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09/02/2016

Agora

 

Synopsis: IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...

Après sa trilogie très ancrée dans le registre film de genre (Tesis-Ouvre les yeux-Les Autres), Alejandro Amenabar avait surpris tout le monde en adaptant à l'écran la vie de Ramon Sampedro, handicapé lourd, qui décide de mettre fin courageusement à ses souffrances et à celles des autres. Le film était bouleversant et venait conforter le surnom outre-Pyrénées du jeune prodige : "Petit Spielberg" sans les boutons de manchettes , à savoir un cinéaste capable de vous faire naviguer du rire aux larmes, d'un genre à l'autre comme le grand Steven des Dents de la Mer à La Liste.

La surprise était encore de taille à l'annonce du projet Agora, péplum cérébral et métaphysique avec une femme comme personnage principal. Le genre n'est abordé par nos contemporains que très rarement et, ces dernières années, par uniquement d'énormes machines ambitieuses et au casting blindé de stars (Gladiator, Troie, Alexandre). Si l'on se penche sur les cas européens, il faut bien avouer qu'outre nos tentatives d'adaptation des aventures d'Astérix, il faut remonter au Technicolor pour avoir un vrai film du genre.

Avec Agora, Amenabar donne une leçon aux américains si souvent prompts à tailler dans les scripts des blockbusters pour ne garder que les scènes d'exposition et les batailles. Agora est sans doute le film le plus intelligent qui sortira cette année et sans doute le plus juste. Justesse de l'interprétation, des décors, de la mise en scène. Intelligence du propos, des conflits et de la géopolitique de l'époque, à savoir la cité d'Alexandrie au IVème siècle après la premier grand hippie de notre ère.

Amenabar dépeint avec vitalité et brio toute la fureur et l'effervescence d'un monde en plein bouleversement : un Empire romain dont les fondements vacillent, une religion qui émerge et la folie des hommes en ébullition. Les païens, les chrétiens, les juifs et déjà des guerres de religion. Le sujet a toujours été casse-gueule, aujourd'hui plus que jamais, mais Amenabar sait lui donner une dimension avant tout profondément humaine. Il ne tombe ni dans le reportage et ne prend surtout pas son sujet de haut. Il se permet même le luxe de donner une nouvelle dimension à la question religieuse en faisant s'interroger son héroïne philosophe sur la place de l'homme dans l'univers et sur le mouvement des planètes, faisant chanceler encore plus les faibles certitudes des hommes de son époque.

 

10:04 | Lien permanent

27/01/2016

film Shutter Island

 J'ai largement évoqué mon amour pour Martin Scorsese dans de précédents articles tant la mise en scène du bonhomme, les sujets qu'il aborde ou les acteurs dont il s'entoure me frappe avec la légèreté d'un Shinkansen qu'on se prendrait en pleine gueule. Je reprends une formule datant de The Departed : depuis la mort de Kubrick et son dernier film comme faire-part , Scorsese est le seul à régner sans partage au sommet de la pyramide, assis sur une filmographie nerveuse, vibrante, intelligente, spirituelle, osée, provocante, barrée, référencée.

Son Shutter Island ne déroge pas à la règle. Il s'agit bien du nouveau chef d'œuvre du maître qui s'aventurait ici, pourtant, en terres inconnues: le thriller sur le fil du rasoir, naviguant entre film noir et film fantastico-psycho-surnaturel. Le Philip Marlowe de Raymond Chandler chez Lynch ou Amenabar. On sort de Shutter Island avec les tripes un peu retournées, tant Scorsese s'évertue pendant 2h15 à nous enfermer dans son univers claustrophobe, aux confins de la folie humaine.

Shutter Island, c'est d'abord un roman phare - jeu de mots référence au final... - écrit par Dennis Lehane, auteur de Mystic River et de Gone, lady, gone, déjà portés à l'écran par Eastwood et Affleck. Un roman qui nous conduit au cœur d'une île sur laquelle se trouve un asile de haute sécurité pour fous dangereux, un Alcatraz de la démence. Deux marshalls se rendent sur les lieux car une pensionnaire a disparu dans des circonstances étranges et inexplicables. Les deux marshalls vont se confronter à une administration troublante et énigmatique et leur enquête va peu à peu les conduire aux frontières du soutenable.

Leonardo Di Caprio, encore une fois chez Scorsese... je suis le premier à l'avouer, ça commençait sérieusement à me gaver, étant un brin nostalgique des neiges d'antan, des flocons uniques que sont Robert De Niro, Joe Pesci ou Harvey Keitel. Pourtant, il faut le reconnaître Di Carpaccio trouve ici le rôle le plus intense de toute sa carrière. Un rôle physique et habité. Scorsese l'aime et ça se sent dans la mise en scène. Il lui accorde de longs gros plans, au plus près du regard, pour accentuer la descente aux enfers, palpable dans ces deux billes bleues.

Scorsese s'offre par ailleurs des effets de miroir avec son œuvre : Shutter Island est située au large de Boston, là où se situait l'action de The Departed, on pense très souvent aux Nerfs à vif et à The Aviator, les deux films essentiels dans lesquels Scorsese abordait déjà la folie et la façon qu'elle a de ronger les hommes, comme une lèpre psychologique... et puis il y a ce pyromane: je ne sais pas si c'est voulu ou pas, mais j'ai instantanément pensé à Travis Bickle, le Taxi Driver incarné par Robert De Niro... tiens, encore un rôle de fou furieux.

Scorsese serait-il le Goya du Septième Art, attiré, presque de façon malsaine, par les blessures de l'âme ?

 

14:12 | Lien permanent

08/01/2016

livre : L'âge de la déraison

 

Vous commencez à me connaître : je n'y vais pas avec le dos de la cuillère dans mes chroniques. Quand j'aime: j'adore; quand ça me plaît pas : c'est nul à chier. On va pas s'emmerder avec les étiquettes et les peut-être.
Alors là, ouvrez grand le tiroir chef d'oeuvre. Je vous ai confié il y a peu être en pleine cure d'uchronie. En la matière, Greg Keyes, lui non plus, n'y va pas avec le dos de la cuillère et l'auteur de dynamiter toute l'Histoire du XVIIème siècle européen.

L'âge de déraison, pavé découpé en quatre tomes, est un Tétris de magie, d'alchimie, d'Apocalypse, de têtes couronnées. On y suit Louis XIV mais surtout le binôme Benjamin Franklin, en mode jeune aventurier, et Isaac Newton, en savant mystique et mystérieux. Quelle aventure passionnante! Keyes, en bon alchimiste, réussit le périlleux et savant mélange de l'uchronie, à savoir ne pas verser dans l'érudition gratuite et l'explication de texte historico-historicienne. Keyes, qui s'est fait la plume à l'école de l'héroic-fantasy (et dans le foot, oui, parfaitement voir http://www.futsalecho.be ) , arbore ici les sentiers de la SF immergé dans un cadre historique précis tout en gardant la dimension magique et mystique de la fantasy pure. On nage en plein bonheur tellement ce mélange à du gôut et de la saveur au fur et à mesure de la lecture. Lorsque le chaos guette et que les mondes s'effrondent, on a l'impression de lire du Alan Moore. Les gentlemen extraordinaires au siècle d'or français.

Keyes joue sur les vieilles peurs des hommes et ne choisit pas son cadre et ses personnages au hasard: en optant pour des inventeurs, des découvreurs ou des visionnaires, Keyes place l'Homme au coeur d'un système instable qu'il ne maîtrise pas mais qu'il tente de dompter. Telle est la science périlleuse des alchimistes. Lorsque les certitudes s'effrondent, que reste-t'il? Quelle direction prendre? C'est avec un rare plaisir que Keyes vous prendra par la main pour vous dire au creux de l'oreille: n'importe où. Invitation ultime au voyage, l'uchronie de Keyes n'est pas réservée exclusivement aux érudits et amateurs d'Histoire, même s'il va de soi qu'on prend plus de plaisir à lire ce genre de romans avec un certain bagage culturel, nécessaire pour cerner les références, les différences, les clins d'oeil.

Donc cet été: achetez un ou deux Que sais-je? puis lecture de L'âge de déraison.

 

17:41 Publié dans Livre | Lien permanent

28/11/2015

Bellini & le démon de Tony Bellotto

    Que peut on chercher de neuf lorsqu'on décide de lire un polar? Les lecteurs assidus du genre sont familiers de cette question. Depuis qu'un jour Ellroy s'est décidé à écrire des romans, le polar, en tant que roman d'enquête, en tant que genre moral de ce siècle, est un mode fictionnel quasi immobile. Toutes les intrigues ont déjà été écrites. Quelques faits divers ne chamboulerons pas la donne. Ce qui compte aujourd'hui, c'est le style, la capacité qu'aura un auteur à créer un univers singulier & personnel. Et encore, il faudra à son auteur toute la sagacité d'un gamer de FUT 16 à la recherche frénétique de ses fifa 16 crédits  pour assurer une profondeur à son oeuvre...

 En ce sens, Bellini & le démon de Tony Bellotto, est un bon polar. Sa double intrigue (pour une fois il s'agit de deux intrigues bien distinctes & qui ne se rejoignent jamais) est plutôt sobre, classique bien que la première soit assez marrante. Bellini, inspecteur archétypal (solitaire, porté sur la boisson, désabusé & qui réussi malgré tout à se faire un nénette dans l'histoire) est engagé par un éditeur américain pour retrouver un manuscrit inédit de Dashiell Hammett. Pourquoi pas ? La seconde intrigue, plus classique, concerne une jeune fille retrouvée dans les toilettes de son lycée avec une balle dans la tête sur laquelle notre inspecteur pauliste (l'histoire se passe à Sao Paulo) va enquêter avec l'aide d'une beauté brésilienne (la fameuse relation du héros rencontrée au bord d'une piscine) journaliste de son état. La danse est rondement menée, sans embûches ni surprises. Rien de très nouveau donc.

    Là où le bouquin devient intéressant c'est que Bellotto non seulement écrit plutôt bien & dans le milieu du roman policier c'est assez rare pour être souligné, mais en plus il décrit un monde coloré, exotique (le polar brésilien est un objet assez rare) le tout avec beaucoup d'humour & d'ironie. Au final, sans être une pierre fondamentale comme l'ont été les hard-boiled ricains des années 50 puis les sublîmes horreurs d'Ellroy , le roman de Bellotto n'en est pas moins un bon moment de lecture noire emprunt d'un univers personnel & agréable. Il se situe dans ce genre de livres, qui va du fantastique La mort & la belle vie de Richard Hugo au mythique & indispensable Dernier baiser de Crumley. Du style & de l'originalité!

 

 

 

BELLINI & LE DEMON de Tony BELLOTTO (Actes Sud).

 

17:39 Publié dans Livre | Lien permanent

02/10/2015

carte de voeux en cinémascope

Non je n'ai pas d'exemple de cartes de voeux en format cinéma ou court métrage et qui raconterait une histoire savamment entretenue.

Par contre je suis en train de choisir mes cartes de voeux pour mon organisation et dans la pléthore de sites sur le thème il est difficile de s'y trouver.

sauf que je suis tombé sur une mine d'or avec http//www.cartes-voeux-flash.fr

En plus des cartes de voeux au format flash ou traditionnelles , il y a pleins de dossiers sur les évènements périphériques au nouvel an : feu d'artifice, préparation du repas du réveillon, ténue de soirée...

Et même des textes de cartes de voeux !

 

 

voeux.JPG

 enjoy !

 

11:53 | Lien permanent

15/08/2015

Bois IPE au Brésil : accélération de la déforestation

Petite note pour encore attirer l'attention sur le poumon vert de notre planète :

 

Alors que le président Lula affirmait il y a quelques années avoir réduit la déforestation de 50% en 2 ans, le gouvernement brésilien annonce une accélération du phénomène au cours des cinq derniers mois de l’année 2007, suite à la publication de photos satellites.

Selon les premières estimations, plus de 3 235 km² auraient été perdus entre août et décembre 2207.

Et ce n'est pas que pour son bois ipé exporté ensuite en Europe  (ipé http://www.construiremalin.com/terrasses-bois-ipe.html )que cette déforestation à lieu : en effet la flambée des prix des matières agricoles pousse les agriculteurs brésiliens à grignoter la forêt pour augmenter leur surface de production.

bois-IPE.jpg

 

16:01 | Lien permanent

14/07/2015

Invictus

 

Après Gran Torino, l'Échange, Million Dollar Baby, Mystic River ou son diptyque Pacifique, cet Invictus ressemble à un coup pour rien pour Eastwood. Un petit coup de mou à 80 piges, c'est normal après tout. On en sort surtout déçu par le manque d'audace, par l'académisme du produit fini, fignolé à souhait pour les Oscars avec bande-son omniprésente, happy-end grossier au ralenti et poncifs du genre film de sport. A ce titre, le dernier quart d'heure tient du quasi insoutenable. On a l'impression de voir le sempiternel film de football américain avec les bons gros vieux ralentis sur les joueurs, l'entraîneur, la foule qui regarde cette balle qui lentement, très lentement passe entre les perches. Cerise sur le gâteau ou sur les sablés : les bruits étouffés des hommes transformés en bête au cœur de la mêlée (A-lors... que... re-voi-là... la ... sous-pré-fette...)

Jusqu'à ce raté final, Eastwood respectait la cahier des charges, sans génie mais avec savoir-faire. Freeman est excellent, Damon aussi. La carte postale décolorée de l'Afrique du Sud post-Apartheid fonctionne à plein tube malgré quelques clichés. A vrai dire, Eastwood s'égare au beau milieu de ses deux histoires: celle des Springboks et celle de Mandela, ne racontant ni l'une ni l'autre. Il s'y égare par manque de parti pris, par manque d'enjeu et les aspects les plus intéressants sont omis ou à peine abordés. On entrevoit à peine la vie familiale chaotique de Mandela. Le personnage nous est offert de façon bien lisse alors que les failles sous la cuirasse l'auraient rendu grandiose.

Eastwood se contente de présenter la victoire des Boks comme une grande victoire nationale sans aborder, comme pour Mandela, l'envers du décor: une demi-finale usurpée avec un arbitrage plus que douteux et une finale contre une douzaine de All Blacks victimes d'une intoxication alimentaire plus que suspecte la veille du match. La victoire, oui, mais à quel prix ?

 

17:03 Publié dans Film | Lien permanent

06/06/2015

L'Étrange vie de Nobody Owens

 

Par Neil GAIMAN

 

Comment qualifier Neil Gaiman ? Beaucoup de termes me viennent à l’esprit, presque trop alors je crois que je vais m’arrêter au premier et plus évident, qui finalement recouvre le mieux son œuvre à mon avis.
Neil Gaiman est un conteur, au sens plein du terme. Quelqu’un qui associe la narration à l’évasion avec cette touche enfantine qu’on recherche tous ; ce besoin de ressusciter ces délicieuses terreurs que l’âge adulte a éradiqué associé à la simplicité perdue des enfants que nous étions.
C’était déjà le sentiment que Coraline avait éveillé en moi. Cela revient en démultiplié avec L’Etrange Vie de Nobody Owens. Nobody ,ou Bod pour ses amis, n’est pas un enfant ordinaire. Après que ses parents aient été assassinés, il a été recueilli, à peine âgé de quatre ans par les habitants du cimetière reconverti en parc naturel d'arbres géants .


Quand vos parents adoptifs sont un charmants couples de spectres victoriens, que votre tuteur est une créature oscillant entre morts et vivants, votre éducation est forcément quelque peu en décalage avec le reste de la société.
Les camarades de jeux de Bod sont des fantômes éternellement bloqué à l’âge de leur mort, Bod devient un expert en paléographie à force de lire sur les pierres tombales et acquiert une connaissance de l’histoire assez singulière car enseignée par des témoins visuels.
Evidemment, Bod grandi et l’attraction du monde au delà du cimetière se fait de plus en plus grande. Mais la vie à l’extérieur est pleine de périls et surtout l’assassin de sa famille rôde toujours, attendant son heure pour achever son travail.


Il y a tout dans cet ouvrage :qualité d’écriture (of course, c’est Gaiman), originalité, ambiance, anecdotes savoureuses. Gaiman se paie même le luxe d’affilier son récit à ceux de Lovecraft en réutilisant personnage et lieux du cycle de Randolph Carter. Inutile de dire le vieux maître de Providence qui encourageait ses jeunes condisciples à utiliser ses créations et qui utilisait les leurs en retours dans ses récits n’aurait pu qu’approuver voire applaudir. Bien sûr, l’ambiance rappelle inévitablement celles des films de Tim Burton, cette proximité entre les thèmes de la mort, de l’après-vie, l’humour, une fausse naïveté et le sens de l’aventure.
Comme Coraline, Nobody Owens semble destiné au jeune public mais chacun y trouvera son compte ; les jeunes lecteurs avec un très beau récit qui ne les abêtit pas, les plus âgés avec une fable riche et savoureuse qui les ramènera à un âge plus innocent.


Neil Gaiman : L'Étrange vie de Nobody Owens (The Graveyard Book)
ALBIN MICHEL Jeunesse, collection Wiz.

 

21:04 | Lien permanent

24/04/2015

Comment construire une allée en graviers

Surprise ! : c'est le Printemps, je me suis remis au jardinage et il y a de quoi faire pour ceux qui comme moi ont le pouce vert... mais j'ai aussi un ami courtier en travaux qui peut me donner un coup de main professionnel qui ne sera pas de refus. Voici donc la meilleure manière de créer une allée en gravier (oui je sais ce n'est pas de cinéma ou de la littérature SF mais  ça détend avec les beaux jours...)

 

Introduction

 

Poser des graviers est la solution la plus simple pour créer une allée. Nous vous montrons étape par étape comment entreprendre ces travaux simples.

 

Cette construction donnera un aspect décoratif et pratique à votre jardin. Vous choisirez selon vos préférences les graviers que vous voudrez poser.

 

Outils : pioche, pelle, râteau, dame ou rouleau compacteur, masse ou massette, niveau à bulle, cordeau de maçon, visseuse, cutter, scie égoïne.

 

Matériaux : piges, bastins, poliane (film protecteur herbicide), ballast, gravier, visses.

 

Préparation du coffrage

 

  1. Répartissez des piges et des cordeaux de part et d’autre de l’allée selon les dimensions que vous aurez choisies.

  2. Creusez une tranchée d’au moins 10 cm de profondeur.

  3. Posez des planches de coffrage en bois traité le long des bordures intérieures de la tranchée.

  4. Et enfoncez des piges de bois du côté extérieur.

  5. Vérifiez l’horizontalité du coffrage à l’aide d’un niveau à bulle avant de fixer.

  6. Vissez les planches aux piges à l’aide d’une visseuse.

  7. Taillez les piges à hauteur des planches avec une scie égoïne.

 

Pose des graviers

 

  1. Installer un film protecteur herbicide dans le fond du décaissement. Découpez-le au cutter si sa largeur est plus grande que celle de l’allée.

  2. Posez une couche de ballast d’environ 5 cm d’épaisseur. Ratissez-le et compactez-le à la dame ou au compacteur à rouleau.

  3. Versez le gravier sur toute l’allée et ratissez-le afin de bien le répartir.

 

Bon à savoir

 

Vous pouvez disposer de chaque côté de l’allée des pots de fleur ou des éclairages pour embellir votre jardin !

 

pour d'autres conseil jardinage vous pouvez suivre cet excellent blog : http://lesjardins.unblog.fr

21:52 Publié dans Loisirs | Lien permanent

02/04/2015

Glory to the Filmmaker !

 

Takeshi Kitano s'est érigé au rang de cinéaste culte en filmant des flics et des yakuzas à la dérive, des êtres broyés par les règlements et les codes d'honneur, étouffés par une vie qui balaye les proches et terrasse les confrères en un clin d'oeil. Kitano faisait du Fellini, du Ferrara, du Fukasaku avec la dimension tantôt zen, tantôt potache qui le caractérise.

Avec Aniki, mon frère (2000), Kitano clôturait par un ultime métrage son cycle sur les gangsters. Un ultime voyage en terre yankee comme pour boucler une boucle en se connectant à l'héritage occidental: un yakuza sur les terres du Parrain.

Depuis, Kitano, qui n'a rien perdu en talent, a décidé de verser dans, disons, l'expérimental. Mis à part la remise au goût du jour de Zatoichi, Kitano a réalise le barré Dolls, le très barré Takeshi's et revient aujourd'hui avec un très très barré Glory to the filmmaker. Rappelons que Takeshi Kitano est connu au Japon comme une sorte de Michael Youn local, un éternel perturbateur des plateaux télés, un clown border line.

Alors forcément, entre ce personnage décalé et les yakuzas suicidaires d'une partie de sa filmographie, on a du mal à suivre. Et il semblerait que Kitano, lui-même, ne sache plus vraiment qui il est, artistiquement parlant. Dolls, Takeshi's et Glory to the filmmaker sont des films d'un auteur qui expériment mais qui se cherche aussi. Takeshi's et Glory to the filmmaker sont des introspections, des visites guidées des couloirs et des méandres du cinéma. Kitano, pour être enfin pris au sérieux, semble ressentir le besoin d'expliquer, de se justifier. Comme pour permettre au public de mieux discerner les différents genres de sa personnalité. Dans Glory to the filmmaker, il pousse le concept un peu plus loin: il faut discerner un Kitano acteur, un Takeshi réalisateur. Le créateur a peur de se faire bouffer par sa création.

 

21:02 Publié dans Film | Lien permanent

14/03/2015

Batman - The Dark Knight

 

Avec son Batman Begins, Nolan ne se doutait pas qu'il allait être l'instaurateur d'un nouveau genre. En effet son Batman est le premier d'une série de films qui s'est fixé comme objectif de revisiter un personnage ou un héros connu dans une gamme largement sombre et ocre. Et de suivre un Superman Returns, un John Rambo ou un Casino Royale, tous aussi hardcore et sombre les uns que les autres. Patientons car l'on nous promet un Conan hard boiled (quoique c'est Brett Ratner qui est désormais aux manettes en lieu et place de Ridley scott...), un Superman life on Krypton et tant d'autres. Sam Raimi (rendons à César, etc...) avait déjà tenté de noircir un peu son Spiderman dans le troisième opus de la saga. Mais l'exercice s'était avéré un peu casse-gueule avec un Peter Parker ado quelque peu cartoonesque.

Batman painted black donc. Le Begins se clôturait sur une discussion entre Batman et Gordon. Ce dernier dévoilait à Batman qu'un fou d'un genre nouveau semait la panique en ville, perpétrant des crimes à l'arme blanche et signant ces actes avec une carte à l'effigie du Joker. Gordon désignait Batman comme indirectement responsable de l'éclosion de ce criminel d'un nouveau genre. En effet, puisque la police est armée, les criminels le sont aussi; puisque les coffres forts sont blindés, les criminels utilisent des lance-roquettes pour les ouvrir... Et ainsi de suite, Batman a placé la barre plus haute. Le Joker constitue la réponse du crime face aux problèmes posés par Batman. Plus qu'un simple antagoniste, le Joker est la nemesis du Batman.

Avec The Dark Knight, Nolan décide de placer le choix au centre de son récit et au centre de la mythologie comics en général. Sam Raimi faisait répéter avec redondance dans le premier opus de Spiderman qu'un grand pouvoir impliquait des grandes responsabilités, comme pour mieux souligner le traumatisme de Parker et son implication directe dans la mort de son oncle. Batman, dans Dark Knight, est face à une série de choix. Certains sont existentiels: se retirer et laisser faire Harvey Dent face au crime? Dévoiler son identité? Redevenir uniquement Bruce Wayne pour reconquérir Rachel? D'autres choix sont encore plus difficiles et tout droit sortis des marécages du vil cerveau du Joker: sauver Rachel ou Harvey? Faire sauter un bateau chargé d'honnêtes citoyens ou un cargo convoyant les rebuts de Gotham? Tout le film se résume à travers un seul objet: la pièce de monnaie que Dent jette pour déterminer le chemin à emprunter, pour faire son choix. Un côté pile et un côté face. Mais rien n'est jamais aussi simple car ce symbole même, cette pièce, n'est en fait qu'un leurre qui arbore deux côtés face. Nolan englue son Batman dans un tiraillement sentimental incessant. Plus que jamais sur la corde raide, Batman peut basculer d'un moment à l'autre du mauvais côté allant jusqu'à espionner les citoyens de Gotham avec l'aide, à contre-cœur, de Lucius Fox, désormais alter-ego professionnel et figure paternelle complémentaire d'Alfred. Il n'y a pas que Batman et Bruce Wayne qui soient confrontés au choix dans ce second opus. Harvey dent est au coeur de la question lui aussi. Symbole d'intégrité, la douleur et les plans machiavéliques du Joker le feront basculer du mauvais côté. Gordon aussi doit lui aussi faire des choix: il doit assumer de travailler avec des ripoux pour faire tomber de plus gros poissons et il doit surtout choisir de se faire passer pour mort aux yeux de sa femme et de ses enfants pour attraper le Joker.

Le Joker. Personnage emblématique de la mythologie Batman. Encore plus emblématique dorénavant après la disparition tragique d'Heather Ledger. Bon gré mal gré, on a désormais sacralisé cette prestation délirante de Ledger qui a donné vie à un Joker beaucoup moins cartoon que celui du grand Jack. Ledger transpire la folie. Les mots s'évadent de sa bouche suturée. Complètement malsain, le Joker est ici une sorte de Keyser Soze qui élabore des plans insensés puis élimine un par un ses collaborateurs. Un très grand méchant de cinéma.

 

21:01 | Lien permanent

30/01/2015

Fresques Murales - Mona Caron

 

San Francisco est une ville truffee de fresques murales. La plus part se trouvent dans le quartier hispano, Mission, autour de Mission Street. Ci-contre, le Women’s Building, en est un joli example.

 

Mona Caron, une artiste d’origine suisse, est en train d’en realiser une nouvelle. Elle est deja l’auteur de plusieurs autres fresques, y compris celle de Duboce Street, situee derriere le magasin Safeway (celle qu’on voit des lignes J et N du MUNI a la sortie du tunnel) ainsi que d’une plus petite fresque situee sur Church Street, au niveau de la 15eme rue.

 

On l’a surprise en plein travail sur son echaffaudage dans Church Street, en haut de la colline de Noe Valley qui surplombe la ville. Elle nous a explique que c’etait souvent de sa propre initiative qu’elle realise ses fresques, apres avoir propose les projets aux proprietaires des murs. Elle doit aussi parfois faire ses propres demandes de financement.

 

 

 

20:26 Publié dans Voyage | Lien permanent