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07/10/2016

God of Bouz IV

 

Au début des années 80, on croit avoir tout vu, tout fait. On croit avoir survécu à tout ce qu'il était possible de faire. En matière de cinéma, les années 70 auront été fastueuses, peut-être les meilleures, mais elles auront aussi conduit le cinéma aux portes de l'industrie foireuse vers ce que l'on a appelé plus tard, pour faire fun, l'exploitation, exploitation dixit Nelson, à savoir un film, un succès décliné à gogos.

Par exemple, dans Shaft, un flic black marrave des loubards: boom! S'en suivent des centaines de films où des flics blacks tabassent à toutes bastringues des motards, des mafieux, des hippies et j'en passe. Les genres les plus improbables sont victimes du phénomène: gore, arts martiaux, film de guerre,... Et les genres de s'égrainer: shocksplotation, blaxploitation, sexploitation, warxploitation... A chaque fois un chef de file et une ribambelle de suiveurs pour créer un genre. Les films se font pour trois fois rien, sans prétention.

Au beau milieu des 80's, décennie du kitsch et comble du nawak, déboule le genre ultime: le film de ninjas. C'est grâce à un brave film de 1985 que naît le genre: American Warrior, American Ninja pour les intimes, avec une star montante de l'action movie: le toujours très expressif Michael Dudikoff. C'est bien simple, sans vouloir caricaturer, Dudikoff ferait passer Steven Seagal pour Marlon Brando. On a rarement vu un acteur "jouer" de façon aussi pathétique et parler de façon aussi peu intelligible. Mais bon, dans un film de ninjas, là n'est pas le propos... Dans un film de ninjas, on se doit d'arrêter les flèches avec les dents, de grimper au mur, de dépouiller des centaines d'adversaires, le tout dans des tenues hyper discrètes, du style camouflage jaune fluo et turquoise.

Dans American Ninja, Dudikoff incarne une G.I. baptisé Joe (on ne rit pas), un peu tête brûlée, ninja bien entendu, qui doit déjouer les plans machiavéliques d'un groupe de ninjas tous habillés dans des tenues les plus colorées possibles. Le film déboule en plein boom de la vhs et sera un succès. Trois suites feront honneur au premier tome et une multitude de film de ninjas débarqueront tout droit sortie de l'univers du nanar. Le film de ninjas devient une saga allant du films pour enfants (les Ninja Kids) jusqu'aux fusions avec d'autres genres (Ninja vs Shaolin, Les Ninjas contre les Morts Vivants, j'en passe et des meilleurs...). Tout le monde s'y met: les chinois, les italiens (las de faire des Bud Spencer et Terence Hill), les blacks...

Allez fouiller dans les stations services désaffectées, je suis sûr que vous pouvez tomber sur de vieilles vhs restantes de cet âge d'or du film d'action.

 

18:01 Publié dans Film | Lien permanent