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06/06/2015

L'Étrange vie de Nobody Owens

 

Par Neil GAIMAN

 

Comment qualifier Neil Gaiman ? Beaucoup de termes me viennent à l’esprit, presque trop alors je crois que je vais m’arrêter au premier et plus évident, qui finalement recouvre le mieux son œuvre à mon avis.
Neil Gaiman est un conteur, au sens plein du terme. Quelqu’un qui associe la narration à l’évasion avec cette touche enfantine qu’on recherche tous ; ce besoin de ressusciter ces délicieuses terreurs que l’âge adulte a éradiqué associé à la simplicité perdue des enfants que nous étions.
C’était déjà le sentiment que Coraline avait éveillé en moi. Cela revient en démultiplié avec L’Etrange Vie de Nobody Owens. Nobody ,ou Bod pour ses amis, n’est pas un enfant ordinaire. Après que ses parents aient été assassinés, il a été recueilli, à peine âgé de quatre ans par les habitants du cimetière reconverti en parc naturel.


Quand vos parents adoptifs sont un charmants couples de spectres victoriens, que votre tuteur est une créature oscillant entre morts et vivants, votre éducation est forcément quelque peu en décalage avec le reste de la société.
Les camarades de jeux de Bod sont des fantômes éternellement bloqué à l’âge de leur mort, Bod devient un expert en paléographie à force de lire sur les pierres tombales et acquiert une connaissance de l’histoire assez singulière car enseignée par des témoins visuels.
Evidemment, Bod grandi et l’attraction du monde au delà du cimetière se fait de plus en plus grande. Mais la vie à l’extérieur est pleine de périls et surtout l’assassin de sa famille rôde toujours, attendant son heure pour achever son travail.


Il y a tout dans cet ouvrage :qualité d’écriture (of course, c’est Gaiman), originalité, ambiance, anecdotes savoureuses. Gaiman se paie même le luxe d’affilier son récit à ceux de Lovecraft en réutilisant personnage et lieux du cycle de Randolph Carter. Inutile de dire le vieux maître de Providence qui encourageait ses jeunes condisciples à utiliser ses créations et qui utilisait les leurs en retours dans ses récits n’aurait pu qu’approuver voire applaudir. Bien sûr, l’ambiance rappelle inévitablement celles des films de Tim Burton, cette proximité entre les thèmes de la mort, de l’après-vie, l’humour, une fausse naïveté et le sens de l’aventure.
Comme Coraline, Nobody Owens semble destiné au jeune public mais chacun y trouvera son compte ; les jeunes lecteurs avec un très beau récit qui ne les abêtit pas, les plus âgés avec une fable riche et savoureuse qui les ramènera à un âge plus innocent.


Neil Gaiman : L'Étrange vie de Nobody Owens (The Graveyard Book)
ALBIN MICHEL Jeunesse, collection Wiz.

 

21:04 | Lien permanent

24/04/2015

Comment construire une allée en graviers

Surprise ! : c'est le Printemps, je me suis remis au jardinage et il y a de quoi faire pour ceux qui comme moi ont le pouce vert... mais j'ai aussi un ami courtier en travaux qui peut me donner un coup de main professionnel qui ne sera pas de refus. Voici donc la meilleure manière de créer une allée en gravier (oui je sais ce n'est pas de cinéma ou de la littérature SF mais  ça détend avec les beaux jours...)

 

Introduction

 

Poser des graviers est la solution la plus simple pour créer une allée. Nous vous montrons étape par étape comment entreprendre ces travaux simples.

 

Cette construction donnera un aspect décoratif et pratique à votre jardin. Vous choisirez selon vos préférences les graviers que vous voudrez poser.

 

Outils : pioche, pelle, râteau, dame ou rouleau compacteur, masse ou massette, niveau à bulle, cordeau de maçon, visseuse, cutter, scie égoïne.

 

Matériaux : piges, bastins, poliane (film protecteur herbicide), ballast, gravier, visses.

 

Préparation du coffrage

 

  1. Répartissez des piges et des cordeaux de part et d’autre de l’allée selon les dimensions que vous aurez choisies.

  2. Creusez une tranchée d’au moins 10 cm de profondeur.

  3. Posez des planches de coffrage en bois traité le long des bordures intérieures de la tranchée.

  4. Et enfoncez des piges de bois du côté extérieur.

  5. Vérifiez l’horizontalité du coffrage à l’aide d’un niveau à bulle avant de fixer.

  6. Vissez les planches aux piges à l’aide d’une visseuse.

  7. Taillez les piges à hauteur des planches avec une scie égoïne.

 

Pose des graviers

 

  1. Installer un film protecteur herbicide dans le fond du décaissement. Découpez-le au cutter si sa largeur est plus grande que celle de l’allée.

  2. Posez une couche de ballast d’environ 5 cm d’épaisseur. Ratissez-le et compactez-le à la dame ou au compacteur à rouleau.

  3. Versez le gravier sur toute l’allée et ratissez-le afin de bien le répartir.

 

Bon à savoir

 

Vous pouvez disposer de chaque côté de l’allée des pots de fleur ou des éclairages pour embellir votre jardin !

 

pour d'autres conseil jardinage vous pouvez suivre cet excellent blog : http://lesjardins.unblog.fr

21:52 Publié dans Loisirs | Lien permanent

02/04/2015

Glory to the Filmmaker !

 

Takeshi Kitano s'est érigé au rang de cinéaste culte en filmant des flics et des yakuzas à la dérive, des êtres broyés par les règlements et les codes d'honneur, étouffés par une vie qui balaye les proches et terrasse les confrères en un clin d'oeil. Kitano faisait du Fellini, du Ferrara, du Fukasaku avec la dimension tantôt zen, tantôt potache qui le caractérise.

Avec Aniki, mon frère (2000), Kitano clôturait par un ultime métrage son cycle sur les gangsters. Un ultime voyage en terre yankee comme pour boucler une boucle en se connectant à l'héritage occidental: un yakuza sur les terres du Parrain.

Depuis, Kitano, qui n'a rien perdu en talent, a décidé de verser dans, disons, l'expérimental. Mis à part la remise au goût du jour de Zatoichi, Kitano a réalise le barré Dolls, le très barré Takeshi's et revient aujourd'hui avec un très très barré Glory to the filmmaker. Rappelons que Takeshi Kitano est connu au Japon comme une sorte de Michael Youn local, un éternel perturbateur des plateaux télés, un clown border line.

Alors forcément, entre ce personnage décalé et les yakuzas suicidaires d'une partie de sa filmographie, on a du mal à suivre. Et il semblerait que Kitano, lui-même, ne sache plus vraiment qui il est, artistiquement parlant. Dolls, Takeshi's et Glory to the filmmaker sont des films d'un auteur qui expériment mais qui se cherche aussi. Takeshi's et Glory to the filmmaker sont des introspections, des visites guidées des couloirs et des méandres du cinéma. Kitano, pour être enfin pris au sérieux, semble ressentir le besoin d'expliquer, de se justifier. Comme pour permettre au public de mieux discerner les différents genres de sa personnalité. Dans Glory to the filmmaker, il pousse le concept un peu plus loin: il faut discerner un Kitano acteur, un Takeshi réalisateur. Le créateur a peur de se faire bouffer par sa création.

 

21:02 Publié dans Film | Lien permanent