique de Véronique Sanson (excusez du peu...)

C'est simple, pur, bien mis en image. Magique

Songe à relire : Moi, Je...

02 mai 2011

COLLABORATION avec BOUQUET et SANDRE

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Collaboration est une pièce de Ronald Hartwood (connu au cinéma pour les scénarios d'Oliver Twist ou du Pianiste) qui met en scène la rencontre de Richard Strauss et de Stephan Zweig au tout début du nazisme en Allemagne. Le texe n'est pas encore disponible en français, il faudra donc s'y atteler en anglais pour les quelques curieux qui - comme moi - brûlent d'impatience en attendant la rentrée théâtrale de Michel Bouquet et Didier Sandre aux Variétés.

Au sommet de la gloire mais en manque d'inspiration, Richard Strauss, proche du régime nazi, demande au grand auteur juif Stephan Sweig de lui écrire le livret de son prochain opéra La Femme Silencieuse.  Comment le futur Président de la Chambre de Musique du Reich pourra-t-il cohabiter sur la même affiche que le futur expatrié menacé de mort par Goebbels ? L'art peut-il s'exprimer au delà de la haine ?

Le texte est une merveille et nous laisse espérer une mise en scène à la hauteur (c'est Georges Werler qui s'y colle). De 1931 à 1948, ce sont dix sept ans de l'Histoire qui défilent devant nous, laissant passer le fil des saisons et des événements dramatiques de scènes en scènes dans une trame sans entracte. Tout reposera donc sur la scénographie, les lumières, les costumes bien-sûr (et nous pouvons faire confiance à Pascale Bordet), pour que simples spectateurs que nous sommes, nous puissions suivre cette joute troublante, émouvante, écoeurante se dérouler devant nous.

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21 avril 2011

Alex Beaupain - Pourquoi battait mon coeur

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Alex Beaupain est inéluctablement associé à la magnifique bande originale des Chansons d’Amour de Christophe Honoré sur un thème inspiré de sa propre histoire (le décès soudain  de sa petite amie).

Avec Pourquoi battait mon cœur, Alex Beaupain nous invite sur des chemins toujours en bonne compagnie mais en empruntant des itinéraires de traverses : la vie est très présente mais réaliste du coup de foudre aux séparations. Dans au départ, il raconte sur l’histoire de la Gauche depuis 1981 à nos jours la naissance d’un amour qui finira en cohabitation dans un texte brillant et particulièrement bien orchestré. Pour les amoureux de Paris, Beaupain déclare qu’il a gardé son âme de petit provincial fasciné par la Capitale. C’est peut-être pour cela qu’il décrit aussi bien la ville.

Un album parfait qui s’écoute et ne lasse pas.

 

Songe à relire : Le génie de la Bastille dans les Chansons d'Amour

10:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES musicaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

19 avril 2011

Ma nuit des Molières 2011

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L’Académie des Molières pour la deuxième année a décidé de rencontrer le public de Créteil pour une cérémonie d’ouverture et de délocalisation. Bonne idée ! Encore aurait-il fallu laisser les gens approcher et ne pas blinder l’Hôtel de Ville de Créteil comme un bunker  et considérer le public comme une horde de barbares.

Le moment serait donc digne de figurer dans les Songes du temps retrouvé tant mes deux marraines du soir – Pascale Bordet et Anny Duperey  - m’ont offert des fous rires sur le parking de Créteil.

Laurent Laffite en maître de cérémonie aura eu le mérite de renouveler une cérémonie moribonde qui n’intéresse malheureusement plus qu’un public parisien habitué du théâtre. Son ton décalé, dérisoire, drôle, évoquant directement les querelles de clochers et bruits de couloirs valait son pesant d’or. Dans un décor kitchissime raté, qui voulait annoncer une ère de changements  – nous avons eu un palmarès discutable au service du théâtre public mais délaissant  injustement le théâtre privé.

Le meilleur moment de la soirée revient à Michel Fau et son interprétation de « Quelqu’un m’a dit » en cantatrice mauve digne des Branquignols.

 

Le buffet de fin de cérémonie à huis clos aura été le moment tant attendu où le merveilleux se révèle et où toutes les rencontres sont permises.

Magique. Juste quelques instants avant de repartir dans ma Batmobile accompagné de deux fées.

Désormais, si vous ne savez quelle excuse afficher lors d’une absence dites « Je suis retenu à Londres sur le dernier Chéreau », ça le fera !

 

12 avril 2011

Master Class d'Armande Altaï au Balajo

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La master class d'Armande Altaï : A ne pas manquer le 30 avril au Balajo.

Depuis que nous savons qu'elle ronronne aussi bien que ses chats, nous ne louperions cela pour rien au monde.

10:00 Écrit par Frantz Cappé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

11 avril 2011

Les jardins Albert-Khan à Boulogne

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 Albert Khan est un banquier parisien qui entre 1898 et 1931 créa diverses fondations pour favoriser la compréhension entre les peuples et la coopération internationale.

En 1893, il s'installe à Boulogne et achète plusieurs parcelles de terrains pour les réunir et créer un jardin "de scènes" sur quatre hectares. L'ensemble paysager se compose de deux jardins japonais, d'un jardin anglais, d'un jardin français, d'une forêt vosgienne, d'une forêt dorée, d'une forêt bleue suivie d'un marais.

En ce moment, vous pouvez profiter de la fin des magnolias, suivis des azalées en coussin et bientôt des rhododendrons. A noter égalment une exposition de photographies sur les Sumos.

Un espace de calme et de paix magnifique aux portes de Paris.

Jardins Albert-Khan

10-14, rue du port

92100 BOULOGNE BILLANCOURT

10:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES parisiens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : albert, khan, jardins, boulogne |  Facebook |

05 avril 2011

Adele en concert à la Cigale II

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Elle est revenue.

Après son premier passage à la Cigale, on ne change pas une équipe qui gagne même si le petit théâtre noir semble bien léger pour accueillir la reine de la soul actuelle.

Adele est typique : anglaise, un accent à couper au couteau, un rire communicatif de titi de dessin animé ; il ne lui manque que le look pour parfaire la carricature de British en sortie au pub.

Un son beaucoup mieux réglé que lors de son premier passage, une tasse de thé à l'effigie de son teckel ("sausage dog"), la miss (elle n'a que 22 ans malgré son look mémé) nous offre le florilège de ses deux albums millésimés (19, 21 comme son âge lors de leurs sorties respectives).

Et le plus important est là.

Un théâtre vieillot (la Cigale pourrait servir de repaire aux vampires d'Anne Rice), un look has been, des lumières approximatives face à un rideau de fête de fin d'année mais l'alchimie fonctionne.

La voix d'Adele est un diamant pur, taillé à la perfection. Les vibratos, la qualité de la note, le sens du rythme nous laissent émerveillés.

Gosh... I know, yur moanin' a lot but we luv ya...

Encore. Encore. S'il vous plait Madame.

Songe à relire :  Adele en concert à la Cigale I  Adele 21

 


23 mars 2011

Charly 9 de Jean Teulé

 

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Le 24 août 1572, Charles IX ordonne le massacre de la Saint Barthélémy sur suggestion de sa mère Catherine de Médicis. Roi fou, marqué à jamais par le sang, il décédera un an et demi plus tard à l’âge de 23 ans. Jean Teulé s’attache à ce personnage de roman mais manque son rendez-vous avec le lecteur.

C’est probablement le premier roman raté de Jean Teulé. L’Histoire imposait presque l’histoire. Simple et courte. Un roi manipulé, commençant son règne dans un bain de sang et finissant le corps décharné suant de l’hémoglobine par tous les pores de sa peau. Le sang des protestants assassinés ?

La période est riche, les personnages sordides, le décor entre les vestiges du Louvre médiéval et la Renaissance prisée par Catherine de Médicis passionnant. Et pourtant. Rien ne transparaît. Le Paris de la Saint-Barthélémy n’est que pauvrement évoqué. Le roi de sang transformé en marionnette des Guignols et affublé d’un surnom « Charly 9 » malvenu ne nous intéresse guère. Ni émouvant, ni repoussant, nous ne savons que penser de ce fou mal décrit. La faute au style probablement qui mélange au présent narratif des expressions actuelles et quelques tournures d’époques qui reviennent maladroitement plusieurs fois dans le texte.

Alors que les historiens (Orieux, Cloulas, Solnon) ont toujours décrit les relations entre Catherine de Médicis et Charles IX comme très compliquées, Teulé a choisi sa propre version des faits. Catherine de Médicis détestait son fils et souhaitait sa mort. Pourquoi pas ? L’écrivain est libre de sa plume et peut nous emporter dans ses délires romanesques sans justifications historiques. Mais les images d’Epinal sont trop souvent au rendez-vous (le muguet du premier mai, le poisson d’avril, la prédiction de Saint Germain…) Le choix de ne pas faire d’allusion historique est particulièrement gênant dans cette période troublée. Les personnages ne sont qu’ébauchés et là où Jean Teulé voit un roi raté mais attachant, nous ne voyons qu’une succession de scènes sans vie ni passion. Un cours d’histoire pour élèves de 6e vulgarisé et vulgaire.

10:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES à lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charly, 9, jean, teulé, julliard |  Facebook |

14 mars 2011

VERTICAL ROAD d'AKRAM KHAN

 

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Image © Richard Haughton

 

Vertical road est la dernière création du chorégraphe et danseur britannique Akram Khan maintes fois récompensé. Un voyage spirituel sur le chemin des anges : depuis notre monde terrestre jusqu’aux cieux célestes et lumineux.

De ses propres paroles, nous retiendrons qu’Akram Khan ne veut pas donner de clé à son spectacle. Chacun est libre de venir et de puiser dans ses propres sentiments son interprétation personnelle de cette quête de spiritualité. Le chorégraphe a décidé de s’attacher aux âmes. Celles qui ne sont pas encore arrivées au bout de leur chemin. Il commence par les présenter dans leurs cendres de mortels décédés, proches de leurs petites tombes que nous ne quitterons pas du regard sur le devant de la scène. Le décor est épuré, une membrane translucide striée de lignes qui se projettent sur un plateau noir. Un personnage les appelle, martelant de l’autre côté du miroir, rythmant leur passage vers l’au-delà.

La chorégraphie fourmille de tableaux époustouflants, d’idées magnifiques, de scènes touchantes et émouvantes. Le passeur évoque Charron de la mythologie grecque alors qu’Akram Khan puise ses sources dans le soufisme : les morts devront tour à tour abandonner leurs plaisirs terrestres pour pouvoir accéder à un autre monde. Ainsi, les fortes têtes résisteront, le couple d’amoureux décédés refusera de se quitter pour petit à petit apprendre à se séparer. Salah El Brogy, le passeur d’âme, est prodigieux dans sa précision, sa force et sa facilité à interpréter une chorégraphie très physique mais toute en fluidité. Il est le lien entre les âmes et les sépultures, le seul maître de cette membrane à franchir vers un autre monde. La troupe de danseur est particulièrement bien choisie. Huit en comptant le passeur, ils représentent toutes les ethnies, tous les physiques, sexes ou âges. Les plissés des costumes évoquent le costume traditionnel japonais et reflètent merveilleusement bien la lumière tout en magnifiant cette poussière du départ.

Retiendrons-nous les danseurs regroupés en fleur de lotus (ou en bouddha) ? L’empreinte des pieds du passeur maculant le sol noir de la cendre des âmes en attente ? Les âmes que l’on déplace telles de statues de cire ? Les corps qui s’immobilisent comme les noyés des photos de David LaChapelle ? Ou simplement ce rideau tombé qui prend forme de nuage sous les applaudissements d’une foule encore émue ? Tout. Nous prenons tout de M. Akram Khan, de la musique de Nitin Sawhney, des lumières de Jesper Kongshaug, des costumes Kimie Nakano et de toute la troupe de danseurs naturellement.

Au Théâtre de la Ville et en tournée mondiale.

08 mars 2011

Katy Perry - California Dreams Tour au Zénith

 

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Bienvenue California Girl à Paris. Nous savons que la Candy lady adore notre capitale. Elle la place dans son top 3 des villes préférées (dit-elle cela à chaque concert ?). Le Zénith se prête particulièrement bien à la découverte d’un artiste. Salle pas trop grande, possibilité de la voir et de l’entendre correctement même si le son hier soir était catastrophique.

 

Deux nuages de barbe à papa recouvraient les spot lights, un décor que Charlie et la chocolaterie ne renierait pas autour d’un escalier central de sucettes et sucres d’orge. Trois écrans classiques sur lesquels se déroule l’histoire de Katy à la recherche de Kitty (son double félin) dans un pays des merveilles version sucrée du magicien d’Oz. Un regret : ces écrans ne retransmettront jamais des images en direct du spectacle. Les points faibles ? Que dire… les américains ont vraiment un goût exécrable pour les robes de soirée (façon gala de dépucelage de fin d’études !). Dommage. Katy assure physiquement mais, même dans un bon esprit humoristique, se trouve plus souvent engoncée dans des meringues qu’à son avantage. Autre point faible : elle ne danse pas. On ne peut pas tout avoir. Un corps, une voix et en plus danser pendant deux heures. Si ? Peut-être. Espérons que je ne me sois pas fait avoir par du playback une nouvelle fois.

Les chansons sont pétillantes et bien amenées même si on peut regretter un temps mort en milieu de concert. La version de I kissed a girl passe de la soul au rock le plus pur mais c’est Fireworks qui a emporté la salle vers les hauteurs sautillantes d’une bonne piste de danse. Un concert un peu dépassé dans sa présentation mais avec une interprète plus que sympathique et vocalement parfaite. De la pop sucrée pour danser. Et en plus, le message est clair. Elle aime les chats.

07 mars 2011

Emma de Caunes et Raphaël dans Pour l'amour de Gérard Philipe

 

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En 1959, la famille Gérard attend son premier enfant. Fantasme du devenir, poids du prénom, désir d’avenir, le père voudrait un petit Charles (comme De Gaulle), la mère voudrait un petit Philippe (comme l’acteur). L’enfant nait avec un seul doigt à chaque main et les ambitions chutent en même temps que le père tombe de la Grande Roue sous le cri d’amour de la mère : « je t’ai aimé un jour – un jour de beuverie où j’étais assez saoule pour que tu me fasses un fils ».  

Le ton est donné, ce ton et ce style que l’on retrouve dans les pièces de Pierre Notte (Je ne suis pas Catherine Deneuve, L’enfant sur le loup) où le conte penche plus du côté de l’horreur et les vices des humains sont décrits de façon froide, implacable et réaliste. Un narrateur commente, avec distance, des scènes  où les rires fusent nerveusement et une voix off nous martèle les événements principaux du 20ème siècle à partir de la mort de Gérard Philipe : les pas d’Armstrong sur la lune, l’élection de Mitterrand en 1981, l’abolition de la peine de mort. Le jeune Philippe Gérard, doté de ses deux seuls doigts doit apprendre à survivre et trouve sa place chez les forains comme dompteur d’ours alors que ses parents ne souhaitaient que la célébrité.

L’être célèbre est-il un monstre ? Devient-on monstrueux par la célébrité ? Qu’est-ce qu’un monstre ? Peut-on influencer  un destin, un avenir une carrière ? Autant de thèmes philosophiques qui semblent passionner Pierre Notte.

La pièce repose sur un trio de comédiens aguerris : Romain Apelbaum se démène jouant le court rôle du père et celui de l’ours ;  Bernard Alane, facétieux, bondissant, irrésistible en Max Vogler donne la réplique à Sophie Artur, la mère qui souhaite le bonheur d’un enfant en lui faisant porter le carcan d’un idéal politique et humain. Toute en finesse et créativité, elle émeut, choque, fait rire emportant la palme de l’interprétation du soir. Ces trois comédiens aguerris épaulent Raphaël dans sa première interprétation théâtrale (bienvenue… j’aime ces talents multiples qui n’hésitent pas à franchir les barrières imposées par notre société française et ses cases dont il ne faut pas sortir). La voix est là, curieusement proche de celle de Gérard Philipe. Le ton également. Il manque encore la gestuelle et une présence plus affirmée.  Quand à Emma de Caunes, elle joue Bibi Vogler, la patronne du cirque Prométhéor avec conviction, un rôle fragile et l’espace d’une chanson captive son auditoire.  Merci à Apelbaum, Alane et Artur de prendre sous leurs ailes deux petits moineaux qui ne demandent qu’à s’envoler.

La mise en scène de Pierre Notte lui-même repose sur des décors simplistes, épurés, laissant la voie libre à l’imagination du spectateur. On regrettera une baisse de rythme au milieu de la pièce qui handicape les délires de l’ours du cirque Prométhéor.  Les costumes de Caroline Martel sont au service du texte et du temps qui passe avec beaucoup de maitrise. Ce n’est peut-être pas la pièce la plus aboutie ou la plus dérangeante de Pierre Notte, mais un pavé  de plus dans sa cour des miracles.

27 février 2011

César 2011 - Pour les yeux de Deneuve

 

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Comme chaque année, les César se sont déroulés au théâtre du Châtelet dans une ambiance beaucoup plus festive qu’il n’y paraît à la télévision. Il faut dire que les conditions sévères de bouclage du quartier par les CRS et la convocation à 18h30 pour une cérémonie à 21 heures ne sont pas pour une consommation appréciée et modérée du très bon champagne Tsarine.

Les César ont toujours été pour moi une fête. Même si je regrette chaque année que seuls les remettants et les récipiendaires se déplacent, (à part Tony Marshall qui depuis Vénus Beauté a toujours honoré la cérémonie de sa présence) la salle est souvent riante, chaleureuse et de bons goûts. Jusqu’à présent, je n’ai jamais résisté au plaisir d’emporter mon appareil photo pour prendre quelques portraits souvenirs de ces immenses artistes. Je n’ai jamais été gêné par les remerciements à rallonge comprenant parfaitement  que l’apogée d’une carrière, souvent attendu depuis de nombreuses années, pouvait être très émouvant pour les lauréats et que nous pouvions leur permettre de prendre quelques instants pour savourer leur moment de grâce.

Cette année, j’ai vécu la cérémonie accompagné de deux prunelles de treize ans, ce qui la rendait encore plus magique, recréant mes propres soirées César devant la télévision de ma jeunesse alors que je notais sur mon Première les heureux gagnants. C’est sur le programme que les césarisés ont été cochés hier soir en live !

Même si elle a battu ses propres records d’audience, la soirée 2011 aura été ratée sur le plan spectacle. Antoine  de Caunes  a malheureusement été victime de son expérience et plutôt que de mettre en valeur les étoiles du soir a trop tiré la couverture à lui… vainement. Les blagues étaient lourdes (ah ! cette fanfare !) et le rythme aux abonnés absents. Le palmarès a peut-être réussi à couvrir l’année ciné dans sa diversité mais a quand même oublié  Potiche et L’arnacoeur.

Face à une pléiade de césar mérités (Polanski, Lonsdale, Beauvois…) celui de Sara Forestier fut le plus injustifié. Trop culottée, trop jeune, trop inconnue pour un césar de la meilleure actrice alors que Kristin Scott Thomas ne l’a jamais eu et Isabelle Carré le méritait au moins cent fois plus. Pour l’outsider Catherine Deneuve,  annoncée gagnante par toute la presse le matin même, la déception fut évidente. On pourrait se dire : « elle s’en moque, n’a plus rien à prouver et a désormais une carrière exceptionnelle ». Mais les artistes ont besoin de notre amour et nos récompenses, régulièrement et à juste titre.

La soirée m’aura permis de saluer Isabelle Carré que j’adore depuis toujours, de rencontrer – enfin – la pétillante Sandra de In the mood for cinema et surtout de passer quelques instants magiques, en tête à tête, envoûtés par les yeux émeraude de Catherine Deneuve dont la classe, la gentillesse et la disponibilité m’auront touché profondément.

Le cinéma se renouvelle de génération en génération… j’ai moi-même passé un joli flambeau hier soir.

 

23 février 2011

Mes photos des César

Cesar 2010 - Isabelle Adjani Cotillard Rahim.JPG
Isabelle Adjani, Tahar Rahim et Marion Cotillard
35ème cérémonie des César
2010 © Frantz Cappé

 

 

Une rétrospective de mes photos préférées des dernières cérémonies des César.

Cette année, si Catherine Deneuve nous honore de sa présence, je passerai mon temps autrement que les yeux collés derrière mon appareil photo... et si elle ne vient pas, je twitterai en live !

 

 

 

Florence Eli.jpg

Florence Foresti et Elie Semoun - 34ème cérémonie des César

2009 © Frantz Cappé

 

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Emma Thompson - 34ème cérémonie des César
2009 © Frantz Cappé

 

 

Vincent Cassel.jpg

Vincent Cassel - 34ème cérémonie des César

2009 © Frantz Cappé

 

Dustin Agnes.jpg

Agnès Varda et Dustin Hoffman

34eme cérémonie des César

2009 © Frantz Cappé

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Sean Penn - 34ème cérémonie des César
2009 © Frantz Cappé


ALICE,TAGLIONI,CESAR,2008
Alice Taglioni - 33ème cérémonie des César
2008 © Frantz Cappé
ANTOINE,DECAUNE,CESAR,2008,CESARS,VALERIE,LEMERCIER
Antoine Decaunes - 33ème cérémonie des César
2008 © Frantz Cappé
CHIARA,MASTROIANNI,CESAR,2008,PERSEPOLIS,SATRAPI
Chiara Mastroianni - 33ème cérémonie des César
2008 © Frantz Cappé
ISABELLE,CARRE,CESAR,CESARS,2008
Isabelle Carré - 33ème cérémonie des César
2008 © Frantz Cappé
GREGOIRE,LEPRINCE,RINGUET,CESAR,CESARS,2008
Grégoire Leprince-Ringuet - 33ème cérémonie des César
2008 © Frantz Cappé
JEANNE,MOREAU,CESAR,CESARS,2008
Jeanne Moreau - 33ème cérémonie des César
2008 © Frantz Cappé
  

10:00 Écrit par Frantz Cappé dans SONGES de ciné | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |