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15/08/2015

Bois IPE au Brésil : accélération de la déforestation

Petite note pour encore attirer l'attention sur le poumon vert de notre planète :

 

Alors que le président Lula affirmait il y a quelques années avoir réduit la déforestation de 50% en 2 ans, le gouvernement brésilien annonce une accélération du phénomène au cours des cinq derniers mois de l’année 2007, suite à la publication de photos satellites.

Selon les premières estimations, plus de 3 235 km² auraient été perdus entre août et décembre 2207.

Et ce n'est pas que pour son bois ipé exporté ensuite en Europe  (ipé http://www.construiremalin.com/terrasses-bois-ipe.html )que cette déforestation à lieu : en effet la flambée des prix des matières agricoles pousse les agriculteurs brésiliens à grignoter la forêt pour augmenter leur surface de production.

bois-IPE.jpg

 

16:01 | Lien permanent

14/07/2015

Invictus

 

Après Gran Torino, l'Échange, Million Dollar Baby, Mystic River ou son diptyque Pacifique, cet Invictus ressemble à un coup pour rien pour Eastwood. Un petit coup de mou à 80 piges, c'est normal après tout. On en sort surtout déçu par le manque d'audace, par l'académisme du produit fini, fignolé à souhait pour les Oscars avec bande-son omniprésente, happy-end grossier au ralenti et poncifs du genre film de sport. A ce titre, le dernier quart d'heure tient du quasi insoutenable. On a l'impression de voir le sempiternel film de football américain avec les bons gros vieux ralentis sur les joueurs, l'entraîneur, la foule qui regarde cette balle qui lentement, très lentement passe entre les perches. Cerise sur le gâteau: les bruits étouffés des hommes transformés en bête au cœur de la mêlée (A-lors... que... re-voi-là... la ... sous-pré-fette...)

Jusqu'à ce raté final, Eastwood respectait la cahier des charges, sans génie mais avec savoir-faire. Freeman est excellent, Damon aussi. La carte postale décolorée de l'Afrique du Sud post-Apartheid fonctionne à plein tube malgré quelques clichés. A vrai dire, Eastwood s'égare au beau milieu de ses deux histoires: celle des Springboks et celle de Mandela, ne racontant ni l'une ni l'autre. Il s'y égare par manque de parti pris, par manque d'enjeu et les aspects les plus intéressants sont omis ou à peine abordés. On entrevoit à peine la vie familiale chaotique de Mandela. Le personnage nous est offert de façon bien lisse alors que les failles sous la cuirasse l'auraient rendu grandiose.

Eastwood se contente de présenter la victoire des Boks comme une grande victoire nationale sans aborder, comme pour Mandela, l'envers du décor: une demi-finale usurpée avec un arbitrage plus que douteux et une finale contre une douzaine de All Blacks victimes d'une intoxication alimentaire plus que suspecte la veille du match. La victoire, oui, mais à quel prix ?

 

17:03 Publié dans Film | Lien permanent

06/06/2015

L'Étrange vie de Nobody Owens

 

Par Neil GAIMAN

 

Comment qualifier Neil Gaiman ? Beaucoup de termes me viennent à l’esprit, presque trop alors je crois que je vais m’arrêter au premier et plus évident, qui finalement recouvre le mieux son œuvre à mon avis.
Neil Gaiman est un conteur, au sens plein du terme. Quelqu’un qui associe la narration à l’évasion avec cette touche enfantine qu’on recherche tous ; ce besoin de ressusciter ces délicieuses terreurs que l’âge adulte a éradiqué associé à la simplicité perdue des enfants que nous étions.
C’était déjà le sentiment que Coraline avait éveillé en moi. Cela revient en démultiplié avec L’Etrange Vie de Nobody Owens. Nobody ,ou Bod pour ses amis, n’est pas un enfant ordinaire. Après que ses parents aient été assassinés, il a été recueilli, à peine âgé de quatre ans par les habitants du cimetière reconverti en parc naturel.


Quand vos parents adoptifs sont un charmants couples de spectres victoriens, que votre tuteur est une créature oscillant entre morts et vivants, votre éducation est forcément quelque peu en décalage avec le reste de la société.
Les camarades de jeux de Bod sont des fantômes éternellement bloqué à l’âge de leur mort, Bod devient un expert en paléographie à force de lire sur les pierres tombales et acquiert une connaissance de l’histoire assez singulière car enseignée par des témoins visuels.
Evidemment, Bod grandi et l’attraction du monde au delà du cimetière se fait de plus en plus grande. Mais la vie à l’extérieur est pleine de périls et surtout l’assassin de sa famille rôde toujours, attendant son heure pour achever son travail.


Il y a tout dans cet ouvrage :qualité d’écriture (of course, c’est Gaiman), originalité, ambiance, anecdotes savoureuses. Gaiman se paie même le luxe d’affilier son récit à ceux de Lovecraft en réutilisant personnage et lieux du cycle de Randolph Carter. Inutile de dire le vieux maître de Providence qui encourageait ses jeunes condisciples à utiliser ses créations et qui utilisait les leurs en retours dans ses récits n’aurait pu qu’approuver voire applaudir. Bien sûr, l’ambiance rappelle inévitablement celles des films de Tim Burton, cette proximité entre les thèmes de la mort, de l’après-vie, l’humour, une fausse naïveté et le sens de l’aventure.
Comme Coraline, Nobody Owens semble destiné au jeune public mais chacun y trouvera son compte ; les jeunes lecteurs avec un très beau récit qui ne les abêtit pas, les plus âgés avec une fable riche et savoureuse qui les ramènera à un âge plus innocent.


Neil Gaiman : L'Étrange vie de Nobody Owens (The Graveyard Book)
ALBIN MICHEL Jeunesse, collection Wiz.

 

21:04 | Lien permanent