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24/04/2015

Comment construire une allée en graviers

Surprise ! : c'est le Printemps, je me suis remis au jardinage et il y a de quoi faire pour ceux qui comme moi ont le pouce vert... mais j'ai aussi un ami courtier en travaux qui peut me donner un coup de main professionnel qui ne sera pas de refus. Voici donc la meilleure manière de créer une allée en gravier (oui je sais ce n'est pas de cinéma ou de la littérature SF mais  ça détend avec les beaux jours...)

 

Introduction

 

Poser des graviers est la solution la plus simple pour créer une allée. Nous vous montrons étape par étape comment entreprendre ces travaux simples.

 

Cette construction donnera un aspect décoratif et pratique à votre jardin. Vous choisirez selon vos préférences les graviers que vous voudrez poser.

 

Outils : pioche, pelle, râteau, dame ou rouleau compacteur, masse ou massette, niveau à bulle, cordeau de maçon, visseuse, cutter, scie égoïne.

 

Matériaux : piges, bastins, poliane (film protecteur herbicide), ballast, gravier, visses.

 

Préparation du coffrage

 

  1. Répartissez des piges et des cordeaux de part et d’autre de l’allée selon les dimensions que vous aurez choisies.

  2. Creusez une tranchée d’au moins 10 cm de profondeur.

  3. Posez des planches de coffrage en bois traité le long des bordures intérieures de la tranchée.

  4. Et enfoncez des piges de bois du côté extérieur.

  5. Vérifiez l’horizontalité du coffrage à l’aide d’un niveau à bulle avant de fixer.

  6. Vissez les planches aux piges à l’aide d’une visseuse.

  7. Taillez les piges à hauteur des planches avec une scie égoïne.

 

Pose des graviers

 

  1. Installer un film protecteur herbicide dans le fond du décaissement. Découpez-le au cutter si sa largeur est plus grande que celle de l’allée.

  2. Posez une couche de ballast d’environ 5 cm d’épaisseur. Ratissez-le et compactez-le à la dame ou au compacteur à rouleau.

  3. Versez le gravier sur toute l’allée et ratissez-le afin de bien le répartir.

 

Bon à savoir

 

Vous pouvez disposer de chaque côté de l’allée des pots de fleur ou des éclairages pour embellir votre jardin !

 

pour d'autres conseil jardinage vous pouvez suivre cet excellent blog : http://lesjardins.unblog.fr

21:52 Publié dans Loisirs | Lien permanent

02/04/2015

Glory to the Filmmaker !

 

Takeshi Kitano s'est érigé au rang de cinéaste culte en filmant des flics et des yakuzas à la dérive, des êtres broyés par les règlements et les codes d'honneur, étouffés par une vie qui balaye les proches et terrasse les confrères en un clin d'oeil. Kitano faisait du Fellini, du Ferrara, du Fukasaku avec la dimension tantôt zen, tantôt potache qui le caractérise.

Avec Aniki, mon frère (2000), Kitano clôturait par un ultime métrage son cycle sur les gangsters. Un ultime voyage en terre yankee comme pour boucler une boucle en se connectant à l'héritage occidental: un yakuza sur les terres du Parrain.

Depuis, Kitano, qui n'a rien perdu en talent, a décidé de verser dans, disons, l'expérimental. Mis à part la remise au goût du jour de Zatoichi, Kitano a réalise le barré Dolls, le très barré Takeshi's et revient aujourd'hui avec un très très barré Glory to the filmmaker. Rappelons que Takeshi Kitano est connu au Japon comme une sorte de Michael Youn local, un éternel perturbateur des plateaux télés, un clown border line.

Alors forcément, entre ce personnage décalé et les yakuzas suicidaires d'une partie de sa filmographie, on a du mal à suivre. Et il semblerait que Kitano, lui-même, ne sache plus vraiment qui il est, artistiquement parlant. Dolls, Takeshi's et Glory to the filmmaker sont des films d'un auteur qui expériment mais qui se cherche aussi. Takeshi's et Glory to the filmmaker sont des introspections, des visites guidées des couloirs et des méandres du cinéma. Kitano, pour être enfin pris au sérieux, semble ressentir le besoin d'expliquer, de se justifier. Comme pour permettre au public de mieux discerner les différents genres de sa personnalité. Dans Glory to the filmmaker, il pousse le concept un peu plus loin: il faut discerner un Kitano acteur, un Takeshi réalisateur. Le créateur a peur de se faire bouffer par sa création.

 

21:02 Publié dans Film | Lien permanent

14/03/2015

Batman - The Dark Knight

 

Avec son Batman Begins, Nolan ne se doutait pas qu'il allait être l'instaurateur d'un nouveau genre. En effet son Batman est le premier d'une série de films qui s'est fixé comme objectif de revisiter un personnage ou un héros connu dans une gamme largement sombre et ocre. Et de suivre un Superman Returns, un John Rambo ou un Casino Royale, tous aussi hardcore et sombre les uns que les autres. Patientons car l'on nous promet un Conan hard boiled (quoique c'est Brett Ratner qui est désormais aux manettes en lieu et place de Ridley scott...), un Superman life on Krypton et tant d'autres. Sam Raimi (rendons à César, etc...) avait déjà tenté de noircir un peu son Spiderman dans le troisième opus de la saga. Mais l'exercice s'était avéré un peu casse-gueule avec un Peter Parker ado quelque peu cartoonesque.

Batman painted black donc. Le Begins se clôturait sur une discussion entre Batman et Gordon. Ce dernier dévoilait à Batman qu'un fou d'un genre nouveau semait la panique en ville, perpétrant des crimes à l'arme blanche et signant ces actes avec une carte à l'effigie du Joker. Gordon désignait Batman comme indirectement responsable de l'éclosion de ce criminel d'un nouveau genre. En effet, puisque la police est armée, les criminels le sont aussi; puisque les coffres forts sont blindés, les criminels utilisent des lance-roquettes pour les ouvrir... Et ainsi de suite, Batman a placé la barre plus haute. Le Joker constitue la réponse du crime face aux problèmes posés par Batman. Plus qu'un simple antagoniste, le Joker est la nemesis du Batman.

Avec The Dark Knight, Nolan décide de placer le choix au centre de son récit et au centre de la mythologie comics en général. Sam Raimi faisait répéter avec redondance dans le premier opus de Spiderman qu'un grand pouvoir impliquait des grandes responsabilités, comme pour mieux souligner le traumatisme de Parker et son implication directe dans la mort de son oncle. Batman, dans Dark Knight, est face à une série de choix. Certains sont existentiels: se retirer et laisser faire Harvey Dent face au crime? Dévoiler son identité? Redevenir uniquement Bruce Wayne pour reconquérir Rachel? D'autres choix sont encore plus difficiles et tout droit sortis des marécages du vil cerveau du Joker: sauver Rachel ou Harvey? Faire sauter un bateau chargé d'honnêtes citoyens ou un cargo convoyant les rebuts de Gotham? Tout le film se résume à travers un seul objet: la pièce de monnaie que Dent jette pour déterminer le chemin à emprunter, pour faire son choix. Un côté pile et un côté face. Mais rien n'est jamais aussi simple car ce symbole même, cette pièce, n'est en fait qu'un leurre qui arbore deux côtés face. Nolan englue son Batman dans un tiraillement sentimental incessant. Plus que jamais sur la corde raide, Batman peut basculer d'un moment à l'autre du mauvais côté allant jusqu'à espionner les citoyens de Gotham avec l'aide, à contre-cœur, de Lucius Fox, désormais alter-ego professionnel et figure paternelle complémentaire d'Alfred. Il n'y a pas que Batman et Bruce Wayne qui soient confrontés au choix dans ce second opus. Harvey dent est au coeur de la question lui aussi. Symbole d'intégrité, la douleur et les plans machiavéliques du Joker le feront basculer du mauvais côté. Gordon aussi doit lui aussi faire des choix: il doit assumer de travailler avec des ripoux pour faire tomber de plus gros poissons et il doit surtout choisir de se faire passer pour mort aux yeux de sa femme et de ses enfants pour attraper le Joker.

Le Joker. Personnage emblématique de la mythologie Batman. Encore plus emblématique dorénavant après la disparition tragique d'Heather Ledger. Bon gré mal gré, on a désormais sacralisé cette prestation délirante de Ledger qui a donné vie à un Joker beaucoup moins cartoon que celui du grand Jack. Ledger transpire la folie. Les mots s'évadent de sa bouche suturée. Complètement malsain, le Joker est ici une sorte de Keyser Soze qui élabore des plans insensés puis élimine un par un ses collaborateurs. Un très grand méchant de cinéma.

 

21:01 | Lien permanent